Egli est une entreprise suisse fabriquant des motocyclettes fondée par Fritz Egli en 1965 et établie à Bettwil.
Né le 30 juin 1937 à Zurich, Fritz Egli est un pilote amateur courant en course de côte. Dans les années 1960, il utilise une Vincent Black Shadow dont il juge le moteur capable de grandes prouesses.
Malheureusement, la tenue de route n'est pas en adéquation. Il décide donc de créer son propre cadre et d'y installer le bicylindre de la Black Shadow. Ce cadre se compose principalement d'un tube rond horizontal comme poutre. Il a l'avantage d'être très rigide pour un poids inférieur à un cadre normal.
Cette invention lui assure le succès en compétition.
Plus tard, avec l'arrivée massive de motos japonaises, « Le Sorcier » Fritz, comme on le surnomme, adapte son cadre à la plupart des moteurs commercialisés, tout en conservant le principe de l'épine dorsale ronde faisant parfois office de réservoir. Ainsi, après l'Egli-Vincent, on voit rouler des Egli-Honda (moteur de CB 750 Four), des Egli-Kawasaki (750 H2 ou 4-cylindres de Z900 ou Z1000), des Egli-Ducati (sur base 900 SS), des Egli-V-Max (importées des USA et du Canada avec le système V-Boost, amputé en Europe pour brider la puissance) ou des Egli-Yamaha (monocylindre de 500 SR).
Pour le reste de la partie cycle, le client choisit sa configuration. Mais l'usine ne se fournit que chez les grands équipementiers. On peut bénéficier de fourches Marzocchi ou Ceriani, associées à des amortisseurs Koni ou Ceriani. Le freinage est confié à Scarab, Lockheed, Fontana ou Grimeca.
Au milieu des années 1990, Fritz Egli a arrêté la production de ses motos depuis longtemps.
Mais, Patrick Godet est un amoureux du travail du Sorcier suisse, il décide de faire revivre ces motos mythiques. Il construit dans son garage une réplique de l'Egli-Vincent. Lorsque Patrick présente le résultat de son travail à Fritz Egli, celui-ci est très enthousiasmé par sa réalisation qu'il juge supérieure en finition a celles qu'il fabriquaient à la fin des années 1960.
Il lui permet de commercialiser une réédition (et non une réplique) sous sa marque Egli-Vincent. Cela fait maintenant une bonne dizaine d'années que Patrick commercialise ce modèle Café Racer. en 2002, il ajoute GT qui correspond plus au profil de sa clientèle qui souhaite également faire du duo. Patrick exporte ses chefs d'œuvre dans le monde entier et la clientèle américaine lui demande « plus de cylindrée ». Début 2004 il présente un modèle inédit, le 1330 qui est extrêmement puissant avec près de 100 ch à la roue arrière.
En 2006, un passionné de la marque et de motos anglaises (Florent Pagny) s'associe à Patrick pour donner un nouvel élan à l'entreprise.
Patrick n'est pas le seul sur le créneau et deux autres entreprises (anglaises) proposent des répliques d'Egli-Vincent [JMR et Hailwood] profitant du vide juridique régnant autour de la marque Egli-Vincent que Fritz avait imprudemment laissée le soin à son importateur de l’époque déposer (Slatter). Ces répliques sont fabriquées également en petite quantité mais ne bénéficient pas de la bénédiction de Fritz Egli.
Source : guitarwalter - WKPDIA/CC-BY-SA-3.0
mardi 30 juin 2026
lundi 29 juin 2026
CLUB5A – AUJOURD’HUI LE 29 JUIN C’EST LA JOURNEE MONDIALE CONTRE L'ABANDON DES ANIMAUX DE COMPAGNIES….
Cette journée mondiale est une initiative de Solidarité Animal et est soutenue par de nombreuses autres associations dont bien entendu la SPA.
la Journée Mondiale contre l’abandon des animaux de compagnie (animaux domestiques selon certaines sources) a été lancée pour dénoncer et alerter les pouvoirs publics, sensibiliser le grand public et agir contre cette injustice faite à nos compagnons à quatre pattes.
Un délit
L’abandon d'animaux constitue un délit depuis 1976.
Il est considéré comme un acte de cruauté, au même titre que la maltraitance animale. Rien qu’en France, ils seraient ainsi plus de 100 000 à être abandonnés.
Cette journée créée afin de dénoncer les près de 300 000 abandons de chats et de chiens qui ont lieu cette année.
Les refuges de la SPA sont submergés par les arrivées d’animaux abandonnés et cette journée mondiale de sensibilisation permettra de dénoncer un fléau qui sévit chaque année à l’aube des départs en vacances.
Source : journée-mondiale
CLUB5A - LE SAVIEZ-VOUS - LA PREMIÈRE MOTO FONCTIONNAIT A LA VAPEUR ....C’ÉTAIT EN 1868...
Même si l'invention de la première moto est attribuée, par certains, à Daimler, en évoquer les origines, c'est un peu évoquer l'histoire de la motorisation en France.
Pour s'en persuader, il suffit de rappeler que :
Dès 1615, Salomon de Caus découvre le principe de l'expansion de la vapeur. Mais on le fait passer pour fou !
En 1682, Denis Papin met en évidence l'énergie que l'on peut tirer en exploitant la force élastique de la vapeur d'eau.

Pour s'en persuader, il suffit de rappeler que :
Dès 1615, Salomon de Caus découvre le principe de l'expansion de la vapeur. Mais on le fait passer pour fou !
En 1682, Denis Papin met en évidence l'énergie que l'on peut tirer en exploitant la force élastique de la vapeur d'eau.
- En 1748, Jacques de Vaucanson présente ce qui semble bien être le premier véhicule se déplaçant de manière autonome (et non animale), au moyen de ressorts. Mais aussi, il a inventé et réalisé le premier différentiel.
- En 1769, Cugnot fabrique un véhicule mu par la force de la vapeur, puis en 1771, un véhicule pour le charroi de l'artillerie : C'est le fameux 'Fardier'.
- Il faut attendre 1860 pour qu'Etienne Lenoir fasse breveter le premier moteur à explosion, alimenté au gaz de pétrole - l'ancêtre du G.P.L., en quelques sortes - et 1862 pour que Beau de Rochas publie une étude décrivant le fonctionnement du moteur à quatre temps. Certains de ces épisodes sont mieux développés dans le chapitre "évolution générale". On y constatera, bien sur, que d'autres pays d'Europe ont joué un rôle important dans cette aventure et il n'est pas question de le nier. Pour autant, le rôle des "savants" français y a été prépondérant, et les réels débuts de la moto se rapprochent de plus en plus.
Il a construit une moto ordinaire; elle ne roule peux être pas vite mais celle ci est pratique et économique puisqu'elle fonctionne seulement avec de la vapeur
Louis-Guillaume Perreaux fabrique ce que beaucoup considèrent aujourd'hui comme la première moto de tous les temps. Ceux qui contestent ce fait prétextent que le moteur qui l'équipait ne fonctionnait pas à essence, mais à vapeur. Partant d'une telle analyse, on peut se dire qu'en 2101, lorsque tous les véhicules fonctionneront avec des moteurs électriques ou atomiques, on prétendra que les Vincent-H.R.D. n'étaient pas des motos !
On est encore très loin d'envisager la production en série, même petite et encore la vente au public.
Source moto-histo.com /- vidéo web
CLUB5A - EPHEMERIDE - Aujourd'hui le 29 juin . Ce jour-là en 1921 naissait Frédéric Dard écrivain français...Un piéton est un monsieur qui va chercher sa voiture !
Cette citation de Frédéric DARD : Un piéton est un monsieur qui va chercher sa voiture. , fait partie des plus belles citations et pensées que nous vous proposons de Frédéric DARD.
Qui est Frédéric DARD ? Célébré pour San Antonio, Frédéric Dard (Frédéric Charles Antoine Dard) est un grand écrivain français, avec une plume en or.
Né en 1921 à Bourgoin-Jallieu (France) et décédé d’une crise cardiaque en 2000, il a fait l’un de ses plus grands succès avec l’incontournable ouvrage « les aventures du commissaire San Antonio ».
On trouve dans la rubrique « Ma première voiture » un article sur Frédéric Dard qui nous raconte son premier voyage entre Les Mureaux et Lyon dans sa Dyna Panhard. Une aventure qui aurait pu figurer dans un San-Antonio.
Source : action-auto-moto
CLUB5A - AUJOURD'HUI C'EST LE 29 JUIN MAIS C'EST AUSSI L'ANNIVERSAIRE DE DIDIER CAVAILLE ....BON ANNIVERSAIRE DIDIER !
Ils sont francs et têtus. Peu agressifs, ils ne se laissent cependant pas faire. Leur gentillesse et leur douceur naturelles ne les empêchent pas de "mordre" s'ils doivent se défendre. Ce sont des amoureux de la nature et des choses simples. Ils détestent les complications. Travailleurs, honnêtes, timides et discrets, ils n'ont que peu d'amis, mais sont très fidèles..
Vient du latin "désirare" Signifie : "Aspirer à, désirer" Se fête le 23 mai.
Evêque de Vienne dans le Dauphiné en 596, Didier l'intrépide n'a peur de rien. Il s'en prend à la reine d'Austrasie et dénonce ses moeurs débauchés. Accusé de viol par des faux témoins à la solde de la reine, il est exilé une première fois. Puis, réintégré à son poste épiscopal, il récidive en s'en prenant aux moeurs de la cour. Cette fois ci, il est assassiné à coups de bâtons par les sbires de la reine, en 606.
Source : prenoms.com
CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Quels véhicules d’occasion perdent le plus de valeur en France, et quels sont ceux qui résistent le mieux ?
Une étude publiée par carVertical révèle que certains modèles perdent plus de 60 % de leur valeur en cinq ans à peine, tandis que d’autres résistent bien mieux à l’érosion du marché.
Acheter une voiture neuve, engendre dès le lendemain une perte financière.
Mais combien, exactement ?
C’est la question à laquelle a tenté de répondre carVertical, spécialiste européen des données automobiles, dans une étude publiée le 25 juin 2026 portant sur des véhicules produits en 2020, suivis pendant cinq ans.
En comparant les prix de vente conseillés par les constructeurs aux valeurs constatées sur le marché de l’occasion, l’entreprise a établi un classement des modèles les plus et les moins résistants à l’érosion du temps. Sachant que certaines voitures perdent plus de 60 % de leur valeur en à peine cinq ans.
Un coût que beaucoup d’acheteurs, selon l’étude, ne mesurent pas au moment de signer.
Sans surprise, ce sont les véhicules électriques qui ressortent grands perdants du classement français. La Renault Zoé arrive en tête avec une perte moyenne de 62,8 % de sa valeur sur cinq ans, devant la Nissan Leaf à -62,2 %, la Volkswagen ID.3 à -58,1 %, l’Audi e-tron à -56,7 % et la Tesla Model 3 à -56,2 %. Ce décrochage s’explique en grande partie par la rapidité des progrès technologiques dans le secteur : les avancées constantes sur les batteries et l’autonomie rendent les premières générations de véhicules électriques rapidement moins attractives sur le marché de l’occasion.
À l’inverse, certains modèles tiennent bien mieux la route. En France, l’Opel Insignia limite sa dépréciation à 53,6 % sur cinq ans, suivie de l’Hyundai Ioniq à -53,9 %, de la BMW Série 7 à -54,1 %, de la BMW i3 à -54,5 % et du Ford Mondeo à -54,8 %. « Un véhicule populaire et perçu comme fiable conserve bien mieux sa valeur qu’un modèle peu recherché, même à prix d’achat équivalent », note CarVertical au sujet de ces véhicules.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...
CLUB5A - A NOTER DANS VOS AGENDAS - LA CONFERENCE DE PRESSE DU 37me TOUR DE L'AUDE AURA LIEU LE 3 JUILLET 2026 A 17H30 A LA CONCESSION RENAULT...
La conférence de presse du Tour de l'Aude aura lieu comme tous les ans à la concession Renault route de Narbonne le 3 juillet 2026 à 17H30...
Nous comptons sur votre présence !
CLUB5A – 29/06 – ALORS,…C’EST QUI LA VEDETTE ?
Vera Jayne Palmer, dite Jayne Mansfield, née le 19 avril 1933 à Bryn Mawr et morte le 29 juin 1967 à Slidell, est une actrice, chanteuse et artiste de cabaret américaine. Sex-symbol au cours des années 1950 et 1960, elle est connue pour ses nombreux coups publicitaires et l'affichage d'une vie personnelle dissolue.
CLUB5A - PILOTE DE LÉGENDE - Henri Pescarolo : « A l’époque, l’automobile n’avait rien d’un gros mot » !!
Il y a tout juste neuf ans, Henri Pescarolo troquait sa combinaison de patron d’écurie pour des habits de conférencier. Dans le cadre du cinquantenaire du Musée des 24 Heures -ex Musée de l’Automobile- et à l’invitation du Conseil Général et du Musée des 24 Heures qui avaient mis sur pied un cycle de conférences sur l’histoire des 24 Heures du Mans, le quadruple vainqueur du Mans était chargé d’évoquer les années 70.
La soirée était animée par le speaker des 24 Heures, Bruno Vandestick. Francis Piquera, le Directeur du Musée des 24 Heures, le cicerone de la conférence, a apporté également quelques précisions historiques au cours de plusieurs interventions. Avec son franc-parler coutumier, Henri Pescarolo a détaillé ces dix années au cours desquelles il a triomphé au Mans trois fois consécutivement au volant de prototypes Matra, avec quelques anecdotes éclairant son propos. C’était donc bien évidemment l’occasion de parler de l’aventure Matra, Henri est tout d’abord revenu sur la décennie précédente sans laquelle la compréhension des années 70 serait illusoire.
Il a tout d’abord rappelé qu’il n’était pas destiné à faire de la course automobile. Avant de faire de la compétition, il était étudiant en médecine. Sa première voiture n’avait d’ailleurs rien d’un bolide puisqu’il s’agissait d’une 4CV. Interrogé sur les rapports entre l’automobile des années 70 et la période actuelle, Henri Pescarolo a noté qu’à l’époque « le mot automobile n’avait rien d’un gros mot », contrairement à ce qui se passe actuellement, l’automobile étant accusée de tous les maux. Il a rappelé à cet effet que c’est le Président Georges Pompidou qui avait donné les moyens à Jean-Luc Lagardère de pouvoir réaliser les ambitions de Matra en lui accordant un prêt remboursable.
L’épopée Matra a commencé en 1965 quand Jean-Luc Lagardère, après avoir racheté les Automobiles René Bonnet et créé Matra Sport, a annoncé devant un auditoire de journalistes ébahis et incrédules que Matra gagnerait les 24 Heures du Mans et serait Champion du Monde de Formule 1. La dernière victoire française au Mans remontait à 1950, avec le succès de la Talbot Lago de Louis et Jean-Louis Rosier…
C’est aussi le début de l’aventure Matra pour Henri. Il a mis le pied à l’étrier dans la compétition grâce à l’opération Ford Jeunesse initiée par Gérard Crombac qui allait fonder Sport Auto, Henri Chemin, Président de Ford France, et Europe 1. Il avait été sélectionné pour courir avec une Lotus Seven (qu’il fallait monter soi-même) parmi une foule de candidats et avait fait une brillante saison. Pour monter l’opération Matra, Jean-Luc Lagardère décida de faire appel à des pilotes d’expérience tels que Jean-Pierre Beltoise ou Jean-Pierre Jaussaud, ainsi qu’à des espoirs français.
Le nom de Pescarolo fut proposé et Henri fut engagé comme « pilote à l’essai », accomplissant une somme de tâches diverses au sein de l’équipe, avant d’être confirmé l’année suivante. En 1966, le programme Matra comprenait d’emblée une partie monoplace et un chapitre endurance. Jean-Luc Lagardère avait inclus dans le cahier des charges du Mans que le proto devait avoir un air de famille avec la Matra 530 routière, ce qui explique le look de la Matra MS620-BRM que Pescarolo pilotait en 1966 avec Jean-Pierre Jaussaud. Le moteur BRM n’étant pas un moteur d’endurance, cette première expérience tourna court, mais 1966 et 1967 furent considérées comme des années d’apprentissage.
Les choses devinrent sérieuses en 1968 (course reportée en septembre en raison des événements du mois de mai) avec pour la première fois le moteur V12 dans la Matra MS630, la seule Matra engagée pour cette édition. C’est la fameuse année où Henri Pescarolo a couru une bonne partie de la nuit sous la pluie et sans essuie-glaces, la hissant en deuxième position! La Matra de Pescarolo/Servoz-Gavin dut renoncer le dimanche après-midi après deux crevaisons. Henri est ensuite passé pudiquement sur l’édition 1969 à laquelle il n’a pas participé à la suite de la fantastique cabriole du mois d’avril sur les Hunaudières avec la Matra 640 et des graves brûlures qu’il subit ce jour-là et dont il porte toujours les traces…
En 1970, les espoirs de victoire pour Matra s’éloignaient cependant avec un changement de réglementation avec deux catégories en protos : les Sport-Prototypes, avec une cylindrée maxi de 3 litres, et les Sport, qui devaient être construits à un minimum de 50 exemplaires, avec une cylindrée de 5 litres maxi, pour aboutir à une certaine équivalence. Mais, comme l’a dit Henri, « les équivalences ne sont pas forcément équivalentes ! » Porsche et Matra ont détourné l’esprit de la réglementation en construisant 50 vrais prototypes, des voitures dominant largement les sport-protos. 1970 fut donc l’année de la première victoire d’une Porsche 917. En 1971, Pescarolo dispute Le Mans sur….Ferrari !
Une Ferrari de la Scuderia Filipinetti. Alors qu’il pensait prolonger son contrat avec Matra en F1, Jean-Luc Lagardère engage Chris Amon aux côtés de Jean-Pierre Beltoise. Pescarolo quitte donc Matra et court donc sur cette Ferrari 512 F avec Mike Parkes. Abandon et deuxième victoire pour la Porsche 917… En 1972, le règlement change de nouveau et la cylindrée des protos est limitée à 3 litres. Jabby Crombac persuade Henri, après avoir longuement insisté, de renouer avec Matra malgré son ressentiment. On annonce à Henri qu’il fera équipe avec Graham Hill sur la Matra 670. « Graham Hill, pas question…C’est un vieux, il a gagné Indianapolis, le Championnat du Monde de F1, il ne sera pas motivé, il va dormir la nuit pendant que je ferai le travail… » Henri se laisse finalement convaincre et ce sera la première victoire Matra au Mans avec comme le dit Pescarolo « une course fabuleuse de Graham Hill, notamment la nuit sous la pluie, un personnage fabuleux, un pilote d’exception et un boute-en-train. »
En 1973, Matra participe au Championnat du Monde des Sports-Prototypes et au Mans. Toute l’année, c’est une bagarre fantastique entre Matra et Ferrari, ponctuée par une victoire de la marque française au Championnat du Monde et au Mans où la Matra 670B de Pescarolo/Larrousse est à la lutte avec la Ferrari 312P de Ickx/Redman avant que celle-ci ne renonce sur ennuis de moteur en fin de parcours. En 1974, « c’est la victoire la plus facile. Ferrari était parti et les autres concurrents étaient moins forts. Ce fut une bataille interne car, chez Matra, il y avait des ego très forts. On avait des tableaux de marche à respecter, mais comme il a plu, ceux-ci étaient impossibles à contrôler. Avec Gérard, nous sommes sortis vainqueurs, mais le grand mérite revient à un mécanicien qui a réussi à réparer la boîte de vitesses en un temps record. »
« En 1975, après avoir tout gagné en endurance, on pensait que Matra allait mettre le paquet en Formule 1 et nous étions tous prêts, mais ce fut la douche froide quand Jean-Luc Lagardère décida d’arrêter le programme Matra afin de consacrer l’argent à la diversification et au développement du Groupe Lagardère. » Henri Pescarolo et Jean-Pierre Beltoise ne sont pas recrutés par Ligier qui a repris les blocs Matra, mais Pescarolo se retrouve cependant au Mans au volant d’une Ligier, une JS3 Cosworth, en compagnie de François Migault. Les deux pilotes sont contraints à l’abandon alors que la voiture sœur, celle de Lafosse/Chasseuil, prend la deuxième place derrière la Gulf-Ford de Ickx/Bell.
La soirée était animée par le speaker des 24 Heures, Bruno Vandestick. Francis Piquera, le Directeur du Musée des 24 Heures, le cicerone de la conférence, a apporté également quelques précisions historiques au cours de plusieurs interventions. Avec son franc-parler coutumier, Henri Pescarolo a détaillé ces dix années au cours desquelles il a triomphé au Mans trois fois consécutivement au volant de prototypes Matra, avec quelques anecdotes éclairant son propos. C’était donc bien évidemment l’occasion de parler de l’aventure Matra, Henri est tout d’abord revenu sur la décennie précédente sans laquelle la compréhension des années 70 serait illusoire.
Il a tout d’abord rappelé qu’il n’était pas destiné à faire de la course automobile. Avant de faire de la compétition, il était étudiant en médecine. Sa première voiture n’avait d’ailleurs rien d’un bolide puisqu’il s’agissait d’une 4CV. Interrogé sur les rapports entre l’automobile des années 70 et la période actuelle, Henri Pescarolo a noté qu’à l’époque « le mot automobile n’avait rien d’un gros mot », contrairement à ce qui se passe actuellement, l’automobile étant accusée de tous les maux. Il a rappelé à cet effet que c’est le Président Georges Pompidou qui avait donné les moyens à Jean-Luc Lagardère de pouvoir réaliser les ambitions de Matra en lui accordant un prêt remboursable.
C’est aussi le début de l’aventure Matra pour Henri. Il a mis le pied à l’étrier dans la compétition grâce à l’opération Ford Jeunesse initiée par Gérard Crombac qui allait fonder Sport Auto, Henri Chemin, Président de Ford France, et Europe 1. Il avait été sélectionné pour courir avec une Lotus Seven (qu’il fallait monter soi-même) parmi une foule de candidats et avait fait une brillante saison. Pour monter l’opération Matra, Jean-Luc Lagardère décida de faire appel à des pilotes d’expérience tels que Jean-Pierre Beltoise ou Jean-Pierre Jaussaud, ainsi qu’à des espoirs français.
Le nom de Pescarolo fut proposé et Henri fut engagé comme « pilote à l’essai », accomplissant une somme de tâches diverses au sein de l’équipe, avant d’être confirmé l’année suivante. En 1966, le programme Matra comprenait d’emblée une partie monoplace et un chapitre endurance. Jean-Luc Lagardère avait inclus dans le cahier des charges du Mans que le proto devait avoir un air de famille avec la Matra 530 routière, ce qui explique le look de la Matra MS620-BRM que Pescarolo pilotait en 1966 avec Jean-Pierre Jaussaud. Le moteur BRM n’étant pas un moteur d’endurance, cette première expérience tourna court, mais 1966 et 1967 furent considérées comme des années d’apprentissage.
Les choses devinrent sérieuses en 1968 (course reportée en septembre en raison des événements du mois de mai) avec pour la première fois le moteur V12 dans la Matra MS630, la seule Matra engagée pour cette édition. C’est la fameuse année où Henri Pescarolo a couru une bonne partie de la nuit sous la pluie et sans essuie-glaces, la hissant en deuxième position! La Matra de Pescarolo/Servoz-Gavin dut renoncer le dimanche après-midi après deux crevaisons. Henri est ensuite passé pudiquement sur l’édition 1969 à laquelle il n’a pas participé à la suite de la fantastique cabriole du mois d’avril sur les Hunaudières avec la Matra 640 et des graves brûlures qu’il subit ce jour-là et dont il porte toujours les traces…
En 1970, les espoirs de victoire pour Matra s’éloignaient cependant avec un changement de réglementation avec deux catégories en protos : les Sport-Prototypes, avec une cylindrée maxi de 3 litres, et les Sport, qui devaient être construits à un minimum de 50 exemplaires, avec une cylindrée de 5 litres maxi, pour aboutir à une certaine équivalence. Mais, comme l’a dit Henri, « les équivalences ne sont pas forcément équivalentes ! » Porsche et Matra ont détourné l’esprit de la réglementation en construisant 50 vrais prototypes, des voitures dominant largement les sport-protos. 1970 fut donc l’année de la première victoire d’une Porsche 917. En 1971, Pescarolo dispute Le Mans sur….Ferrari !
Une Ferrari de la Scuderia Filipinetti. Alors qu’il pensait prolonger son contrat avec Matra en F1, Jean-Luc Lagardère engage Chris Amon aux côtés de Jean-Pierre Beltoise. Pescarolo quitte donc Matra et court donc sur cette Ferrari 512 F avec Mike Parkes. Abandon et deuxième victoire pour la Porsche 917… En 1972, le règlement change de nouveau et la cylindrée des protos est limitée à 3 litres. Jabby Crombac persuade Henri, après avoir longuement insisté, de renouer avec Matra malgré son ressentiment. On annonce à Henri qu’il fera équipe avec Graham Hill sur la Matra 670. « Graham Hill, pas question…C’est un vieux, il a gagné Indianapolis, le Championnat du Monde de F1, il ne sera pas motivé, il va dormir la nuit pendant que je ferai le travail… » Henri se laisse finalement convaincre et ce sera la première victoire Matra au Mans avec comme le dit Pescarolo « une course fabuleuse de Graham Hill, notamment la nuit sous la pluie, un personnage fabuleux, un pilote d’exception et un boute-en-train. »
En 1973, Matra participe au Championnat du Monde des Sports-Prototypes et au Mans. Toute l’année, c’est une bagarre fantastique entre Matra et Ferrari, ponctuée par une victoire de la marque française au Championnat du Monde et au Mans où la Matra 670B de Pescarolo/Larrousse est à la lutte avec la Ferrari 312P de Ickx/Redman avant que celle-ci ne renonce sur ennuis de moteur en fin de parcours. En 1974, « c’est la victoire la plus facile. Ferrari était parti et les autres concurrents étaient moins forts. Ce fut une bataille interne car, chez Matra, il y avait des ego très forts. On avait des tableaux de marche à respecter, mais comme il a plu, ceux-ci étaient impossibles à contrôler. Avec Gérard, nous sommes sortis vainqueurs, mais le grand mérite revient à un mécanicien qui a réussi à réparer la boîte de vitesses en un temps record. »
« En 1975, après avoir tout gagné en endurance, on pensait que Matra allait mettre le paquet en Formule 1 et nous étions tous prêts, mais ce fut la douche froide quand Jean-Luc Lagardère décida d’arrêter le programme Matra afin de consacrer l’argent à la diversification et au développement du Groupe Lagardère. » Henri Pescarolo et Jean-Pierre Beltoise ne sont pas recrutés par Ligier qui a repris les blocs Matra, mais Pescarolo se retrouve cependant au Mans au volant d’une Ligier, une JS3 Cosworth, en compagnie de François Migault. Les deux pilotes sont contraints à l’abandon alors que la voiture sœur, celle de Lafosse/Chasseuil, prend la deuxième place derrière la Gulf-Ford de Ickx/Bell.
En 1976, alors qu’on lui propose un volant chez Porsche, Pescarolo se laisse convaincre par Vic Elford et Charles James, le PDG d’Inaltera, d’intégrer ce nouveau programme sportif. Porsche va gagner, mais l’Inaltera de Pescarolo/Beltoise va terminer huitième et remporter le groupe GTP.
En 1977, Pescarolo fait équipe avec Jacky Ickx sur une Porsche 936 officielle aux couleurs du Martini Racing.
Les deux hommes ont déjà remporté trois fois chacun les 24 Heures du Mans et forment l’équipage à battre. Pescarolo abandonne très tôt en raison de la toute première casse d’une bielle sur un moteur Porsche ! Jacky Ickx passe en renfort sur la 936 de Jürgen Barth et Hurley Haywood, et remporte la course!
Les deux hommes ont déjà remporté trois fois chacun les 24 Heures du Mans et forment l’équipage à battre. Pescarolo abandonne très tôt en raison de la toute première casse d’une bielle sur un moteur Porsche ! Jacky Ickx passe en renfort sur la 936 de Jürgen Barth et Hurley Haywood, et remporte la course!
En 1978, Pescarolo fait équipe, toujours chez Porsche, avec Jochen Mass, mais celui-ci sort de la piste au raccordement. C’est l’année de la victoire de l’Alpine-Renault A442B de Pironi/Jaussaud.
En 1979, Pescarolo se retrouve au volant d’une Rondeau Cosworth M379 Groupe 6, la réglementation ayant évolué. Il termine 10e avec Jean-Pierre Beltoise, l’année de la victoire de la Porsche 935 de Klaus Ludwig et des frères Whittington.
A propos de Porsche, Henri Pescarolo rappelait qu’en 1982, Jean Rondeau a été indûment privé du titre de Champion du Monde des Constructeurs, Porsche ayant réussi à faire prendre en compte les points marqués par une…Porsche 911 au Nürburgring! Jean Rondeau prendra sa revanche en 1980 avec sa victoire sur la Rondeau M379B associé à Jean-Pierre Jaussaud après une belle lutte avec la Porsche de Ickx/Joest. Pescarolo faisait équipe avec Jean Ragnotti qui est petit alors que Pescarolo, comme chacun sait, est plutôt grand. A la question qu’on lui posait à l’époque sur la difficulté, au moment des changements de pilote, d’avoir deux pilotes de taille aussi différente, Henri répondait : « C’est simple. Je reste dans la voiture et Jeannot s’assied sur mes genoux!! »
Source : endurance-classic.com/Daniel Pierrejean
A propos de Porsche, Henri Pescarolo rappelait qu’en 1982, Jean Rondeau a été indûment privé du titre de Champion du Monde des Constructeurs, Porsche ayant réussi à faire prendre en compte les points marqués par une…Porsche 911 au Nürburgring! Jean Rondeau prendra sa revanche en 1980 avec sa victoire sur la Rondeau M379B associé à Jean-Pierre Jaussaud après une belle lutte avec la Porsche de Ickx/Joest. Pescarolo faisait équipe avec Jean Ragnotti qui est petit alors que Pescarolo, comme chacun sait, est plutôt grand. A la question qu’on lui posait à l’époque sur la difficulté, au moment des changements de pilote, d’avoir deux pilotes de taille aussi différente, Henri répondait : « C’est simple. Je reste dans la voiture et Jeannot s’assied sur mes genoux!! »
Source : endurance-classic.com/Daniel Pierrejean
dimanche 28 juin 2026
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