lundi 16 février 2026
CLUB5A - EPHEMERIDE - Aujourd'hui le 16 février . Ce jour-là en 1906 c'était la première utilisation d'un drapeau à damier pour mettre fin à une course automobile..
Les courses de la Coupe Vanderbilt du début du XXe siècle comptaient parmi les événements les plus prestigieux des débuts de l'automobile. Les courses audacieuses ont conquis le cœur et l'esprit des pilotes et des spectateurs à partir de 1904.
Cependant, lors de la course de 1906 dans le comté de Nassau, New York, quelque chose s'est produit qui allait changer à jamais l'histoire de la course automobile (probablement). Selon VanderbiltCupRaces.com, le partant de la course Fred Wagner a agité un drapeau à damiers alors que le pilote de Darracq Louis Wagner franchissait la ligne d'arrivée en première place ce jour-là en 1906.
Il s'agit apparemment de la première utilisation d'un tel drapeau, une tradition qui dure depuis. . L'événement est illustré ci-dessus. On peut voir Willie K. Vanderbilt saluer le pilote gagnant.
Source : automotivehistory.org/
CLUB5A - COMMUNICATION SPONSORING - RENVOYEZ LA BALLE : FAITES TRAVAILLER NOS SPONSORS !..
Pendant cette période de crise, les entreprises passionnées de véhicules anciens sur l’ensemble des métiers ont fait la preuve d’un engagement sans failles et le club des 5A CARCASSONNE les en remercie !
Pour que notre association puisse tenir dans la durée, le soutien de ces entreprises est extrêmement précieux.
Chaque année nos sponsors nous remettent une enveloppe et quelques soit le montant nous sommes reconnaissants de ce geste de sympathie et de générosité !
Cet argent nous permet de financer des fournitures comme des plaques de rallyes ou autres…
Nous demandons à nos nombreux adhérents de favoriser ces différents établissements.
Pour certains, en présentant la carte du club, vous bénéficierez d’une remise.
(Voir le détail dans le menu coté droit de ce blog pour chaque sponsor en cliquant sur « l’image » correspondant à celui qui est susceptible de vous intéresser.)
Que chacun de nos donateurs soit ici chaleureusement remercié !
CLUB5A - AGENDA - LE 22 FEVRIER 2026 SORTIE MOTOS DANS LES CORBIERES...DIRECTION SERVIES EN VAL - INSCRIVEZ-VOUS !
Le dimanche 22 février notre balade nous amènera donc dans les corbières occidentales jusqu’à Serviès en val.
Découvrez le superbe parcours...
Régis 06 23 87 60 32 Alain 06 88 78 37 34
CLUB5A – 16/02 – ALORS,…C’EST QUI LA VEDETTE ?
John McEnroe, né le 16 février 1959 à Wiesbaden, est un joueur de tennis américain, professionnel de 1977 à 1992. Gaucher, il a dominé le tennis au début des années 1980 avec Björn Borg, Jimmy Connors et Ivan Lendl.
CLUB5A - LA SAGA DES MARQUES AUTOMOBILES - LES VOITURES ARIES ...LE SPÉCIALISTE DE LA VOITURE DE LUXE !!
Ariès est une ancienne firme française de fabrication d'automobiles et de camions active entre 1903 et 1938. Elle a été créée en 1903 par le baron Charles Petiet. La marque, qui s'est illustrée dans le domaine de la voiture de luxe, a disparu en 1938.
Ingénieur récemment diplômé de l'École centrale des arts et manufactures de Paris Charles Petiet crée en 1903 la Société des Automobiles Ariès, d'abord à Asnières avant d'être transférée à Villeneuve-la-Garenne, quai d'Argenteuil (aujourd'hui quai Sisley).
Le nom « ariès » est la traduction latine du mot bélier, un animal qui symbolise la force, l'audace et l'agilité, des qualités que le baron tient à retrouver dans ses automobiles. Le choix du quai d'Argenteuil est dicté à cause d'un contrat signé avec l'usine Aster de Villeneuve-la-Garenne pour la fourniture des moteurs qui équiperont les premiers modèles. Le lycée Charles Petiet [archive] de l'automobile, à Villeneuve-la-Garenne, porte aujourd'hui le nom du créateur de la marque Ariès (un exemplaire original d'une automobile Aries est exposé dans le hall d'accueil de l'établissement).
Le baron Petiet entend concevoir des voitures qui soient de qualités et robustes. Le succès de ses premiers modèles l'encourage dans cette voie.
• Fin 1903, un représentant de commerce entreprend un tour de France automobile d'environ 5 000 km au volant d'une 12/14 HP (type B) sans incidents mécaniques. C'est une superbe publicité qui vient à point pour cette entreprise naissante.
• En 1904 une gamme complète de véhicules voit le jour, elle s'étend du modèle 8/10 HP (type C) bi-cylindres au modèle 30/35 HP (type F) à quatre cylindres. Rapidement, les « anciens » modèles se perfectionnent et de nouveaux font leur apparition.
Le type G3 à quatre cylindres, rallie l'usine de Lyon[réf. nécessaire] à 500 km en moins de 8 heures avec une consommation de 10 litres aux 100, un record pour l'époque. Cette même année Ariès établit le record de vitesse du mile à Ostende avec 106 km/h. Parallèlement au développement des voitures de tourisme, des véhicules utilitaires de 2 à 3 tonnes de charge utile sont étudiés et des fourgons participent aux manœuvres militaires. La firme construit des omnibus qui seront les premiers à assurer le transport de voyageurs en milieu rural.
• En 1906, la marque commercialise le luxueux modèle 50 HP de 12 litres de cylindrée.
Ariès de 1907.
• En 1907, les modèles 20/30 HP (type P) sont lancés, ils constitueront les modèles phares de la marque jusqu'à la guerre. C'est à bord d'un modèle de la série O qu'Edmond Borde, beau-frère de Charles Petiet, réussit à rallier Paris et Madrid en 48 heures avec une consommation moyenne de 11,5 litres aux 100. Cette expérience prouve que des voitures populaires peuvent être les égales des grandes au niveau de l'endurance et des performances.
En tant que constructeur de véhicules industriels l'entreprise lance deux nouveaux modèles aux extrémités de la gamme de 700 kg et de 4,5 et 6,5 tonnes de charge utile. La marque fournit également les pays étrangers en exportant des autobus à étage pour Londres, des taxis pour New York et des camions partent pour l'Espagne et l'Amérique latine.
Toujours en 1907, Ariès conçoit sa première voiture de course dérivée du châssis de la 20/30 HP, avec un moteur à quatre cylindres à arbre à cames en tête, une boîte de vitesses à quatre rapports et une transmission classique. Engagée dans le circuit des Ardennes puis à la Coupe de la Presse et enfin à la Coppa Florio en Italie, la voiture ne fait que de la figuration. Néanmoins, le baron Petiet persiste dans la compétition et il concentre ses efforts sur le type VT monocylindre à un arbre à cames en tête avec quatre soupapes.
• En 1908, cette voiturette remporte quelques victoires et places d'honneurs. Mais Charles Petiet stoppe provisoirement la participation d'Ariès en course. Alors que les types CE et Q de haut de gamme, dérivés du type L sortent des chaînes, la crise économique frappe. La tendance est alors aux modèles populaires et bon marché, l'usine de Villeneuve-la-Garenne produit alors une 6 HP (type B).
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Ariès participe à l'effort et augmente le rythme de sa production. Plus de 3 000 camions 18/24 HP seront fabriqués durant la guerre, ainsi que quelques voitures de tourisme destinées à l'État Major. Dans le domaine des utilitaires, si l'immédiat après-guerre a été satisfaisant, les affaires périclitent, surtout à partir de 1923. Non seulement la demande s'essouffle, mais la concurrence se fait de plus en plus sérieuse avec Berliet et Renault en particulier.
Les ventes des automobiles sont elles aussi menacées et alors que de nombreuses marques disparaissent, Ariès s'efforce de survivre en simplifiant progressivement son catalogue, pour s'orienter vers un modèle unique avec la 9-40 qui possède un moteur à distribution mixte. À cause de la crise, le baron Petiet suggère une coalition qui regrouperait les différents constructeurs français.
Cette solution n'aboutit pas. Certains constructeurs réorientent leurs activités vers les véhicules industriels, comme Berliet et Unic, ou vers la production de moteurs d'avion, comme Hispano-Suiza et Salmson. D'autres s'unissent tels Mathis et Ford, mais ces unions de circonstance se terminent toutes aux dépens du plus petit des partenaires. Ce petit constructeur a produit environ 20 000 châssis seulement en 35 ans, soit moins de deux par jour en moyenne. Il n'a pas pu résister face aux gros industriels produisant cent fois plus vite. Le baron Petiet ne veut pas d'un mariage forcé, alors en 1938 il décide de mettre un terme l'aventure et la marque Ariès disparaît comme marque indépendante.
Source : WKPDIA/CC-BY-SA-3.0-okdaccord49
Le nom « ariès » est la traduction latine du mot bélier, un animal qui symbolise la force, l'audace et l'agilité, des qualités que le baron tient à retrouver dans ses automobiles. Le choix du quai d'Argenteuil est dicté à cause d'un contrat signé avec l'usine Aster de Villeneuve-la-Garenne pour la fourniture des moteurs qui équiperont les premiers modèles. Le lycée Charles Petiet [archive] de l'automobile, à Villeneuve-la-Garenne, porte aujourd'hui le nom du créateur de la marque Ariès (un exemplaire original d'une automobile Aries est exposé dans le hall d'accueil de l'établissement).
• Fin 1903, un représentant de commerce entreprend un tour de France automobile d'environ 5 000 km au volant d'une 12/14 HP (type B) sans incidents mécaniques. C'est une superbe publicité qui vient à point pour cette entreprise naissante.
• En 1904 une gamme complète de véhicules voit le jour, elle s'étend du modèle 8/10 HP (type C) bi-cylindres au modèle 30/35 HP (type F) à quatre cylindres. Rapidement, les « anciens » modèles se perfectionnent et de nouveaux font leur apparition.
• En 1905, ce sont les types G (18/22 HP ou 30/35 HP) puis I (12/15 HP puis 18/22 HP). La marque remporte cette année-là trois compétitions pour voitures de tourisme: le Concours de l'A.C. de Touraine sur 30 hp, la Coupe de Compiègne de l'A.C. de l'Oise aussi sur 30 hp, et surtout le 22 décembre le "Concours de Ville" sur 100 kilomètres dans Paris organisé par l'Automobile Club de France à l'occasion du salon de l'automobile, avec une 12-15 hp1.
• En 1907, les modèles 20/30 HP (type P) sont lancés, ils constitueront les modèles phares de la marque jusqu'à la guerre. C'est à bord d'un modèle de la série O qu'Edmond Borde, beau-frère de Charles Petiet, réussit à rallier Paris et Madrid en 48 heures avec une consommation moyenne de 11,5 litres aux 100. Cette expérience prouve que des voitures populaires peuvent être les égales des grandes au niveau de l'endurance et des performances.
En tant que constructeur de véhicules industriels l'entreprise lance deux nouveaux modèles aux extrémités de la gamme de 700 kg et de 4,5 et 6,5 tonnes de charge utile. La marque fournit également les pays étrangers en exportant des autobus à étage pour Londres, des taxis pour New York et des camions partent pour l'Espagne et l'Amérique latine.
Toujours en 1907, Ariès conçoit sa première voiture de course dérivée du châssis de la 20/30 HP, avec un moteur à quatre cylindres à arbre à cames en tête, une boîte de vitesses à quatre rapports et une transmission classique. Engagée dans le circuit des Ardennes puis à la Coupe de la Presse et enfin à la Coppa Florio en Italie, la voiture ne fait que de la figuration. Néanmoins, le baron Petiet persiste dans la compétition et il concentre ses efforts sur le type VT monocylindre à un arbre à cames en tête avec quatre soupapes.
• En 1908, cette voiturette remporte quelques victoires et places d'honneurs. Mais Charles Petiet stoppe provisoirement la participation d'Ariès en course. Alors que les types CE et Q de haut de gamme, dérivés du type L sortent des chaînes, la crise économique frappe. La tendance est alors aux modèles populaires et bon marché, l'usine de Villeneuve-la-Garenne produit alors une 6 HP (type B).
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Ariès participe à l'effort et augmente le rythme de sa production. Plus de 3 000 camions 18/24 HP seront fabriqués durant la guerre, ainsi que quelques voitures de tourisme destinées à l'État Major. Dans le domaine des utilitaires, si l'immédiat après-guerre a été satisfaisant, les affaires périclitent, surtout à partir de 1923. Non seulement la demande s'essouffle, mais la concurrence se fait de plus en plus sérieuse avec Berliet et Renault en particulier.
Les ventes des automobiles sont elles aussi menacées et alors que de nombreuses marques disparaissent, Ariès s'efforce de survivre en simplifiant progressivement son catalogue, pour s'orienter vers un modèle unique avec la 9-40 qui possède un moteur à distribution mixte. À cause de la crise, le baron Petiet suggère une coalition qui regrouperait les différents constructeurs français.
Cette solution n'aboutit pas. Certains constructeurs réorientent leurs activités vers les véhicules industriels, comme Berliet et Unic, ou vers la production de moteurs d'avion, comme Hispano-Suiza et Salmson. D'autres s'unissent tels Mathis et Ford, mais ces unions de circonstance se terminent toutes aux dépens du plus petit des partenaires. Ce petit constructeur a produit environ 20 000 châssis seulement en 35 ans, soit moins de deux par jour en moyenne. Il n'a pas pu résister face aux gros industriels produisant cent fois plus vite. Le baron Petiet ne veut pas d'un mariage forcé, alors en 1938 il décide de mettre un terme l'aventure et la marque Ariès disparaît comme marque indépendante.
Source : WKPDIA/CC-BY-SA-3.0-okdaccord49
CLUB5A - REPONSE AU JEU : DU QUI EST QUI ...MERCI DE VOTRE PARTICIPATION !
Merci à tous d'avoir pris part à ce jeu et félicitations à notre vainqueur : MICHEL MARPINARD
C'est lui qui a répondu le plus rapidement et a deviné qui était derrière cette image. C'était bien Véronique !
Bien joué !
Toutefois, il reste encore des questions à résoudre avant la prochaine assemblée générale.
Nous vous remercions tous d'avoir été si nombreux à jouer...
Restez branchés, car le 15 Mars, une autre énigme sera publiée sur notre blog et notre page Facebook.
Restez connectés !
dimanche 15 février 2026
CLUB5A - A VOS AGENDAS - LE SALON VINTAGE DE CARCASSONNE DU 6 AU 8 MARS 2026 FAIT APPEL AUX COLLECTIONNEURS DE VOITURES ANCIENNES...
Un show sera proposé lors de la 5e édition du salon Carca Vintage, les 6, 7, 8 mars prochains à Carcassonne.
Le compte à rebours est lancé pour le 5e Salon Vintage de Carcassonne.
Cela signifie une préparation intensive pour les passionnées du style Pin-Up et de la danse rétro avec des défilés et des spectacles de danse qui captiveront le public lors de l’événement.
Pour cette occasion les organisateurs font appel aux possesseurs de véhicules de collection et demandent à ceux d'exposer des véhicules afin de participer à ces journées vintage..
Afin de remercier les collectionneurs un repas sera offert pour le pilote...
Cette édition 2026 s’annonce comme un événement incontournable, pour les petits et les grands !
Organisé pour la première fois au Centre des Congrès de Carcassonne dans un espace magnifique.
Le CarcaVintage 2026 est donc une véritable célébration du rétro, avec des animations adaptées à tous les âges durant la journée et des moments plus festifs en soirée. Un week-end à ne pas manquer !
L'organisation de cet événement en collaboration avec le club 5A, encourage ses membres à exposer leurs voitures anciennes le samedi 7 mars 2026.
Contact et renseignements : vintiesandco11@gmail.com
où pour les membres du club : Patrick Cilia : 06.35.9258.23
CLUB5A - IMAGE D'ARCHIVE - THE CULT OF THE TON UP BOY...
Café Racer Forever
Le terme café racer est toujours utilisé pour décrire les motos et motards d'un certain style. Un café racer est une moto qui a été modifiée pour la vitesse et la maniabilité au détriment du confort.
Aujourd'hui digne de la mention « culture café racer », le terme « Café Racer » existe depuis les années 1950 en référence aux motos utilisées pour les courses anglaises allant d'un café à un autre café ; mais le terme prend aujourd'hui une nouvelle ampleur en regroupant tous les amateurs de motos japonaise, italienne, anglaise allant des années 1950, jusqu'à la fin des années 1970.
Le mouvement se distingue ainsi des motards ayant choisis une Harley ou une japonaise moderne.
Ces motard ne suivent pas la mode et la musique du mouvement initial des « Rockers », anciens ou nouveaux, mais s'habille dans un style plus moderne et confortable avec quelques aspects rappelant les « Rockers ». Jeans, veste de moto en cuir noir ou marron, bottes ou chaussures, casque au norme ; les café racer modernes se distinguent ainsi du mouvement de base qui allait jusqu'à dicter les marques à porter ou non.
Ils empruntent leur références aux Greaser américains , au rock britannique et au motard moderne, pour créer un style unique à part entière.
L'alcool affectant la conduite, et étant dangereux lorsqu'il est associé à tout sport mécanique ; cela explique le choix des Café Racer qui préféraient s'arrêter pour boire un café plutôt qu'une boisson alcoolisée. Cet aspect oppose radicalement les Café Racer aux Choppers américains, l'alcool étant plutôt accepté dans la culture et l'imaginaire culturel des choppers.
Source : perso.numericable.fr/cozinet
CLUB5A – 15/02 - PARTICIPEZ AU JEU DU "QUI EST QUI" - QUELLE EST LA PERSONNE DERRIERE CETTE IMAGE ?
L’intelligence artificielle utilise des techniques pour imiter le fonctionnement du cerveau.
Tandis que l’IA occupe une place croissante dans nos vies, elle ouvre aujourd’hui autant de possibilités, par exemple transformer une photo…
Pour participer à ce jeu vous devrez deviner de quelle personne il s’agit. Cette personne, vous la connaissez, car elle participe à nos sorties et fait partie du club ou en est un sympathisant. Une devinette vous sera proposée tous les mois et vous avez quelques jours pour y répondre….
Le premier qui devine ce personnage aura gagné et accumulera un nombre de points et sera peut-être le gagnant.
Nous attendons vos réponses soit à travers le blog, dans : laisser un commentaire en bas du menu du blog clubdes5a.blogspot.com dans le formulaire de contact ou sur facebook.com/club5des5A/
La personne qui aura le plus de réponses exactes aura gagnée et sera récompensée à la prochaine A-G.
Rendez-vous le 15 Mars pour une nouvelle énigme.
À vous de jouer !
CLUB5A - TECHNIQUE ET RESTAURATION - La Citroën Rosalie « Speedster » la renaissance d’une voiture oubliée !!
Interview automobile : La Citroën Rosalie « Speedster », la renaissance d’une voiture oubliée.
La restauration d’une voiture ancienne est toujours le résultat d’un dur labeur. Mais quel bonheur !
Quelle satisfaction de voir sa voiture rouler à nouveau sur les routes.
D’autres se lancent dans l’incroyable aventure de reconstruire une voiture unique, hélas, disparue !
ABSOLUTELY CARS rend hommage, ce mois-ci, au travail d’un passionné, Alain Lassalle, qui mit en oeuvre tout son savoir-faire pour faire revivre un exemplaire spécial, présenté sous forme de prototype : la Citroën Rosalie 15 Speedster de Jean Clément Daninos.
Ce projet est sa plus grande réussite personnelle et sa plus grande fierté. Et il faut dire que le résultat est magistral ! Après une première partie consacrée à la reconstruction de ce modèle où chaque étape de cet immense projet vous a été détaillée, nous vous proposons de découvrir cette sublime Citroën Rosalie Speedster de 1933, seule réplique officiellement reconnue, à travers le regard de celui qui l’a imaginé : son concepteur-architecte !
Déjà passionné de Citroën anciennes, j’ai été embauché au sein de la marque en 1973. En lisant un livre, justement, j’ai vu cette Citroën Rosalie 15 « Speedster » qui a été attribué à Jean Clément Daninos, en 1986, par Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff (auteurs du livre « La Traction d’amour, un roman », ndlr). Cette image, encore présente dans la médiathèque Citroën, m’est restée en tête. En parallèle à cela, j’avais, avec deux amis, un projet : concevoir une réplique de Citroën Traction 22.
Mais cela ne s’est pas réalisé après une mésentente financière. A partir de ce moment là, je me suis décidé à continuer sur mon idée et de construire une réplique de véhicule. Ce fut la Citroën Rosalie 15 Speedster. Il s’agit d’une voiture sublime avec une ligne d’inspiration américaine que l’on doit à Jean Daninos, alors carrossier spécial de Citroën, et André Citroën. Ce dernier était en relation forte avec Chrysler.
Remontons le temps, à l’époque d’André Citroën. Quelle aurait été sa réaction face à votre réalisation ? Je pense qu’il serait partagé entre le sentiment de protéger son entreprise et le look de la voiture, car lorsque ce véhicule a été présenté à André Citroën, dans les années 1930, celui-ci a déclaré: « Ne la présentez pas. On ne vendra pas plus de voitures de série. ». En effet, en grande difficultés financières, la clientèle connaissaient déjà la venue de la Citroën Traction et les ventes de la Citroën Rosalie ne cessaient de chuter. Si Jean Daninos avait présenté cette déclinaison de la Citroën Rosalie, plus esthétique et plus racée que celle, alors, commercialisée, Citroën n’aurait plus, du tout, vendue de Rosalie.
La réticence de Citroën est visible à travers de la presse qui n’a pas fait la promotion à grande échelle. Aujourd’hui, si ces deux personnages étaient encore vivants, ils prendraient du plaisir à retrouver cette voiture, en particulier Jean Daninos. On lui a, notamment, présenté une voiture en cours de restauration : une Bentley Cresta. Au terme du processus, il l’a boudé. Il manquait deux pièces, d’où un caractère très, voire trop, pointilleux. De nos jours, la production se ferait sur demande ou en quantité limitée. Comment pouvons-nous qualifier cette Citroën Rosalie 15 Speedster ? En trois mots ? Je dirais esthétique, ostentatoire et luxueuse pour son époque. Sa répartition de volume et de masse diffère vraiment de la gamme proposée à l’époque. De plus, le choix des couleurs, avec mon épouse, a été difficile.
On a longtemps cherché la teinte. Cela nous a pris au moins un an ! Je pense qu’on a trouvé la bonne. C’est une voiture que l’on peut utiliser dans beaucoup de circonstances et balades du week-end. La Citroën Rosalie 15 Speedster s’intègre parfaitement dans la circulation d’aujourd’hui. Ce modèle a mis 6 ans pour voir le jour. Quel a été le processus mis en place pour réaliser ce modèle unique ? Contrairement aux méthodes actuelles, c’est-à-dire numériques, comme j’ai pu les utiliser, le process, pour cette Citroën Rosalie Speedster, fut empirique. J’ai commencé par la réalisation de plans à la main, à partir de trois photos, une d’archive et deux trouvées sur le net. L’appui de l’Amicale Facel-Vega et le dédoublement de ma personne en « Jean Daninos » et « Figoni » (carrossier italien ayant travaillé sur le modèle originel, ndlr), m’ont permis d’en comprendre l’architecture.
Le châssis est celui de la Citroën Rosalie 15 mais la carrosserie est issu de l’esprit de ces carrossiers. Le premier était spécialiste dans l’acier et le second dans le bois. J’ai pris le parti pris de concevoir la Citroën Rosalie 15 Speedster intégralement en acier. Un bon choix, car cela s’est confirmé avec des archives de Facel Vega : la structure était uniquement en acier. Comment avez-vous fait pour vérifier les caractéristiques techniques et mécaniques de la Citroën Rosalie 15 Speedster de Jean Daninos ? Il y a très peu d’endroits qui permettent de corroborer mes plans et ceux de l’époque. Citroën ne disposait d’aucune information et l’Amicale Facel-Vega n’avait quelques références. C’est pour cela que je me suis mis à la place de Jean Daninos et Figoni.
A part la caisse en acier, le reste est de série. On parle de « Carry over » (c’est-à-dire de reporter des pièces déjà existantes sur d’autres modèles, ndlr), méthode employée par Jean Daninos pour la Citroën Rosalie et la Citroën C6. Pouvez-vous nous dire combien d’heures de travail avez-vous consacré à ce projet ? Je les ai estimé à environ 5000 heures de travail, sachant que l’ensemble a pris forme à mon domicile, dans mon garage de 25m2 dont la largeur est de 2,90 mètres ! On ne travaillait que sur un côté à la fois. On peut dire que c’est un projet d’artisan, sur-mesure, avec un bagage automobile personnel conséquent.
Sans ça, je n’y serais pas parvenu aussi bien, autant l’esthétique que pour l’architecture. Il faut avoir une bonne synthèse de la voiture avec ce qu’elle va produire comme effet sur le public et le comportement routier, principalement en matière de sécurité. Ce projet était titanesque. L’avez-vous réalisé seul ou avez-vous collaboré avec d’autres personnes ?
Un carrossier, à qui j’ai confié les pièces pré-montées, a réalisé les soudures et l’assemblage. Un sellier s’est chargé des sièges et a réalisé les coutures sur une ossature préalablement conçue par mes soins. La capote fut réalisée en famille avec ma belle-sœur qui s’occupe de confectionner des blousons de cuir. Le châssis est issu de mes anciens collègues de travail, chez 3D Concept Car.
Enfin, côté mécanique, le bloc-moteur est intégralement fait maison, sans faire appel à un professionnel. Seul le système de freinage a nécessité l’intervention d’une petite entreprise de tournage-fraisage locale qui m’a repris certaines pièces et les tambours. Dans tous les cas, on n’oublie pas les amis et la famille qui comptent et qui font la réussite cette aventure humaine. Nos connaissances et compétences ne suffisent pas. Pour ce projet, avez-vous reçu un soutien particulier de passionnés, de clubs ou encore Citroën ? Pour faire un tel projet, il faut avoir l’appui des responsables de la marque à l’image de L’Aventure Peugeot-Citroën et de Citroën Héritage. On ajoute l’accompagnements des passionnés et clubs de collectionneurs.
Ces derniers doutaient fortement du projet mais à la vue de celui-ci, ils ne pouvaient que constater le résultat final. Il ne faut pas oublier l’assurance qui doit prendre en charge un véhicule type « prototype » avec l’ensemble des modifications apportées. Les dossiers administratifs ont été appuyés par la préfecture. C’est un sujet qui peut en rebuter beaucoup ! Il s’agit déjà de posséder la voiture « donneuse », celle qui donne son châssis. On demande alors au constructeur de délivrer un certificat d’authenticité qui approuve que le véhicule a bien existé et qu’il s’agit bien d’une réplique. Dans le cas présent, le modèle originel est « transformé ». J’ai donc présenté la carte grise de collection à la préfecture. On présente la voiture avec un contrôle technique, mais celle-ci n’en disposait pas. Une dérogation est alors délivrée par le préfet : une carte grise sans CT. Le destin a voulu que je sois tombé sur un passionné « Citroën » qui a, tout de suite, compris la démarche.
Cette Citroën Rosalie 15 Speedster a réalisé quelques événements et salons : La Ferté-Vidame avec le Centenaire Citroën, le salon Automédon 2019 et le salon Epoqu’auto 2019. Quel est l’engouement des passants et automobilistes qui la croisent ? Il y a une part d’admiration et en même temps d’incrédulité, car quand on parle de réplique, on doute. Les puristes les plus affûtés la prennent pour une américaine et sur le fond, ils n’ont pas tort car les chevrons ne figurent pas sur la calandre (les chevrons Citroën ont été enlevés des calandres à partir de 1934, ndlr). De ce fait, elle se rapproche de la Chrysler Impérial I.
Je trouve ça très flatteur de disposer d’une voiture française au gabarit outre-Atlantique ! (rires) Il faut savoir que Citroën a envoyé spécialement Jean Daninos aux Etats-Unis pour rencontrer les équipes de Chrysler ! Lorsqu’il a créé la Citroën C6 Roasdter, son premier prototype construit par la suite à 400 unités, il avait préconisé un style américain. La Citroën Rosalie Speedster de 1933 est, en soi, un anachronique, car il travaillait déjà sur la Citroën Traction. Généralement, les puristes n’apprécient pas les répliques, leur préférant les voitures originales. Mais avec la Citroën Rosalie 15 Speedster, nous sommes dans un cas très spécial, vu que l’originel a, hélas, disparu. Qu’en pensent les puristes?
Avez-vous eu des retours à ce sujet ? Ils m’ont apportés des conseils ! Il s’attachent moins à l’esthétique qu’aux détails. Les Citroënistes ont été plus minutieux dans l’analyse de la voiture, tout en me conseillant. La communauté Citroën a totalement adhéré au projet. Elle a suivi les avancées de la carrosserie, notamment lors de l’ICCCR 2016 en Hollande, avec la promesse de voir la voiture au Centenaire ! On avait des objectifs à tenir ! Nous demandons toujours aux propriétaires, lors de nos interviews, les qualités et les défauts de leur voiture. Comme toute voiture, nulle n’est parfaite.
Je dirais que, pour cette Citroën Rosalie 15 Speedster, la mise au point mécanique est assez difficile, tout comme le système de freinage. Au niveau de la conduite, l’agrément mérite d’être optimisé, car il n’est pas à la hauteur du véhicule. Je la qualifie de « camionesque » compte tenu de sa direction lourde et sollicitant fortement les bras ! (rires) Comme nous l’avons déjà dit, vous avez participé à de nombreux événements avec cette très belle Citroën Rosalie Speedster. Quel est le plus mémorable pour vous ?
Le plus mémorable reste et restera celui de la Ferté-Vidame lors du Centenaire Citroën. La voiture était installée sur le carrousel des « Amis de la Traction de l’Aigle ». Près de 60 00 personnes l’ont observé et les commentaires étaient toujours positifs ! Je pourrai également citer Automédon où plus de 15 000 visiteurs s’y sont rendus. La voiture était placé à l’entrée donc immanquable ! Enfin il y a eu la « Bourse de L’Aigle« , organisée par les « Amis de la Traction de l’Aigle » qui a réunit autant de monde qu’Automédon.
La Citroën Rosalie Speedser tournait sur son carrousel. Le dernier en date est le Salon Epoqu’Auto, de Lyon, en octobre 2019 et ses 60 000 visiteurs, avec dès l’entrée la CitroënRosalie 15 Speedster. Aucune critique autour de la restauration. La sympathie est plus présente du coté de Facel Vega que de Citroën.
Exposer sa voiture dans de tels événements est toujours très particulier pour tout collectionneur. Qu’avez-vous ressenti lors du dernier coup de polish, juste avant l’ouverture ? Cela peut paraître curieux, mais on n’a pas l’impression que c’est fini. On a le même sentiment que lorsque l’on peaufine un concept-car. La voiture est partie à la Ferté-Vidame avec encore des aspects à revoir. Mais une promesse reste une promesse : elle était présente. La prochaine étape : que je m’habitue à la conduite avec le gabarit, les passages de vitesse.
Source : Absolutely Cars-Amicale Citroën & DS France-YACCO TV
La restauration d’une voiture ancienne est toujours le résultat d’un dur labeur. Mais quel bonheur !
Quelle satisfaction de voir sa voiture rouler à nouveau sur les routes.
D’autres se lancent dans l’incroyable aventure de reconstruire une voiture unique, hélas, disparue !
ABSOLUTELY CARS rend hommage, ce mois-ci, au travail d’un passionné, Alain Lassalle, qui mit en oeuvre tout son savoir-faire pour faire revivre un exemplaire spécial, présenté sous forme de prototype : la Citroën Rosalie 15 Speedster de Jean Clément Daninos.
Déjà passionné de Citroën anciennes, j’ai été embauché au sein de la marque en 1973. En lisant un livre, justement, j’ai vu cette Citroën Rosalie 15 « Speedster » qui a été attribué à Jean Clément Daninos, en 1986, par Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff (auteurs du livre « La Traction d’amour, un roman », ndlr). Cette image, encore présente dans la médiathèque Citroën, m’est restée en tête. En parallèle à cela, j’avais, avec deux amis, un projet : concevoir une réplique de Citroën Traction 22.
Mais cela ne s’est pas réalisé après une mésentente financière. A partir de ce moment là, je me suis décidé à continuer sur mon idée et de construire une réplique de véhicule. Ce fut la Citroën Rosalie 15 Speedster. Il s’agit d’une voiture sublime avec une ligne d’inspiration américaine que l’on doit à Jean Daninos, alors carrossier spécial de Citroën, et André Citroën. Ce dernier était en relation forte avec Chrysler.
Remontons le temps, à l’époque d’André Citroën. Quelle aurait été sa réaction face à votre réalisation ? Je pense qu’il serait partagé entre le sentiment de protéger son entreprise et le look de la voiture, car lorsque ce véhicule a été présenté à André Citroën, dans les années 1930, celui-ci a déclaré: « Ne la présentez pas. On ne vendra pas plus de voitures de série. ». En effet, en grande difficultés financières, la clientèle connaissaient déjà la venue de la Citroën Traction et les ventes de la Citroën Rosalie ne cessaient de chuter. Si Jean Daninos avait présenté cette déclinaison de la Citroën Rosalie, plus esthétique et plus racée que celle, alors, commercialisée, Citroën n’aurait plus, du tout, vendue de Rosalie.
La réticence de Citroën est visible à travers de la presse qui n’a pas fait la promotion à grande échelle. Aujourd’hui, si ces deux personnages étaient encore vivants, ils prendraient du plaisir à retrouver cette voiture, en particulier Jean Daninos. On lui a, notamment, présenté une voiture en cours de restauration : une Bentley Cresta. Au terme du processus, il l’a boudé. Il manquait deux pièces, d’où un caractère très, voire trop, pointilleux. De nos jours, la production se ferait sur demande ou en quantité limitée. Comment pouvons-nous qualifier cette Citroën Rosalie 15 Speedster ? En trois mots ? Je dirais esthétique, ostentatoire et luxueuse pour son époque. Sa répartition de volume et de masse diffère vraiment de la gamme proposée à l’époque. De plus, le choix des couleurs, avec mon épouse, a été difficile.
On a longtemps cherché la teinte. Cela nous a pris au moins un an ! Je pense qu’on a trouvé la bonne. C’est une voiture que l’on peut utiliser dans beaucoup de circonstances et balades du week-end. La Citroën Rosalie 15 Speedster s’intègre parfaitement dans la circulation d’aujourd’hui. Ce modèle a mis 6 ans pour voir le jour. Quel a été le processus mis en place pour réaliser ce modèle unique ? Contrairement aux méthodes actuelles, c’est-à-dire numériques, comme j’ai pu les utiliser, le process, pour cette Citroën Rosalie Speedster, fut empirique. J’ai commencé par la réalisation de plans à la main, à partir de trois photos, une d’archive et deux trouvées sur le net. L’appui de l’Amicale Facel-Vega et le dédoublement de ma personne en « Jean Daninos » et « Figoni » (carrossier italien ayant travaillé sur le modèle originel, ndlr), m’ont permis d’en comprendre l’architecture.
Le châssis est celui de la Citroën Rosalie 15 mais la carrosserie est issu de l’esprit de ces carrossiers. Le premier était spécialiste dans l’acier et le second dans le bois. J’ai pris le parti pris de concevoir la Citroën Rosalie 15 Speedster intégralement en acier. Un bon choix, car cela s’est confirmé avec des archives de Facel Vega : la structure était uniquement en acier. Comment avez-vous fait pour vérifier les caractéristiques techniques et mécaniques de la Citroën Rosalie 15 Speedster de Jean Daninos ? Il y a très peu d’endroits qui permettent de corroborer mes plans et ceux de l’époque. Citroën ne disposait d’aucune information et l’Amicale Facel-Vega n’avait quelques références. C’est pour cela que je me suis mis à la place de Jean Daninos et Figoni.
A part la caisse en acier, le reste est de série. On parle de « Carry over » (c’est-à-dire de reporter des pièces déjà existantes sur d’autres modèles, ndlr), méthode employée par Jean Daninos pour la Citroën Rosalie et la Citroën C6. Pouvez-vous nous dire combien d’heures de travail avez-vous consacré à ce projet ? Je les ai estimé à environ 5000 heures de travail, sachant que l’ensemble a pris forme à mon domicile, dans mon garage de 25m2 dont la largeur est de 2,90 mètres ! On ne travaillait que sur un côté à la fois. On peut dire que c’est un projet d’artisan, sur-mesure, avec un bagage automobile personnel conséquent.
Sans ça, je n’y serais pas parvenu aussi bien, autant l’esthétique que pour l’architecture. Il faut avoir une bonne synthèse de la voiture avec ce qu’elle va produire comme effet sur le public et le comportement routier, principalement en matière de sécurité. Ce projet était titanesque. L’avez-vous réalisé seul ou avez-vous collaboré avec d’autres personnes ?
Enfin, côté mécanique, le bloc-moteur est intégralement fait maison, sans faire appel à un professionnel. Seul le système de freinage a nécessité l’intervention d’une petite entreprise de tournage-fraisage locale qui m’a repris certaines pièces et les tambours. Dans tous les cas, on n’oublie pas les amis et la famille qui comptent et qui font la réussite cette aventure humaine. Nos connaissances et compétences ne suffisent pas. Pour ce projet, avez-vous reçu un soutien particulier de passionnés, de clubs ou encore Citroën ? Pour faire un tel projet, il faut avoir l’appui des responsables de la marque à l’image de L’Aventure Peugeot-Citroën et de Citroën Héritage. On ajoute l’accompagnements des passionnés et clubs de collectionneurs.
Ces derniers doutaient fortement du projet mais à la vue de celui-ci, ils ne pouvaient que constater le résultat final. Il ne faut pas oublier l’assurance qui doit prendre en charge un véhicule type « prototype » avec l’ensemble des modifications apportées. Les dossiers administratifs ont été appuyés par la préfecture. C’est un sujet qui peut en rebuter beaucoup ! Il s’agit déjà de posséder la voiture « donneuse », celle qui donne son châssis. On demande alors au constructeur de délivrer un certificat d’authenticité qui approuve que le véhicule a bien existé et qu’il s’agit bien d’une réplique. Dans le cas présent, le modèle originel est « transformé ». J’ai donc présenté la carte grise de collection à la préfecture. On présente la voiture avec un contrôle technique, mais celle-ci n’en disposait pas. Une dérogation est alors délivrée par le préfet : une carte grise sans CT. Le destin a voulu que je sois tombé sur un passionné « Citroën » qui a, tout de suite, compris la démarche.
Cette Citroën Rosalie 15 Speedster a réalisé quelques événements et salons : La Ferté-Vidame avec le Centenaire Citroën, le salon Automédon 2019 et le salon Epoqu’auto 2019. Quel est l’engouement des passants et automobilistes qui la croisent ? Il y a une part d’admiration et en même temps d’incrédulité, car quand on parle de réplique, on doute. Les puristes les plus affûtés la prennent pour une américaine et sur le fond, ils n’ont pas tort car les chevrons ne figurent pas sur la calandre (les chevrons Citroën ont été enlevés des calandres à partir de 1934, ndlr). De ce fait, elle se rapproche de la Chrysler Impérial I.
Je trouve ça très flatteur de disposer d’une voiture française au gabarit outre-Atlantique ! (rires) Il faut savoir que Citroën a envoyé spécialement Jean Daninos aux Etats-Unis pour rencontrer les équipes de Chrysler ! Lorsqu’il a créé la Citroën C6 Roasdter, son premier prototype construit par la suite à 400 unités, il avait préconisé un style américain. La Citroën Rosalie Speedster de 1933 est, en soi, un anachronique, car il travaillait déjà sur la Citroën Traction. Généralement, les puristes n’apprécient pas les répliques, leur préférant les voitures originales. Mais avec la Citroën Rosalie 15 Speedster, nous sommes dans un cas très spécial, vu que l’originel a, hélas, disparu. Qu’en pensent les puristes?
Avez-vous eu des retours à ce sujet ? Ils m’ont apportés des conseils ! Il s’attachent moins à l’esthétique qu’aux détails. Les Citroënistes ont été plus minutieux dans l’analyse de la voiture, tout en me conseillant. La communauté Citroën a totalement adhéré au projet. Elle a suivi les avancées de la carrosserie, notamment lors de l’ICCCR 2016 en Hollande, avec la promesse de voir la voiture au Centenaire ! On avait des objectifs à tenir ! Nous demandons toujours aux propriétaires, lors de nos interviews, les qualités et les défauts de leur voiture. Comme toute voiture, nulle n’est parfaite.
Je dirais que, pour cette Citroën Rosalie 15 Speedster, la mise au point mécanique est assez difficile, tout comme le système de freinage. Au niveau de la conduite, l’agrément mérite d’être optimisé, car il n’est pas à la hauteur du véhicule. Je la qualifie de « camionesque » compte tenu de sa direction lourde et sollicitant fortement les bras ! (rires) Comme nous l’avons déjà dit, vous avez participé à de nombreux événements avec cette très belle Citroën Rosalie Speedster. Quel est le plus mémorable pour vous ?
Le plus mémorable reste et restera celui de la Ferté-Vidame lors du Centenaire Citroën. La voiture était installée sur le carrousel des « Amis de la Traction de l’Aigle ». Près de 60 00 personnes l’ont observé et les commentaires étaient toujours positifs ! Je pourrai également citer Automédon où plus de 15 000 visiteurs s’y sont rendus. La voiture était placé à l’entrée donc immanquable ! Enfin il y a eu la « Bourse de L’Aigle« , organisée par les « Amis de la Traction de l’Aigle » qui a réunit autant de monde qu’Automédon.
La Citroën Rosalie Speedser tournait sur son carrousel. Le dernier en date est le Salon Epoqu’Auto, de Lyon, en octobre 2019 et ses 60 000 visiteurs, avec dès l’entrée la CitroënRosalie 15 Speedster. Aucune critique autour de la restauration. La sympathie est plus présente du coté de Facel Vega que de Citroën.
Exposer sa voiture dans de tels événements est toujours très particulier pour tout collectionneur. Qu’avez-vous ressenti lors du dernier coup de polish, juste avant l’ouverture ? Cela peut paraître curieux, mais on n’a pas l’impression que c’est fini. On a le même sentiment que lorsque l’on peaufine un concept-car. La voiture est partie à la Ferté-Vidame avec encore des aspects à revoir. Mais une promesse reste une promesse : elle était présente. La prochaine étape : que je m’habitue à la conduite avec le gabarit, les passages de vitesse.
Source : Absolutely Cars-Amicale Citroën & DS France-YACCO TV
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