jeudi 7 mai 2026

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Fiat 500 : cet atelier italien électrifie des vieux modèles des années 1960 et 1970

 

Elles ont bercé l’Italie de l’après-guerre. Aujourd’hui, un atelier turinois leur offre une seconde vie en remplaçant leur moteur d’origine par une batterie électrique certifiée. La Fiat 500 d’origine, icône de pop culture, n’a pas fini de rouler. À Turin, dans une ruelle de la ville qui a vu naître Fiat il y a plus d’un siècle, la peinture fraîche est de sortie chez «Officine Gentile».
Cet atelier s’est donné pour mission de redonner vie aux Fiat 500 produites entre 1957 et 1975, ces petites citadines rondes et compactes qui, avec plus de 4,2 millions d’exemplaires fabriqués, ont accompagné toute une génération d’Italiens sur les routes de l’après-guerre. Rondes, légères, immédiatement reconnaissables, elles restent également des objets de pop culture pour les passionnés du monde entier. Bref, les artisans s’attellent pendant des semaines à la carrosserie, aux finitions, aux moindres détails, avant de s’attaquer au moteur. 
C’est là que l’atelier turinois a décidé de faire entrer ces icônes « de plain-pied dans le XXIe siècle », selon les mots de Giovanni Gentile, le fondateur, à France 24. 100 km d’autonomie Concrètement, «Officine Gentile» remplace le moteur à combustion d’origine par un moteur électrique, en installant batteries, unités de contrôle et systèmes de gestion d’énergie. Le résultat offre une vitesse maximale de 70 km/h et jusqu’à 100 km d’autonomie, de quoi s’adonner à la fonction d’origine de la voiture : se déplacer en ville. Le système est entièrement certifié aux normes italiennes et européennes. 
Quant à la prise de recharge, elle se dissimule derrière le logo Fiat vintage à l’avant du véhicule, comme si rien n’avait changé. L’électrique n’est pas une obligation. L’atelier propose aussi une restauration thermique à l’identique pour les puristes, ou une version intermédiaire dotée de l’injection électronique et d’un tableau de bord numérique. Les détails sont travaillés. 
Sièges en rotin naturel, démarrage par empreinte digitale, système audio, boîte automatique. Ce soin a naturellement un prix. Les modèles restaurés se négocient entre 40.000 et 50.000 euros, les cabriolets pouvant grimper jusqu’à 80.000 euros. Giorgio Pagliero, directeur des ventes, résume à l’AFP l’ambition de l’atelier. Celui de préserver « l’héritage et le caractère historique » de ces voitures tout en leur offrant « une seconde vie ». D’où sa devise, Costruiamo il futuro per onorare il passato, construire le futur pour honorer le passé. 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...