La marque vierzonnaise avait bâti sa réputation même au-delà des frontières, puisque le premier camion à avoir roulé en Amérique était un Brouhot, et que le Roi du Portugal utilisait une de ses limousines.
Autre évènement, hélas, plus tragique, lors de la course Paris-Madrid en mai 1903, l’accident du pilote Tourand, survenu à proximité d’Angoulême,
Après le passage d’un dos d’âne qui provoqua une secousse violente, le mécanicien, Normand, se retint instinctivement au bras de son conducteur, lui faisant perdre le contrôle de sa Brouhot.
La voiture quitta la route, tuant son mécanicien et deux spectateurs.
La marque provinciale, mal représentée auprès de la clientèle aisée qu’elle était sensée équiper, connut ses premières difficultés et revint vers des modèles plus modestes mais peu attrayants d’un point de vue technique.
Ceci contribua à son déclin.
Une annulation de commande de 200 taxis par la ville de Londres, aggrava la situation, mais le coup de grâce fut porté par un associé malhonnête qui partit en Argentine avec la caisse, provoquant la faillite de l’entreprise, en 1910.
La construction d'automobiles Brouhot s'interrompit donc avant le début du premier conflit mondial, mais la marque continua la production de matériel agricole.
Notons qu’au cours de la bataille de la Marne, en septembre 1914, parmi les plus de 1000 taxis parisiens réquisitionnés se trouvaient plusieurs dizaines de ces Brouhot, construites dans le Cher.
En 1941, la société se spécialise dans les presses et prend le nom de "Société de Construction Mécanique de Vierzon". Elle est acquise par R.A Chavy en 1956. Par le jeu des fusions et rachats de sociétés, l’entreprise est aujourd’hui connue sous l’appellation de Société Nouvelle FCI Industries, dont l’activité principale est la fonderie d’acier.
La Brouhot exposée au musée de Châtellerault est le seul modèle de 1906 qui a pu être conservé.
Source : Thierry GilLes Passionnés de l'histoire de l'Automobile


