jeudi 22 janvier 2026

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Ce que l'on pourra admirer la semaine prochaine à Rétromobile

 

Du 28 janvier au 1er février prochain, le salon parisien dédié à la voiture et à la moto de collection continue de nous surprendre avec des modèles et des animations insolites. Souvent imité, jamais égalé. En cinquante ans, de nombreux salons en Europe, il n’y en a jamais eu aux États-Unis, ont essayé de rivaliser avec Rétromobile mais personne n’a réussi à lui arriver à la cheville. Ce salon est né d’un concours de circonstances. En 1974, Jean-Pierre Jouët, l’un des grands organisateurs de salons à Paris, est chargé d’organiser une exposition de voitures anciennes devant servir de tremplin au lancement de l’encyclopédie Alpha Auto éditée par Atlas. Installé dans l’Yonne, près d’Avallon, Marc Nicolosi, qui exerce la profession de marchand, se charge de rameuter les voitures de ses copains à l’ancienne gare de la Bastille. Cette première édition est un succès. Marc renouvelle l’expérience en 1976 et pour que la mayonnaise prenne, il a l’idée d’ajouter une dimension commerciale. 
C’est ainsi que les marchands de pièces détachées, les brocanteurs, les clubs de marques s’invitent à la Bastille. Mais également les constructeurs soucieux de soigner leur héritage. Rétromobile est né. François Melcion seconde bientôt Marc Nicolosi. D’année en année, le salon grandit. Sans jamais perdre son aptitude à subjuguer, à surprendre et à faire rêver. À chaque édition, l’exposition de nouveaux véhicules témoigne du génie et de l’imagination d’un secteur automobile sans cesse en mouvement. À partir de 1981, les dévots de la voiture ancienne migrent à la Porte de Versailles. L’organisation se muscle avec l’arrivée de Thierry Farges, sorte de Géo Trouve Tout. En 2014, il se fixe dans le pavillon 1, le plus prestigieux, et celui des salons de l’Auto. Cette année, il déménage dans les pavillons 4 et 7.
 Dresser la liste des voitures, des motos et même des bateaux, des exposants en tout genre – clubs, marchands, organisateurs d’épreuves - qui ont investi chaque édition du salon serait impossible mais à chaque fois, Rétromobile fait voyager dans le temps et témoigne de la richesse de l’automobile et des deux-roues. La cinquantième édition ne déroge pas à la règle et restera dans les annales. Pas moins de 14 constructeurs exposent des pages glorieuses de leur histoire. À côté de la SM cabriolet exécutée par Chapron à la demande du président Georges Pompidou, la méconnaissable version rallongée de la DS carrossée par Chapron pour le général de Gaulle, le label haut de gamme français DS nous rappelle que ses modèles ont souvent monopolisé les garages de l’Élysée. Autour de sept concepts, dont le prototype de la 2 CV et l’Activa (2) à quatre roues directrices de 1988, Citroën confirme sa longue tradition d’innovation. Peugeot et Volkswagen mettent à l’honneur le label sportif GTI autour de la 205 et de la Golf qui a le même âge que le Salon. 
La marque anglaise Morgan célèbre les 75 ans de la Plus 4 à travers l’exposition de la voiture victorieuse de sa catégorie aux 24 Heures du Mans 1962. De son côté, Porsche célèbre soixante-quinze ans d’engagements sportifs à travers la 919 Hybrid victorieuse au Mans et une 924 GTR. L’autre marque de Stuttgart, Mercedes livre, l’année de ses cent ans, son lien particulier avec l’épreuve des Mille Miglia. La course anime aussi la présence de Skoda avec la présence de la barquette 1100 OHC de 1957 réalisée en fibre de verre et dérivée de deux coupés du même nom. La barquette tchèque était capable d’atteindre 200 km/h. Elle va côtoyer une autre curiosité : le coupé 130 RS engagé en groupe 2 dans le Rallye Monte-Carlo de 1977. À l’arrivée à Monaco, le 28 janvier, l’équipage composé de Václav Blahna et Lubislav Hlávka se classait 12e au général, remportant au passage le groupe 2. Mazda nous rappelle aussi qu’il a été le premier constructeur japonais à gagner au Mans, en 1991, avec un prototype équipé d’un moteur rotatif. L’occasion, à travers plusieurs coupés, de revenir sur cette technologie si particulière. Autre marque japonaise, Honda revient sur la lignée de ses coupés Prélude. 
Présent pour la première fois de son histoire à Rétromobile, Opel présente de nombreux modèles sportifs et de grand tourisme qui ont forgé sa réputation. Alpine octroie une belle place à la berlinette A110 qui va bientôt disparaître du catalogue. Chez Renault, alors qu’est lancée une sixième génération de la Clio, son stand expose les modèles les plus emblématiques d’une saga commencée voici 35 ans. Les sportives Clio RS et Clio Williams voisinent avec la Clio V6 et une Clio Maxi de rallye. De rallye, il en est encore question avec une belle rétrospective de la discipline grâce au partenariat avec la fondation Gino Macaluso. Toutes les voitures qui ont animé les épreuves routières ces 50 dernières années sont exposées. Cette exposition se double d’une scène permettant d’organiser des conférences avec des anciens pilotes et personnalités du monde des rallyes autour de Jean-Louis Moncet. Cinquante ans, c’est aussi l’âge des Art Cars de BMW qui ont couru au Mans. À Rétromobile, la marque allemande, c’est une première, réunit ses sept Art Cars, depuis la 3.0 CSL décorée par Calder en 1975. 
De son côté, Richard Mille, l’horloger partenaire de Ferrari, présente une sélection de prototypes de Maranello dont la 250 LM victorieuse de l’édition 1965, la 275 P, 2e en 1964, et la 330 P4, 3e en 1967. Dans l’espace Bugatti, on découvrira la fameuse monoplace 251 que Maurice Trintignant pilota au grand prix de France 1956, à Reims. Sa prestation décevante sonne le glas de l’aventure de la firme de Molsheim en compétition. Propriété du musée National de l’Automobile de Mulhouse, la dernière monoplace Bugatti ne vient pas toute seule. 
Elle est accompagnée de huit autres curiosités de la marque dont le tank type 32 engagé au grand prix de Tours de 1923, du coach Type 64, le prototype d’une série qui ne vit jamais le jour, à la suite du décès de Jean Bugatti en août 1939 et la déclaration de la guerre, début septembre, du Type 73 habillé par Pourtout en coach en 1947 et de deux Type 101 carrossés par Gangloff en 1951. Les voitures de la firme fondée par Ettore Bugatti côtoient le dernier autorail Bugatti encore existant. Côté deux-roues, Ducati célèbre son centenaire avec des machines de course, et un espace fait découvrir la passion de Steve McQueen pour les motos. Une vente aux enchères est toujours organisée dans l’enceinte de Rétromobile mais elle est désormais assurée par la maison Gooding Christie’s. Le catalogue présente de nombreuses GT et voitures de course des années 1950 et 1960 mais également de récentes supercars produites en série limitées. Les plus récentes d’entre elles sont exposées par les marques de sport et de prestige dans un nouvel espace baptisé Ultimate supercar garage qui ouvre ses portes le jeudi 29 janvier. On y trouvera les dernières Aston Martin, Bentley, Ferrari, Lamborghini, Renault mais également Bertone et Pagani. Bugatti profite de l’événement pour dévoiler une nouvelle voiture de son programme de personnalisation Brouillard. Paris Expo, Porte de Versailles, de 10 à 19 h, jusqu’à 20 h 30 les 29 et 31 janvier, nocturne le 30 janvier jusqu’à 22 h 30. Tarif web : 20 €, gratuit pour les moins de 12 ans (Retromobile.com/fr). 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info..