jeudi 18 juin 2026

CLUB5A – AUJOURD’HUI LE 18 JUIN C’EST LA JOURNEE MONDIALE DE LA GASTRONOMIE DURABLE ….

 

D'après la FAO, la gastronomie est souvent appelée « l’art de la table ». Le terme peut aussi faire référence au type de cuisine d'une région particulière, en lien donc avec la nourriture et à la cuisine locales. Gastronomique ET durable ? 
Ne pas gaspiller la ressource naturelle est devenu une préoccupation incountournable de notre société. La gastronomie durable suit le mouvement et se caractérise par une cuisine qui tient compte de la provenance des ingrédients, de la façon dont ils sont cultivés (ou élevés) et dont ils arrivent sur nos marchés et par la suite dans nos assiettes. C'est dans cet esprit que l'Unesco invite tout à chacun à célébrer cette journée. L'organisation s'appuient sur 3 piliers pour promouvoir cette journée : Le Réseau des Villes Créatives, datant de 2004 et à travers lequel les villes s’engagent à partager leurs bonnes pratiques et à développer des partenariats dans 7 domaines créatifs, parmi lesquels la gastronomie. 
La promotion de l'énergie propre pour les restaurants locaux, à savoir l'utilisation du gaz et de l'électricité plutôt que du charbon. La sensibilisation du public par le biais des chaînes de télévision et émissions télévisées gastronomiques et à travers des expositions culturelles alimentaires, destinées à l'industrie alimentaire et aux agriculteurs. 
Source : journée-mondiale

CLUB5A - PHOTO INSOLITE - UNE CARCASSE DE 2CV SUR UNE 2CV....VASTE PROGRAMME...


 

CLUB5A – LE DESSIN DU JOUR - 18/06 - UN BON CROQUIS VAUT MIEUX QU'UN LONG DISCOURS….



CLUB5A-PHOTO INSOLITE - DANS 2 KM, NOUS SOMMES ARRIVÉS À NARBONNE !

CLUB5A - 18/06 - LE SAVIEZ-VOUS ? ....... LES AUTOMOBILES CLASSÉES VOITURE DE L’ANNÉE ......


Les voitures de l'année de 1970 à 1980 
La voiture de l'année est une distinction internationale. 
Elle récompense l'automobile la plus réussie qui sera vendue durant les douze mois suivants cette distinction. 
Retrouvez dans cette vidéo les voitures parmi les plus marquantes entre les années 70 et 80. 
 Les voitures de l'année de 1970 à 1980 
Le tire de "voiture de l'année" est attribué chaque année en janvier par un jury constitué de 40 journalistes issus de 22 pays, tous connus et reconnus dans la presse spécialisée. 
Seules les automobiles qui seront commercialisées durant les douze mois suivant l'élection peuvent être élues.
 La distinction de "voiture de l'année" est attribuée depuis 1963 par une organisation à but non lucratif totalement indépendante des constructeurs automobiles.
 Les membres du jury ne sont pas rémunérés pour participer à cette manifestation. 
 Source : linternaute.com/Olivier Bonnet

CLUB5A – 18/06 – LES PIN-UP’S DE NOS GARAGES…

CLUB5A - EPHEMERIDE - Aujourd'hui le 18 juin . Ce jour-là en 1936 naissait l'acteur Français Victor Lanoux ...Victor Lanoux et son célèbre HY Citroën..

 

RETOUR SUR LE CITROËN TYPE H, L'AUTRE STAR DE LOUIS LA BROCANTE...
Retour sur la fourgonnette Citroën Type H de son personnage de Louis la brocante. Si James Bond reste associé à l'Aston Martin DB5, Marty McFly à la DeLorean et Bullit à la Mustang, Louis la brocante sera pour toujours le conducteur le plus célèbre du Citroën Type H. L’acteur Victor Lanoux, qui a joué ce personnage dans la célèbre série de France 3 sur 13 saisons entre 1998 et 2014, vient de s’éteindre et ne pourra ainsi plus monter au volant de la mythique fourgonnette.
 L'héritier du TUB L’histoire de ce véhicule démarre en 1947 avec sa présentation par Pierre Boulanger, qui dirige alors la marque aux chevrons. C’est le successeur du TUB (Transport Utilitaire série B) de 1939, qui avait introduit déjà la cabine avancée et la porte de chargement latérale (photo ci-dessous). Le Type H sera d’ailleurs surnommé le TUB, créant parfois une confusion avec son prédécesseur. Le Type H de 1947 se veut pratique à l’usage et peu coûteux à produire. Comme le précise le cahier des charges de Citroën, il s’agit d’un véhicule monocoque à traction avant (qui reprend d’ailleurs des éléments de la Traction Avant à quatre cylindres), avec un maximum de pièces communes avec d’autres modèles de la marque et qui dispose d’une bonne suspension arrière. 
Son plancher abaissé permet également de faciliter le chargement, comme le montre cette publicité de l’époque. Son moteur quatre cylindres de 1,9 litre délivre alors une puissance de 52 chevaux et est associé à une boîte de vitesses 3 rapports. De quoi afficher une vitesse maximum de 101 km/h. Louis la brocante n’a de toute façon jamais envisager se lancer dans la livraison express… Ultra-polyvalent Produit entre 1948 à 1981 à 473.289 exemplaires dans les usines de Javel puis à Aulnay, en région parisienne, le Type H sera décliné en différentes versions. La lettre qui suit le "H" permet notamment de connaître la charge utile du véhicule: 1200 kg pour le Type H "tout court"), 850 pour le HZ, 1500 kg pour HY. Dans la famille, il faut aussi citer le HP (avec plateau), le HX frigorifique et des versions spécifiques développées pour la Poste, l’armée, les hôpitaux, la police ou encore le transport de passagers (avec 11 places en plus du conducteur) et de bétail… 
Son châssis pouvait en effet être allongé selon différentes configurations, entre les essieux mais aussi à l'arrière. Une polyvalence qui lui a ainsi permis de s'adapter à toutes les demandes pendant ses 33 ans de carrière. Véhicule emblématique des 30 Glorieuses, le Type H apparaît dans de nombreux films et séries, comme Fantômas ou Amicalement vôtre. Dans le Full Metal Jacket de Stanley Kubrick (1987), c'est un Type H enflammé qui symbolise l'héritage colonial français en Indochine. Mais c'est donc dans Louis la brocante que c'est le véhicule récurent, permettant à Victor Lanoux de chiner à droite à gauche et de vivres "d'incroyables" aventures. On vous vivement conseille la bande-annonce ci-dessous, pour un épisode où Louis, en déplacement à Marseille, s'est fait voler les roues du Type H et est prêt à mater toute la mafia locale pour obtenir réparation. 
Hasard du calendrier de diffusion, RMC Découverte diffusera ce lundi 8 mai un épisode de Wheeler Dealers consacré au Citroën Type H. Et si vous voulez vous replongez dans l'ambiance Type H, le site "Citroën Origins" recense tous les modèles de la marque aux chevrons. Au programme, la possibilité d'admirer son design à l'extérieur comme à l'extérieur et même d'entendre le bruit du moteur, des clignotants, des portières et du klaxon. 
Source : bfmtv.com/

CLUB5A – CULTURE-PUB – 18/06 - “La publicité, c'est la plus grande forme d'art du XXème siècle.”

CLUB5A - A VOS AGENDAS - LE 27 SEPTEMBRE 2026 PARTICIPEZ AU 12ème RALLYE DE LA CITE..INSCRIVEZ-VOUS !

Cher ami motard , la section motocyclette ancienne du club des 5 A organise la 12ème édition du 

« Rallye de la Cité » 

Le dimanche 27 Septembre 2026

 L’arrivée de cette prestigieuse manifestation aura lieu devant la porte narbonnaise , suivie de l’exposition des motocyclettes dans l’enceinte même de la cité médiévale de CARCASSONNE , classée au patrimoine mondial de l’humanité. 

Cette balade à travers les pittoresques villages du massif des corbières est réservée aux motocyclettes avant 1945. 

Nous espérons te compter parmi nous ! 

Les inscriptions sont ouvertes. 


Le bulletin d'inscription est disponible dans le menu de droite...cliquez sur l'image et vous pourrez  l'imprimer.

CLUB5A - EPHEMERIDE - Anouk... je suis sûr que quelque part Jean-Louis vous tiendra la porte d’une Mustang… Bonne route !

 

Le petit dessin du jour de Thierry DUBOIS...
C’est encore bien triste, avec la disparition d’Anouk Aimée, inoubliable interprète d’Un Homme et une Femme en 1966… 
La Nationale 13, un jour pluvieux comme aujourd’hui, les essuie-glaces qui battent la mesure pendant de longues minutes, il n’y avait que Lelouch pour en faire un chef d’œuvre… Anouk, je suis sûr que quelque part, Jean-Louis vous tiendra la porte d’une Mustang… Bonne route ! 
Source : Thierry Dubois N7

CLUB5A - SORTIE MOTOS - DU 11 AU 14 JUIN 2026 C'ETAIT LA DEUXIEME BALADE DES PARALLELOGRAMMES EN OCCITANIE....UN PLATEAU EXCEPTIONNEL DE VIEILLES MOTOCYCLETTES !

 

Après une première édition des « parallélogrammes en Occitanie » organisée par les « motos anciennes du Roussillon », en 2025 en pays catalan.
Cette deuxième balade des « Parallelogrammes », sur trois jours, organisée par le club 5A, s’est déroulée sur les contreforts du Massif central, dans la Montagne noire et les Corbières. 
Le pilotage au road-book sans véhicule pilote. 
Au programme, un peu plus de 500 km pour 58 participants venus de toute l’Occitanie, mais également de Nouvelle-Aquitaine, du Gers, de Bretagne, de Normandie, d'Alsace, de la région parisienne, de la Drôme, des Alpes-de-Haute-Provence et de l'Hérault. 
Ce fut un exceptionnel plateau de motocyclettes anciennes. Un véritable musée roulant. Ce fut un exceptionnel plateau de motocyclettes anciennes. 
 Un véritable musée roulant, toute l’industrie européenne en grosses cylindrées de 350 cc, 500 cc, 750 cc et 800 cc de la production avant-guerre pour les plus belles montures ! 
Étaient présents entre autres : Norton, BSA, Terrot, Peugeot, Monet-Goyon, Raleigh, Zundapp, Gilera, Motobécane, Gnome Rhône, Durandal, DS Maltere, Sunbeam, Ariel, Magnat-Debon, Matchless, Rovin, Gillet Herstal … des véhicules chargés d’histoire et d’innovations technologiques, certaines de ces motos ayant participé à la Seconde Guerre mondiale au sein des contingents britanniques, français ou allemands… et « civilisées » à l’issue du conflit. 
Le véhicule Assistance a bien entendu récupérer de nombreuses pannes, inévitables sur ces véhicules très anciens et parcours accidentés et cassant des pittoresques routes de notre région. 
Les circuits se sont déroulés respectivement dans l’Aude, la Haute-Garonne, le Tarn et l’Hérault. 


Une ambiance conviviale d'amis et de passionnés autour de ces vieilles machines au domaine de Peyrebazal, aux abords mêmes du lac de Saint-Férréol, a permis à tous de découvrir la Montagne Noire au guidon et de passer un excellent séjour. 
Texte : Régis Périch./Merci à tous les photographes de cette manifestation pour le partage des photos.

CLUB5A - COMMUNICATION - DEPART DU TOUR DE L'AUDE LE 12 JUILLET 2026 A 8H30 DEVANT LA CITE DE CARCASSONNE....

CLUB5A – 18/06 - LE DESSIN DU JOUR...

CLUB5A - A NOTER DANS VOS AGENDAS - LA CONFERENCE DE PRESSE DU 37me TOUR DE L'AUDE AURA LIEU LE 3 JUILLET 2026 A 17H30 A LA CONCESSION RENAULT...

La conférence de presse du Tour de l'Aude aura lieu comme tous les ans à la concession Renault route de Narbonne le 3 juillet 2026 à 17H30...
Nous comptons sur votre présence !

CLUB5A - PRÉPAREZ VOS MÉCANIQUES - SORTIE MOBYLETTES.....LE 28 JUIN 2026.INSCRIVEZ-VOUS !


Les PETROLETTES ou p'tits "Cubs" c'est vous qui entrez en scène avec vos 50cc  !
Sortez vos "trapanelles" vos "pisses feux" et Mobylettes !
La date limite des inscriptions (restaurant à prévoir) le : 
21 JUIN 2026
Petite balade dans le Minervois 
Le départ s'effectuera de la Brasserie du Dôme Carcassonne vers les 9h00. 
Le repas aura lieu au Café du Commerce de Rieux Minervois
Merci de préparer vos mobs mécaniquement et administrativement...
Cette année direction le Minervois avec un itinéraire concocté par notre ami Fufu le repas sera organisé au Bar/Restaurant du Commerce (Chez Ahmed) à Rieux Minervois...
(Attention pour cette sortie les Solex ne seront pas acceptés..)
Pour tous renseignements concernant 
cette sortie contactez : 
 Organisation, renseignements et contact : 
Alain FUMANAL : 04.68.25.19.72

CLUB5A – 18/06 – ALORS,…C’EST QUI LA VEDETTE ?

Victor Nataf, dit Victor Lanoux, né le 18 juin 1936 dans le 14ᵉ arrondissement de Paris et mort le 4 mai 2017 à Vaux-sur-Mer, est un acteur, producteur, scénariste et auteur de théâtre français.

CLUB5A - SPORT AUTO - Essai classic Alpine A110 Groupe 4 1970 “usine ex-Thérier” : Obsession Monte Carlo !!

« Ok on sera prêt ! » Voilà les mots que je viens de prononcer juste avant de reposer le micro de la CB sur le tableau de bord… Le problème avec Jean-Pierre c’est qu’il est toujours à l’heure, à chaque fois dans la seconde au bout des spéciales, quelles que soient les conditions de route. Alors pour être prêts en bas du prochain col pour enlever les pneus clous, il va falloir qu’on se crache dans les mains avec les mécanos. Heureusement notre nouvelle auto d’assistance pour ce Monte Carl’ 70 est une rutilante Renault 16 TS bien plus performante que l’estafette qu’on trainait jusque-là. 
Hein que se passe-t’il, la CB se met à sonner mais je n’arrive pas à l’atteindre, elle ne veut pas s’arrêter ?! Non c’est mon réveil, il est 7h22, on est samedi matin, en Octobre 2017 ! Je ne suis pas en plein Monte Carlo 1970 au volant de la R16 garée devant chez nous… Tout va bien, Jordan et Gaël arriveront en fin de matinée, juste avant Jean-Pierre avec la star du jour, son Alpine A110 Groupe 4 de 1970, vous savez la p’tite bordeaux qui brille au Monte Carlo Historique depuis plusieurs années ! 
Un morceau d’Histoire Dire que la Berlinette Alpine est un morceau de l’histoire automobile française n’est pas vraiment original, je vous l’accorde. Pourtant quand on voit la côte d’amour et l’engouement populaire que véhicule cette auto, c’est bien qu’elle a su marquer son époque et traverser les décennies sans perdre de son aura ou de sa légende. 
C’est bien pour ça d’ailleurs que Renault a décidé de faire revivre la marque et même le nom A110 (2017), mais ça, c’est une histoire … commerciale. Un bref retour sur l’histoire Alpine est impossible sans évoquer son génial créateur Jean Rédélé. La recette est simple, un châssis poutre habillé d’une coque en fibre, un moteur et des trains roulants de grande série mais affutés pour un seul objectif, la performance ! Il suffit de regarder les résultats en championnat du monde des rallyes pour comprendre que maître Rédélé a réussi plus qu’un coup de génie : l’A110 réussissant même l’exploit d’être championne du monde en 1973 devant d’autres autos bien plus puissantes.
 Aujourd’hui les A110 sont loin d’être has been, les perf’ sont toujours décoiffantes et leur apparitions toujours aussi remarquées. Bonus du jour, celle qui ronronne bruyamment sous nos yeux le temps de faire chauffer la mécanique n’est pas une Berlinette “lambda”, qui ferait déjà bien des heureux dont moi : il s’agit ici d’une véritable voiture usine, une Groupe 4 pilotée par Jean-Luc Thérier, avec laquelle il remporta le Rallye San Remo, épreuve du Championnat du Monde 1970 ! 
Des lignes intemporelles Impossible de ne pas la reconnaitre au premier coup d’œil tant l’A110 est originale dans le paysage automobile. Ce morceau de 3m85 par 1m52 et seulement 1m13 de haut est immanquable, il n’y a qu’à voir le nombre de signes, pouces levés, clins d’œil ou têtes dévissées sur son passage lors de notre essai pour s’en convaincre, s’il en était encore besoin. Fine et élégante, elle est difficile à décrire tant elle fait partie du paysage et tant ses lignes sont connues. Pourtant l’avant est plutôt original avec ses 4 phares ronds encadrant une arête centrale marquée et soulignée par les charnières du coffre avant. Ici des antibrouillards périphériques viennent compléter cette face de batracien aux yeux écarquillés.
Le profil est incroyablement bas, en grande partie grâce à cette architecture à poutre centrale : l’habitacle est confiné sous une ligne de toit dynamique et plongeante, après un pare-brise pas trop vertical pour l’époque, favorisant l’aérodynamisme. L’arrière est quant à lui campé sur un train arrière recevant le groupe motopropulseur en porte-à-faux sous un court capot, en plissant très fort les yeux on peut imaginer que la 4cv d’origine s’est fait joliment aplatir pour donner ces formes dynamiques et animales. 
Si l’exemplaire du jour est particulièrement sympathique à l’œil, c’est sans doute grâce à sa couleur rouge bordeaux originale … mais pas d’origine. En effet cette A110 de 1970 est une véritable Groupe 4 d’usine ! Jean-Pierre, son très sympathique propriétaire, insiste sur le fait qu’elle est loin d’être dans sa configuration d’époque : elle a des ailes larges dont elle n’était pas équipée en 1970, le bloc moteur n’était pas celui d’origine lorsqu’il la récupérée il y a 4 ans maintenant et surtout elle n’est pas bleue ! Si vous suivez un peu les rallyes historiques et plus particulièrement le Monte Carlo, nul doute que vous avez déjà aperçu cette A110 à l’attaque, et certainement pas très loin lorsqu’il n’est pas au volant, Jean-Pierre Coppola. 
JP se prépare pour son 19ème Monte Carlo Historique en janvier prochain, le 5ème avec cette A110. Pour les 14 précédents sa monture était également dieppoise, une A310 bleue avec laquelle il brillera notamment en 2012 et 2013, terminant ces deux éditions à la seconde place, à respectivement 9 secondes et 2 secondes de la plus haute marche du podium au bout de la semaine de course ! 
Ergonaustrophobie à l’intérieur ? Vu de l’extérieur on pourrait craindre que l’habitacle soit réduit à sa plus simple expression, rendant l’habitabilité compliquée. Une fois contorsionné pour se glisser dans le baquet, la bonne surprise est d’apprécier le volume intérieur. Oui il y a du volume à la tête et derrière, suffisamment en tous cas pour glisser un arceau et une roue de secours. Si par contre on se concentre sur le volant et ce pour quoi on se glisse derrière, on comprend que le mot ergonomie n’était pas aussi répandu sur les planches à dessin qu’il ne peut l’être maintenant dans le bureau de design. 
A vrai dire ce n’était certainement pas le premier point du cahier des charges, mais la position de conduite est pour le moins … surprenante. On est très incliné vers l’arrière, avec un vide sous les genoux avant de jeter ses pieds en hauteur vers le centre de la voiture pour trouver le pédalier. Et oui le passage de roue est juste là sur le côté extérieur, pas d’autre choix que de décaler le pédalier, un peu comme dans une Mini, en bien plus marqué ! 
L’équipement est plutôt riche avec un bloc compteur garni, complété ici d’un trip master indispensable au passager, pardon copilote. Le petit volant tombe bien dans les mains, le levier assez long est juste à côté, idéal comme poste de travail ! Pour le reste c’est vrai qu’il n’y a pas de superflu, tant dans l’équipement que dans la place, mais une nouvelle fois tout est là pour faire le job. Sous le capot, un 1860 cm3 ! 
L’Alpine A110 est connue pour son bloc alu 1300 ou mieux 1600 pour les plus rares et plus puissantes versions, ici Groupe 4 oblige, nous avons droit à l’ultime déclinaison de ce moteur avec une cylindrée de 1860 cm3. Le bloc affûté par la société Ferry Developpement de Patrick Dufflot est gavé par 2 gros Weber qui participent grandement à l’ambiance sonore de la voiture. L’autre membre de l’orchestre est le magnifique échappement sur mesure qui hésite encore entre trompette et caisse de résonance, mais il a définitivement oublié le registre du pipo ! 
Le moteur est accouplé à une boite 364 5 vitesses, pignonnerie Monte Carlo, et un autobloquant à galets, de quoi exploiter au mieux les 178 ch du 4 cylindres. Pas forcément une puissance énorme, mais vu le faible poids de l’auto (mesuré juste en dessus des 700 kg), c’est le couple et sa vivacité à prendre des tours qui est appréciable. La polyvalence de la Berlinette A110 fait qu’on la retrouve aussi bien sur l’asphalte lisse d’un circuit que sur les routes enneigées des rallyes hivernaux, bel éventail !
 Aussi les réglages châssis varient forcément d’une application à une autre, c’est pourquoi, sortie des rails de neige auxquels elle est habituée, elle peut paraître un peu haute sur pattes ici sur les routes de Haute-Savoie. La suspension est souple pour aller chercher le grip là où il se trouve, rendant les changements d’appuis visuels tout comme les transferts de masse lors des freinages ou accélérations vu de l’extérieur. Même un peu haute, elle semble prête à avaler le bitume ! Alors si justement on allait voir comment ça roule une A110 Groupe 4 ?! 3-2-1, go ! Inutile de dire que JP connait sa machine : “Et ça, une fois que tu y as gouté, c’est vrai que c’est difficile de s’en passer”. 
Le roulage au Col du Corbier s’annonce pour le moins sympathique. Pour vous en faire profiter encore plus, mieux que nos habituels mots, nous ajoutons pour cet essai les images. Et pour être à la hauteur de l’auto, Jordan s’est mis derrière la caméra, aidé par Gaël et son drone, pour une production JPog vraiment sublime. Montez le son et profitez de la vidéo, les 6 minutes passent en un instant et on en voudrait plus. Malgré les démarrages répétés, les roulages à faible vitesse demandés par la camera, la Berlinette A110 ne fait pas de caprice et redémarre au quart de tour. 
Le ralenti assez haut envahit l’habitacle d’une douce mélodie, les vibrations n’étant pas trop présentes. Embrayage un peu dur, 1ère et hop la Berlinette A110 décolle doucement sans rechigner, le filet de gaz étant un peu irrégulier, on dirait que les Weber ne demandent qu’à s’ouvrir en grand pour s’exprimer. La pédale d’accélérateur un peu dure s’écrase finalement, et à peu près au même rythme plaque les occupants dans les sièges baquets. 
La première épingle est déjà là, oui déjà !, les freins sont fermes, demandent une bonne pression sur la pédale mais ralentissent la voiture plus qu’il n’en faut en plongeant le nez à l’entrée du virage le temps d’un talon-pointe pour tomber 2 rapports. Est-ce la décélération ou la plongée qui me plaque aux harnais ? Le coup de volant visant de la corde place immédiatement le train avant plus précisément que ce que je pouvais espérer, assez bluffant de précision et facilité : poids plume et réglages de trains, voilà une recette infaillible. Sortie de l’épingle, roues droites, il semble raisonnable d’écraser à nouveau la pédale de droite, petite ruade du train arrière et les Toyo 888 encore frais peinent à passer le couple au sol.
 La boite est suffisamment bien guidée pour ne pas demander plus d’efforts et rester concentré sur le volant, car oui il demande du boulot à l’approche de la seconde épingle. On remet ça, freinage, rétrogradage, plongée, et hop coup de volant magique qui place l’auto au millimètre, incroyable d’efficacité. Et c’est comme ça sur toute la montée du col, l’Alpine porte bien son nom, elle est faite pour ce terrain de jeu. 
Avec Jean-Pierre au volant, l’expérience se révèle presque physique, on ressent son attention portée sur la route, son activité déborde pour cravacher la Berlinette Alpine, mais surtout on perçoit ce plaisir communicatif trahit par ce sourire que le casque n’arrive pas à cacher. L’A110 se mérite, il faut la dompter et l’apprivoiser, mais une fois ce cap franchit elle n’est pas avare en plaisir et sensations, elle le rend bien ! 
Mais vu l’implication du pilote et le rythme dans ces conditions, je ne m’imagine pas passer les 5 jours du Monte Carlo Historique dans le baquet de droite ! La concentration nécessaire doit être épuisante… Heureusement JP me rassure, il ne fait pas 45° dans la voiture, le souci est même plutôt de ne pas avoir froid avec le moteur loin derrière et juste quelques durites d’eau qui naviguent jusqu’au radiateur à l’avant… Froid, concentration, conditions de route ultra changeantes, navigation et régularité, non clairement le job de copilote dans cette A110 ne doit pas être aisé ! 
Et avec toute cette activité, cette proximité avec l’action et l’acteur principal, le pilote, comme dans toutes les bonnes productions la bande son ne fait que décupler l’expérience. Tandis que les Weber cherchent à nous aspirer le cerveau, les freins prennent le relais et sifflent pour lui dire de rester là répondant à l’échappement qui lui se fait écho de l’enfer qui traverse les entrailles du bloc. Bref vous l’aurez compris l’expérience est tout simplement incomparable à quelque chose de connu, si bien qu’après une simple montée ou descente de col on se sent essoufflé comme malmené par un tambour de machine à laver en phase d’essorage ! 
On s’arrête en haut, Thierry et Anthony nous attendent pour une assistance rodée et efficace, les Toyo ne chauffent pas, il va falloir essayer autre chose… Le lève vite porte décidément bien son nom, la voiture se retrouve le nez en l’air en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Pareil à l’arrière, les 4 roues sont changées, juste le temps de remettre un peu d’essence et JP peut repartir de plus belle. 
Une assistance rodée, qui connait la voiture, voilà un sacré atout sur un rallye au long cours comme le Monte Carl’ Historique ! Trouver une Berlinette A110 aujourd’hui ? Vous êtes sous le charme de la Berlinette A110 ? Je peux le comprendre facilement, mais avant de vous jeter sur “leboncoin”, sachez que la cote de la petite dieppoise a littéralement explosée ces dernières années. S’il y a moins de 10 ans une belle 1300 se trouvait pour 35.000 €, c’est maintenant le ticket d’entrée pour un exemplaire au passé louche et sans vraiment d’historique. 
Pour un modèle en parfait état il faut compter plus de 50.000, et pour une 1600 rajoutez en encore une (grosse) louche. Ne parlons pas des « voitures usine » à l’historique glorieux, les transactions sont trop rares pour en tirer une côte… Un autre point à avoir en tête avant de se lancer dans l’achat d’une voiture à restaurer ? La fibre ! 
Oui, si le châssis poutre, les trains roulants et la méca sont « classiques » pour un restaurateur aguerri, bien que toutes les pièces ne soient pas si faciles à trouver, par contre la fibre c’est un vrai métier à part. Certains s’y sont spécialisés jusqu’à en perdre la raison comme La Gombe, mais ceux qui savent vraiment bien la travailler sont rares. L’important est de se documenter et se rapprocher des connaisseurs, via les associations et les clubs, avant de franchir le pas. Ensuite, pas de doutes, ce ne sera que du plaisir à chaque kilomètre parcouru ! Un grand merci à Jordan et Gaël pour les images, mais aussi et surtout au Team VHCoppola. 
Source : Ambroise Brosselin-JPog-automotivpress.fr/