Star de la vente aux enchères de Kissimmee organisée par la maison américaine Mecum, la légendaire berlinette de course italienne n’a pas réussi à atteindre les 50 millions de dollars. Avouons-le : 35 millions de dollars au marteau - 38,5 millions de dollars avec les frais, soit un peu plus de 33 millions d’euros selon le taux de change en vigueur, c’est une déception pour les pronostiqueurs, les responsables de la maison d’enchères américaine Mecum et pour le vendeur. La berlinette Ferrari 250 GTO proposée à la vacation de Kissimmee par Mecum s’annonçait comme l’événement du début de l’année 2026. Mecum espérait ouvertement pouvoir atteindre les 50 millions de dollars. Samedi 17 janvier, il n’y avait personne dans le monde disposé à mettre une telle somme sur la table. La vente des fameuses GTO en salle publique n’est pas si courante.
Seule la maison RM Sotheby’s s’est risquée ces dernières années à proposer la berlinette italienne aux enchères. La dernière fois, c’était en novembre 2023 à New York, pour la vente de la GTO 4 litres numéro de châssis 3765 LM, une berlinette qui n’est pas comptabilisée dans les trente-six GTO produites par Maranello entre 1962 et 1964. La voiture a été adjugée 51,705 millions de dollars, soit 48 millions d’euros au cours de l’époque. Cinq ans auparavant, dans le cadre des ventes de Pebble Beach, toujours RM Sotheby’s avait vendu 48 millions de dollars (42 millions d’euros) la GTO 3413 GT recarrossée en version 1964 durant sa carrière sportive.
Avec la GTO qui n’est pas tout à fait une automobile comme les autres, les changements de propriétaires s’effectuent plutôt de gré à gré, dans un souci de discrétion. Reste que les mouvements finissent toujours par se savoir.
La vie de chacune des trente-six GTO est scrutée et suivie à la trace. Lors de ces dix dernières années, certains exemplaires ont changé de mains contre une somme supérieure à 60 millions d’euros. Cette époque semble pour le moment révolue.
Si de prime abord, l’enchère de 38,5 millions de dollars (avec les frais) atteinte samedi 17 janvier peut décevoir par rapport à l’estimation de 50 millions, dans notre environnement international chahuté par les guerres et une économie atone, débourser une telle somme pour une voiture, même pour l’un des joyaux de collection, est déjà une sacrée performance. La vente de GTO #3729 GT, que le champion du monde de Formule 1 Graham Hill aura mené à la 2e place au Tourist Trophy, se sera éternisée près de 15 minutes, la salle retenant plusieurs fois son souffle. Disons-le : le commissaire-priseur n’a pas été très bon. Il n’avait pas la verve ni de Hervé Poulain, ni de David Gooding pour entraîner les enchérisseurs. Cela aurait-il changé quelque chose ? Pas sûr. On n’achète pas une GTO comme une baguette de pain. La durée de la vente l’a bien montré. Les enchérisseurs ont réfléchi pendant de longues minutes qui ont pu paraître une éternité. Contrairement à ce que faisaient croire certains commentateurs américains, la vente de Kissimmee n’était pas une opportunité unique d’acquérir l’une des voitures les plus courtisées au monde. D’autres exemplaires sont actuellement sur le marché.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...


