Mieux : plus la fin de sa carrière approchait, plus elle devenait séduisante. Mercenaire dans l’âme. C’est au début des années 1930 que Ferdinand Porsche voulut réaliser son vieux rêve de «voiture pour tous». Né en 1875, cet ingénieur autrichien au tempérament de mercenaire avait conçu des véhicules électriques pour Lohner en 1897, puis une Prince Henry atteignant 140 km/h pour Austro-Daimler en 1910, et enfin les fabuleuses SS et SSK pour Mercedes en 1928… En 1931, il fonda son propre bureau d’études à Stuttgart, avec son fils Ferry. Porsche voulait créer à la fois des voitures de course et des véhicules populaires.
Dans le premier cas, l’ingénieur avait carte blanche pour obtenir la meilleure performance. Dans le second, il devait surtout se préoccuper des économies sur chaque pièce et à chaque étape de la fabrication. Proposition soviétique. Très vite, Porsche présente son projet de voiture bon marché à des constructeurs, mais seuls Zündapp et NSU, deux marques de motos, s’y intéressent. Contacté par l’URSS, il se voit offrir en 1932 la direction de l’industrie automobile soviétique.
Le «professeur» décline la proposition. En 1934, la situation se débloque enfin : Adolf Hitler ordonne à l’Association des constructeurs allemands, qui se méfient d'un projet qui dévaluerait leurs gammes, de contacter Ferdinand Porsche.
Source : Vincelo Locquegnies / capital.fr



