Il s'agit alors de travaux dits académiques ou de photographies vendues à un prix très élevé au marché noir. Avec le perfectionnement des techniques de tirage des photos, la production de clichés érotiques augmente rapidement et leur prix diminue, mais ce commerce reste illégal et l'État condamne les photographes, les modèles et les distributeurs dès le milieu du xixe siècle.
Malgré cela, la quantité de photographies érotiques et pornographiques continue d'augmenter et une partie de la production est même envoyée dans des pays comme l'Angleterre et les États-Unis. Avec l'arrivée de l'impression par point de trame en 1880, la reproduction de photos est grandement facilitée et les magazines érotiques font rapidement leur apparition.
Les premières pin-up font leur apparition sous le nom de Gibson Girl et de Christy girl (du nom de leur créateur Charles Dana Gibson et Howard Chandler Christy). Le grand public, aussi bien masculin que féminin, accueille très bien ce nouvel « art » qui est la représentation de la femme libérée, à la fois sophistiquée et attirante.
Dans les années 1930, les pin-up sont de plus en plus représentées et sont très régulièrement utilisées dans les pulps et les comics (Dirty comics). De nombreuses variantes apparaissent alors, notamment les « Vargas Girl » peintes à l'aérographe par Alberto Vargas pour le magazine Esquire, ainsi que les premiers « pin-up boys » créés par les dessinatrices Joyce Ballantyne, Pearl Frush ou encore Zoë Mozert.
Mais c'est seulement au début des années 1940 que le mot pin-up est utilisé afin de décrire ces représentations accrochées aux murs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les pin-up connaissent un très large succès, non seulement auprès de la population, mais surtout chez les militaires, notamment chez les G.I.
Des représentations de pin-up étaient fréquentes dans leur paquetage et certains pilotes faisaient même peindre l'avant de leur avion à leur effigie, il s'agit alors de nose art. Un grand nombre de ces dessins et photos proviennent du magazine hebdomadaire Yank, the Army Weekly. Leur succès continue d'augmenter et durant les années 1950, commence l'âge d'or des pin-up, principalement aux États-Unis. On peut notamment citer Gil Elvgren, illustrateur emblématique de cette période.
À cette époque, elles apparaissent sur des magazines, journaux, posters, calendriers ou des « cartes d'arts », petites vignettes à collectionner qui ont participé à leur popularisation.
On assiste depuis quelque temps à un regain d'intérêt pour ces égéries des années 1950 avec l'arrivée de modèles célébrant cette époque. La mode, les magazines, les artistes remettent le style pin-up au goût du jour. Certaines modèles comme Dita von Teese font d'ailleurs de ce courant leur marque de fabrique.
Source : little1boudha.skyrock.com/






