ASSOCIATION AUDOISE DES AMATEURS D'AUTOMOBILES ANCIENNES BP 563 11009 CARCASSONNE CEDEX
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Avec plus de trente ans de retard, Citroën reconnaît une part de responsabilité dans la BX, voiture décriée et moquée et souhaite engager des possibilités de dédommagements pour préjudice moral pour les anciens propriétaires de BX. Reportage.
Rarement une simple voiture aura été autant sous le feu des critiques. Lancée en 1982, et commercialisée jusqu’en 1994, la BX fait figure de mal aimée dans le petit monde automobile français. « Personne n’a jamais vraiment compris ce qui était passé par la tête des ingénieurs de Citroën à l’époque » commente ce spécialiste.
Aujourd’hui, une parenthèse de trente ans va se refermer avec la présentation officielle des excuses de la marque aux chevrons. « Oui, nous avons fait une erreur, nous avons mis le temps pour comprendre mais avant tout j’ai une pensée pour tous les propriétaires de BX » a déclaré le directeur général de Citroën au cours d’une conférence de presse.
Des propriétaires qui estiment que ces excuses arrivent bien tard.
« Oui, ces excuses nous touchent, ça montre que nous n’avons pas été oubliés. Mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps? » demande un ancien possesseur de BX. Certains anciens propriétaires rassemblés en association ont eux aussi répondu par la positive aux déclarations du constructeur automobile. « Beaucoup d’entre nous ont vécu et vivent encore au quotidien la difficulté de conduire en BX. Ils se sentent jugés sur la route, le regard des autres est très dur » .
Le constructeur français n’a pas annoncé de date pour un possible dédommagement des anciens propriétaires de BX dans l’immédiat. « C’est une chose à laquelle nous réfléchissons et que nous prenons très à cœur, nous ne voulons laisser personne au bord de la route » assure un cadre qui insiste sur le préjudice moral qu’ont subi pendant des années les conducteurs. Un chantier qui va demander du temps et de l’argent.
Le constructeur pourra ensuite s’attaquer à un autre sujet épineux, la justification de la création de l’AX.
LE MARGINAL un film français des années 80 qui mérite que l’on s’y intéresse, notamment pour les trésors automobiles qu’il présente à l’écran. Une scène de course-poursuite directement inspirée de celle de Bullit reste notamment dans les mémoires de tout amateur de voitures qui a un jour visionné ce film.
Les voitures du Marginal
Date: janvier 18, 2021
Author: GME
0 Commentaires.
Cette semaine sur A story about cars, un film français des années 80 qui mérite que l’on s’y intéresse, notamment pour les trésors automobiles qu’il présente à l’écran. Une scène de course-poursuite directement inspirée de celle de Bullit reste notamment dans les mémoires de tout amateur de voitures qui a un jour visionné ce film.
boxofficestory.comPhoto : boxofficestory.com
Le Marginal, sorti en 1983, est un film policier réalisé par Jacques Deray. Il raconte l’histoire du commissaire Philippe Jordan, incarné par Jean-Paul Belmondo, qui est prêt à tout pour faire tomber le mafieux Sauveur Meccaci (oui oui, Sauveur, c’est bien son prénom, assez ironique vu le personnage). Derrière cette histoire relativement simple se cache un film de mon point de vue absolument génial ! Entre le jeu de Belmondo, les dialogues de Jean Herman et Michel Audiard, la musique d’Ennio Morricone et les scènes de cascades orchestrées par Rémy Julienne et réalisées par Bebel lui-même, le cocktail est on ne peut plus réussi !
Surtout, en 2021, le Marginal constitue également un délicieux retour dans les années 80. Rien que la scène d’ouverture, quand Jordan est muté à Marseille, renvoie directement aux eighties, lorsque l’on voit notre commissaire dans le TGV, encore de couleur orange. Notre fameux train national venait alors très récemment d’être mis en service, le 27 septembre 1981 pour être précis. Et lorsque l’on voit les voitures en circulation, on retrouve plein de modèles qui ne figurent aujourd’hui plus que dans les rassemblements ou dans les casses ; les balladurettes et jupettes des années 90 ne leur ayant pas fait beaucoup de bien. Le Marginal marque également la première collaboration à l’écran entre Jean-Paul Belmondo et Carlos Sotto Mayor, qui sera sa compagne pendant 6 ans.
Ils seront également ensemble à l’affiche dans Joyeuses Pâques (1984) et Le Solitaire (1987).
Et niveau voitures dans tout ça ? Eh bien il y a beaucoup de choses à dire, à commencer par la star à 4 roues incontestée du film, une Ford Mustang de 1967.
La Mustang verte. Dans le film, Belmondo se retrouve à poursuivre les vilains méchants au volant de cette étonnante Mustang verte (voir aussi l’article Les Ford Mustang au cinéma 3ème partie). Il s’agit d’un coupé hard top de 1967 code K Hi-Po de 271 chevaux copieusement bodybuildé. Elargisseurs d’ailes, capot et jantes spécifiques et dans l’histoire, elle est même blindée ! La voiture est peinte dans une teinte similaire au Dark Highland Green de celle que conduisait Steve McQueen dans Bullit. En fait, toute cette scène serait un hommage voulu par Belmondo à McQueen, décédé à 50 ans trois ans plus tôt, en 1980.
En effet, les similitudes entre les scènes des deux films ne manquent pas, à commencer par le fait qu’il n’y ait pas de musique pendant les courses-poursuites.
Les voitures du Marginal
Date: janvier 18, 2021
Author: GME
0 Commentaires
Cette semaine sur A story about cars, un film français des années 80 qui mérite que l’on s’y intéresse, notamment pour les trésors automobiles qu’il présente à l’écran. Une scène de course-poursuite directement inspirée de celle de Bullit reste notamment dans les mémoires de tout amateur de voitures qui a un jour visionné ce film.
Derrière cette histoire relativement simple se cache un film de mon point de vue absolument génial ! Entre le jeu de Belmondo, les dialogues de Jean Herman et Michel Audiard, la musique d’Ennio Morricone et les scènes de cascades orchestrées par Rémy Julienne et réalisées par Bebel lui-même, le cocktail est on ne peut plus réussi ! Surtout, en 2021, le Marginal constitue également un délicieux retour dans les années 80. Rien que la scène d’ouverture, quand Jordan est muté à Marseille, renvoie directement aux eighties, lorsque l’on voit notre commissaire dans le TGV, encore de couleur orange. Notre fameux train national venait alors très récemment d’être mis en service, le 27 septembre 1981 pour être précis.
Et lorsque l’on voit les voitures en circulation, on retrouve plein de modèles qui ne figurent aujourd’hui plus que dans les rassemblements ou dans les casses ; les balladurettes et jupettes des années 90 ne leur ayant pas fait beaucoup de bien. Le Marginal marque également la première collaboration à l’écran entre Jean-Paul Belmondo et Carlos Sotto Mayor, qui sera sa compagne pendant 6 ans. Ils seront également ensemble à l’affiche dans Joyeuses Pâques (1984) et Le Solitaire (1987).
Et niveau voitures dans tout ça ? Eh bien il y a beaucoup de choses à dire, à commencer par la star à 4 roues incontestée du film, une Ford Mustang de 1967.
La Mustang verte
le marginalFord Mustang 1967, Photo : imcdb.org
Dans le film, Belmondo se retrouve à poursuivre les vilains méchants au volant de cette étonnante Mustang verte (voir aussi l’article Les Ford Mustang au cinéma 3ème partie). Il s’agit d’un coupé hard top de 1967 code K Hi-Po de 271 chevaux copieusement bodybuildé.
Elargisseurs d’ailes, capot et jantes spécifiques et dans l’histoire, elle est même blindée ! La voiture est peinte dans une teinte similaire au Dark Highland Green de celle que conduisait Steve McQueen dans Bullit. En fait, toute cette scène serait un hommage voulu par Belmondo à McQueen, décédé à 50 ans trois ans plus tôt, en 1980. En effet, les similitudes entre les scènes des deux films ne manquent pas, à commencer par le fait qu’il n’y ait pas de musique pendant les courses-poursuites.
Deux voitures ont été préparées pour les besoins du film. Elles ont été préparées par Jo Cote à Villepinte et ont longtemps été stockées sur le parking du cascadeur Rémy Julienne à la Ferté Allais dans l’Essonne. Si l’une à malheureusement fini à la casse, l’autre serait encore en France dans une collection privée.
A noter que la Mustang 67 préparée pour l’animateur de l’émission Direct Auto Gregory Galiffi pour le Tour Auto 2020, est peinte dans la même couleur verte et est sortie des chaînes 4 numéros après celle du film.
La Plymouth Volaré des méchants
Pas de Dodge Charger comme dans Bullit mais c’est un autre produit de la Chrysler Corporation que poursuit Belmondo au volant de sa Mustang verte, une berline Plymouth Volaré bleue à toit vinyle blanc. Moins emblématique que la Charger certes, mais tout de même un véhicule assez exotique dans le Paris du début des années 80. Cousine Plymouth de la Dodge Aspen, la Volaré fut produite entre 1975 et 1980. Considérée comme une petite voiture aux USA, cette berline de 5,11 mètres tout de même sera également déclinée en coupé et en break.
Une scène de course-poursuite directement inspirée de celle de Bullit reste notamment dans les mémoires de tout amateur de voitures qui a un jour visionné ce film.
Le petit dessin, c’est d’abord cette petite photo d’une balade qui a attiré mon attention puisque j’ai eu l’agréable surprise d’y reconnaitre un prototype Renault accompagné d’une Citroën Traction.
Immatriculée début 1945 dans la Seine, il s’agit du projet 107 E, qui devait être la nouvelle Novaquatre d’après guerre, équipée du célèbre moteur « 85 » à soupapes latérales.
Le design est très largement inspiré des Ford (tout comme la future Peugeot 203 qui lui ressemble aussi).
On est encore loin de la nouvelle berline 11CV Renault, qui passera par d’autres essais dont un à moteur arrière comme la 4CV, pour aboutir à la Frégate cinq ans plus tard.
Mais là, l’inspiration du style viendra plutôt du côté de Chevrolet et le moteur sera culbuté.
«Village d'Accueil des Véhicules d'Epoque» qui aura lieu :
Le Samedi 19 septembre 2026 à partir de 11h
Place Guillaume Nogaret
31540 SAINT-FELIX-LAURAGAIS
Merci de confirmer votre présence par mail à l'adresse suivante : accueil@mairiestfelix.fr
Venez avec votre Véhicule d’Epoque (si vous avez un 2 roues, un 4 roues ou autres), un emplacement de choix vous sera réservé sur la Place Centrale du Village.
…
Et pour les véhicules qui ont quelques petits suintements moteur, n’oubliez pas le carton protecteur de sol.
Cher ami motard , la section motocyclette ancienne du club des 5 A organise la 12ème édition du
« Rallye de la Cité »
Le dimanche 27 Septembre 2026
L’arrivée de cette prestigieuse manifestation aura lieu devant la porte narbonnaise , suivie de l’exposition des motocyclettes dans l’enceinte même de la cité médiévale de CARCASSONNE , classée au patrimoine mondial de l’humanité.
Cette balade à travers les pittoresques villages du massif des corbières est réservée aux motocyclettes avant 1945.
Nous espérons te compter parmi nous !
Les inscriptions sont ouvertes.
Le bulletin d'inscription est disponible dans le menu de droite...cliquez sur l'image et vous pourrez l'imprimer.
Whitney Houston née le 9 août 1963 à Newark et morte le 11 février 2012 à Beverly Hills, est une chanteuse, actrice, productrice de musique et mannequin américaine..
Unic était un constructeur français de voitures de tourisme et de camions. Unic a également produit des autocars.
Malgré le succès rencontré sur le marché français (il n'y avait quasiment aucun produit exporté à cette époque), la société UNIC doit son équilibre financier aux bons vouloirs du baron Henri de Rothschild. Son décès en 1947 survient alors que le redressement indispensable après les dommages causés par la Seconde Guerre mondiale aurait nécessité de lourds investissements. Fragilisé comme ses concurrents français — Saurer France et Talbot — la direction d'Unic doit se résoudre à céder la société.
Unic est racheté, tout comme Saurer France et Talbot en 1952 par Henri Théodore Pigozzi, alors patron de Simca, qui a toujours été soutenu financièrement par la famille Agnelli. Unic S.A. sera ensuite intégré dans Fiat V.I. en 1966 puis dans le groupe Iveco lors de sa création en 1975. La marque commerciale disparait en 1984.
En 1984, l'usine de Trappes qui assurait la fabrication depuis 1975 des véhicules spécifiques Unic et des modèles Fiat pour le marché français sera transformée en magasin de pièces de rechange à la suite du rejet de la participation d'Iveco Unic à un appel d'offres de l'armée française, car celle-ci ne souhaitait pas de moteurs (Fiat) produits à l'étranger sur ses camions.
En 1893, Georges Richard commença par fabriquer des bicyclettes puis des chariots motorisés.
Au 3e Salon du Cycle, Georges Richard expose une voiturette baptisée « Poney » mue par un moteur Benz de 3,5 ch, Henry Hamon a été d'une grande aide dans sa conception. Elle sera produite jusqu'en 1902 sous les carrosseries les plus variées, comme cela était de coutume à l'époque. Georges Richard se passionne pour les courses de voitures. En 1898, il participe à Marseille-Nice qu'il remporte dans la catégorie voiturette.
En 1900, la société devient « Sté des Anciens Établissements Georges Richard ». Peu après, un jeune et brillant ingénieur fait son apparition : Henri Brasier. Une nouvelle voiture de course de 14 ch est présentée.
En 1903, Georges Richard prend le départ de la course Paris-Madrid. Marcel Renault y perdra la vie à la suite d'une sortie de route et Georges Richard sera gravement blessé quand sa voiture se retournera dans un fossé. Le baron Henri de Rothschild est venu visiter le blessé et proposer son aide financière, Georges Richard obtient les fonds nécessaires pour fonder à Puteaux la société anonyme « Georges Richard & Cie» en 1906.
Il propose à Henry Hamon, ami de longue date issu d'une riche famille de devenir concessionnaire exclusif UNIC pour la vente et la réparation des véhicules dans toute la région Île-de-France. Henry Hamon achète un garage à Levallois puis en 1921 l'affaire étant lancée, il achète un grand terrain à Boulogne-Billancourt au 43 boulevard Jean-Jaurès. Le but était de construire des véhicules simples et fiables, de cylindrée moyenne pour toucher une très large clientèle. Les véhicules ne devant pas être que des automobiles particulières mais aussi des utilitaires, c'est ce qui donnera l'idée de la marque Unic. La construction de la première usine, quai National à Puteaux est lancée2, afin de fabriquer des véhicules « uniques » pour différentes utilisations. Au début, l'entreprise ne fabrique que des voitures légères et des taxis. Tous les modèles reçoivent des organes communs sous un même capot radiateur, allumage, carburation, boîte de vitesses… C'est le début de la rationalisation des productions.
La gamme s'étoffe rapidement et compte pas moins de 4 modèles en 1918. Une importante commande de châssis 16/20 HP carrossés en taxis est passée par la Principauté de Monaco. Ce modèle sera aussi vendu à 417 exemplaires à Londres.
En 1922, la firme introduit un camion de 3 tonnes du nom de M5C. Le fondateur de la marque Unic, Georges Richard, meurt des suites d'un accident de la route à Rouen. C'est son principal collaborateur, Georges Dubois, qui lui succède à la tête de la société.
En 1930, la demande de véhicules utilitaires s'accroit fortement. Unic présente au salon de l'automobile son premier gros moteur diesel fabriqué en France. C'est un moteur Mercedes OM5, 6 cylindres en ligne de 90 ch fabriqué dans l'usine de Puteaux sous licence.
En 1931, la firme inaugure un modèle de camion, le CD3, un porteur six-roues à capot propulsé par un moteur Diesel Mercedes-Benz 6 cylindres de 8,6 litres. Il est construit sous licence par Diesel Rapides qui a l'exclusivité pour la France et vendu sous le nom de Codra.
En 1933, Unic est le premier constructeur français à présenter une gamme complète de véhicules industriels de 3 tonnes à 15 tonnes.
En 1934, Kégresse présente le P107 comme successeur au P17. Pour des raisons financières propres à ces temps de crise, la production en série n'a pas lieu chez Citroën mais chez Unic qui a, entre-temps, acheté la licence. Près de 3 300 exemplaires de chenillettes et tracteurs d'artillerie seront produits jusqu'au début du conflit armé.
En 1935, les camions U4D et U6C sont lancés. Une nouvelle série de camionnettes est lancée, la série « S ». Elle restera en fabrication jusqu'en 1939.
Ce sera la dernière production de camionnettes de la marque qui se consacrera ensuite uniquement aux camions.
En 1937, Unic fabrique son propre moteur diesel, un 6 cylindres de 10,3 litres très étroitement dérivé du moteur Mercedes.
En 1938, Unic abandonne la fabrication des automobiles de tourisme pour se consacrer exclusivement aux camions et véhicules industriels.
En 1940, Unic propose un intéressant véhicule à chenilles qui ne sera produit qu'à 236 exemplaires. Il n'en subsiste plus aucun exemplaire visible de nos jours.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement français décide de regrouper les industriels du secteur automobile pour mieux répartir les matières premières contingentées devenues rares et sauver ce qui peut l'être encore. Les sociétés Camions Bernard, Delahaye, Laffly et Simca, feront partie du "Groupement Français de l'Automobile - GFA" qui sera démantelé en 1951.
Durant cette période, des liens étroits seront noués entre Unic, Simca et Delahaye.
En 1945, Unic lance les camions à capot de la série ZU. La cabine arrière recevra quatre projecteurs intégrés dans les ailes avant en 1955 sur la série Vosges de petit tonnage.
En 1947, le baron Henri de Rothschild meurt. L'année suivante, Georges Dubois meurt à son tour. C'est René Copin qui prend la direction de la société. En pleine crise financière et technologique, il fait appel à Henri Théodore Pigozzi, le patron de Simca qu'il avait bien connu au GPA, qui participe à une grosse augmentation de capital pour financer la construction de nouveaux ateliers et l'achat de machines-outils.
En 1952, Unic est racheté par Simca et constitue la branche poids lourds de la prochaine Simca Industries.
Le garage de la société Hamon à Boulogne ne permettant pas l'évolution vers les camions poids lourds, Jacques Hamon, le fils d'Henry, achète un terrain à Coignières (78) et fait construire un grand garage.
En 1954, un camion à capot est introduit avec la nouvelle cabine Longchamp entièrement métallique d'abord appelée Etrave ou Equipage. Le ZU 100, qui inaugure la série des cols français avec l'appellation Lautaret, possède un moteur 6 cylindres de 9,84 litres et 135 ch avec une boîte de vitesses à 8 rapports. Ce modèle est disponible en configuration 4x2 porteur et tracteur.
En fin d'année 1955, une nouvelle fait grand bruit. Les petits constructeurs de camions Renault, Somua et Latil fusionnent pour donner naissance à Saviem. Unic se trouve ainsi repoussé à la 3e place dans le classement des constructeurs français.
En 1956, Unic absorbe la filiale française des camions Saurer fabriqués à Suresnes3. La cabine Longchamp reçoit un nouveau pare-chocs renforcé, équipé d'une calandre en deux parties avec quatre projecteurs4 et un marquage latéral qui rend officielle la « série des cols français ».
En 1958, une version Unic du Simca Cargo à quatre projecteurs est fabriquée et motorisée par la marque, parallèlement au Simca.
À partir du printemps 1960, les nouveaux Vosges reçoivent la cabine semi-avancée Saint-Cloud issue des Fiat C40/50N ou la cabine avancée Auteuil fabriquée par le carrossier Fernand Genève. La boîte de vitesses est synchronisée.
Pour étoffer sa gamme, Unic distribue les camions de la marque italienne OM (filiale de Fiat V.I. à partir de 1968) et une partie de la gamme Fiat V.I., notamment les Fiat 615 N1 puis Fiat 616 sous l'appellation Unic-service4. Très vite Unic deviendra importateur de toute la gamme des camions Fiat en France.
En 1962, la cabine avancée large Vincennes est lancée dans la gamme haute.
En 1963, la nouvelle cabine semi-avancée Big-Job remplace la cabine Longchamp: la position du moteur est reculée et le capot est plongeant, tandis qu'un groupe propulseur à 5 cylindres apparaît5.
À l'automne 1964, Unic est l'un des premiers constructeurs à lancer un moteur V8 diesel. Le MZ 62 de 225 ch SAE équipe l'Izoard V86.
En juin 19667, Unic devient la division véhicules industriels de Fiat France S.A. (F.F.S.A.).
En conséquence, les réseaux Unic-OM et Fiat-Someca s'unifient4.
En 1966, les cabines avancées Auteuil et Vincennes deviennent basculantes pour mieux accéder à la mécanique.
À partir de 1969, les modèles Vosges reçoivent le moteur OM8.
En 1970, l'Izoard V8 T340 A à moteur V 85 S de 14,9 litres et 340 ch SAE inaugure la cabine Fiat type H, dite cabine Groupe. Celle-ci, rendue basculante remplace le modèle Vincennes. Les dernières cabines d'origine Unic disparaissent en 1974.
À partir de 1972, l'usine Fiat-Someca de Bourbon-Lancy fabrique des moteurs pour les camions Unic.
En 1973, après 68 ans de production à Puteaux, l'usine est délocalisée, les véhicules sont fabriqués à Trappes en collaboration étroite avec Fiat Italie. Unic contribue à la dimension internationale du groupe Fiat aux côtés de Fiat V.I. et OM.
En 1974, la raison sociale devient Unic-Fiat S.A. et le logo sur les calandres reprend les lettres inclinées des modèles Fiat. Unic figure en lettres argent sur fond noir tandis que Fiat est en lettres noires sur fond argent.
En 1974, l’Armée de terre française envoie un cahier des charges aux deux principaux constructeurs de poids-lourds français afin de réaliser un camion tout terrain capable de transporter quatre tonnes de charge utile, avec à la clé, un contrat portant sur plus de 15.000 unités. Berliet et Saviem sont sollicités. Unic demande également à pouvoir participer à cet appel d'offres puisque l’entreprise est une société française qui, sous la marque Simca, a déjà été un fournisseur apprécié des armées avec les Simca Cargo puis Simca Marmon. Le besoin de l'armée de terre était de remplacer les "Simca Cargo" ! Les services centraux de l'armée, pressés par le gouvernement de l'époque, hésitent beaucoup à ajouter Unic à la liste des candidats.
Des bruits insistants courent pour que l’État-Major refuse ce véhicule pour deux raisons :
le moteur Diesel qui équipe le XU 4×4 est d’origine Fiat V.I.,
Unic est une filiale du groupe italien Fiat.
Il fallait surtout protéger les intérêts nationaux et s’assurer que toutes les pièces de rechange seraient fabriquées en France, le nationalisme étant encore très marqué à cette époque. Officieusement et à ce titre, la candidature d'Unic aurait pu être rejetée.
Officiellement, Unic sera admis à présenter une offre (que le gouvernement avait refusée d'avance) après que le constructeur ait fait valoir que, certes le moteur vient d'Italie, mais le camion est fabriqué en France, à Trappes, comme des dizaines de milliers de camions Unic chaque année.
L’exclusion pilotée d'Unic à cet appel d'offres, confirmée quasi officiellement, sera très lourde de conséquences.
Fiat décidera de replier toutes les productions de camions en Italie et une partie des usines françaises du constructeur seront transformées en magasin de pièces de rechange.
Début 1975, la création d'IVECO - (Industrial VEhicles COrporation) regroupe les marques Fiat V.I., OM, Lancia V.I., UNIC et Magirus-Deutz (Klockner Humboldt Deutz). Seul le logo I d'Iveco apparait discrètement sur les calandres.
En 1976, Unic-Fiat S.A. devient Iveco Unic S.A.
En 1982, le nom Iveco apparaît en entier à l'avant des camions, celui d'Unic subsiste jusqu'en 1984 en bas des calandres.
La famille Hamon vend l'ensemble de sa société en 1984.
En 1985, la marque Unic n'apparait plus sur aucune calandre de camion.
En 1992, Iveco Unic S.A. devient Iveco France S.A..