La maison Gooding Christie’s va disperser, lors de sa vente d’Amelia Island les 5 et 6 mars prochain, la collection d’un amateur américain décédé en 2024. Encore une ! Les granges du monde entier n’ont pas encore livré tous leurs secrets. On découvre une nouvelle fois, ébahi, que des véhicules sont encore abandonnés à leur triste sort dans des granges. Certes, on doute de retrouver un jour une collection aussi incroyable que celle de la famille Baillon exhumée en 2015 et vendue aux enchères dans le cadre du salon Rétromobile, ou encore celle de l’Américain Rudi Klein dispersée aux enchères fin 2024, mais il y a encore, ici et là, des voitures de première importance qui sommeillent dans des garages ou des granges.
Comment cela est-ce possible à l’heure de l’information en continu et des réseaux sociaux ? Désintérêt de leur propriétaire, maladie, changement de vie, revers de fortune : de multiples raisons peuvent expliquer que des voitures de collection sont laissées à l’abandon.
Aujourd’hui, c’est la maison Gooding Christie’s qui exhume la collection de Robert J. Chevako résident à New Woodstock, près de New York. Décédé le 18 octobre 2024 à l’âge de 85 ans, cet amateur éclairé de voitures de sport avait rassemblé une belle sélection de modèles. Après avoir obtenu une maîtrise en génie électrique à l’université Cornell, ce passionné de physique avait travaillé pendant plus de dix ans pour General Electric avant de fonder Delphi Consultants spécialisée dans la gestion de projets d’ingénierie. Vu ses fonctions, on peut penser que Robert J. Chevako disposait de moyens confortables. Aussi, l’état de ses voitures est incompréhensible.
Elles nécessitent toutes une restauration complète avant de pouvoir reprendre la route.
Le fleuron de sa collection est une Ferrari 342 America coupé de 1951. Il s’agit de la première d’une série de sept voitures produites entre 1951 et 1953. Répertoriée 0130 AL, ce coupé est la seule 342 America à avoir été exécutée par la carrosserie Ghia. Après avoir été exposé au salon de Paris d’octobre 1951, ce coupé est présenté au salon de Londres. C’est là que l’industriel anglais David Brown qui a racheté Aston Martin depuis quelques années, se porte acquéreur du coupé italien. La voiture est expertisée entre 900 000 et 1 million de dollars. Autre modèle d’exception provenant de cette collection atypique : une Bugatti Type 40 Grand Sport de 1929 que son propriétaire possédait depuis 60 ans. Dans la collection New Woodstock figurent aussi deux Porsche 356 : un Speedster de 1955 et un coupé de 1951.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...



