Puis elle est revenue dans le sud de la France, rachetée à Picasso par un ancien libraire antibois.
Ce dernier avait d’ailleurs conservé la carte grise originale du maître. Ce qui avait permis, avec l’immatriculation du véhicule, de la conserver dans un garage de voitures de collection munie de sa plaque d’origine.
Le propriétaire actuel de la belle, Félix Martin, dit avoir soigneusement conservé la carte grise originale du véhicule dans un « coffre ». Cette voiture, il l’avait mise en vente aux enchères il y a quelques années, sans trouver aucun preneur.
« On m’a dit qu’elle était trop chère quand j’ai tenté de la vendre. A mes yeux, aujourd’hui elle vaut environ 50.000 euros parce qu’elle a appartenu à Picasso et que c’est un modèle de voiture très rare, même si je l’ai un peu retapée. Mais au final je me suis rendu compte que cette voiture n’a pas de prix.
Elle finira dans un musée. »
Pablo roulait en Citroën avant que vous ne rouliez en Picasso
Bien des années avant que les descendants du peintre laissent Citroën utiliser son patronyme, l’artiste roulait au volant d’une fourgonnette de la marque… achetée dans un garage antibois.
La marque Citroën est vraiment attachée à l’histoire de Pablo Picasso, l’un des génies de la peinture du XXe siècle.
La preuve?
C’est un galeriste qui l’apporte aujourd’hui.
Il a en effet acquis au salon des antiquaires d’Antibes, l’original d’une demande de carte grise effectuée par Pablo Picasso, alors domicilié à Mougins.
Le peintre qui vivait à Notre Mas de vie selon l’intitulé du document - alors que c’est en fait Notre-Dame de vie - a fait donc l’acquisition à Antibes d’une véritable Citroën: une camionnette fourgonnette à essence avec de la place pour deux personnes, et un coffre capable de transporter les œuvres d’art de l’artiste, voire des toiles et autres matériaux nécessaires à ces créations.
Un véhicule utilitaire tout beau tout neuf acheté à… Antibes! « On remarque que Picasso restait très attaché à cette ville puisque c’est au garage Citroën Riviera, autrefois situé dans l’avenue Pasteur », précise le galeriste. Aujourd’hui, l’espace du garage est occupé par le supermarché Carrefour Market.
Des informations rapportées sur ce fameux document daté du 23 mars 1967 et doublement signé de la main du maître né le 25 octobre 1881 à Malaga.
Des paraphes qui parlent pour le galeriste parisien: « Ces deux signatures originales montrent que Picasso signait ses courriers administratifs de la même manière que ses lithographies originales, ses courriers ou ses dessins. »
Le peintre avait dû pour obtenir sa carte grise s’acquitter de 39,60 francs (environ 5,50 euros) à la régie de recette, signer un justificatif d’identité, et certifier sur l’honneur la véracité des informations mentionnées.
Vendue 1.000 euros, la demande de carte grise a rapidement trouvé preneur. Elle vient de rentrer dans la collection d’un amateur parisien qui détient désormais un petit bout de l’histoire d’Antibes.
Puisque, rappelons-le, Picasso a créé une œuvre importante au Château Grimaldi.
Dor de la Souchère, à l’époque conservateur, lui avait proposé d’utiliser une partie du site comme atelier. Enthousiaste, l’artiste y prend ses marques et réalise de nombreuses œuvres, dessins et peintures.
À la suite de son séjour en 1946, il laisse en dépôt à la ville d’Antibes 23 peintures et 44 dessins. Parmi les peintures les plus célèbres : La Joie de vivre, Satyre, Faune et centaure au trident, Le Gobeur d’oursins, La Femme aux oursins, Nature morte à la chouette et aux trois oursins, La Chèvre…
Et a également été fait citoyen d’honneur de la Ville le 23 août 1956 par Marc Pugnaire, alors maire de la cité des Remparts.
Et la voiture dans tout ça? Sans doute est-elle partie à la casse aujourd’hui. Aucune information n’a filtré en effet sur ce qu’elle est réellement devenue.
Durant près de 20 ans, « Picasso » désigne toute une gamme de minispaces et monospaces compacts chez Citroën.
La marque aux chevrons avait en effet acheté l’autorisation de se servir de ce nom auprès des descendants du célèbre peintre, y apposant même la signature de l’artiste à l’arrière des véhicules ou sur le côté avant.
À l’époque, le nom de ces véhicules avait fait l’objet d’une polémique. Autre anecdote, à la fin des années cinquante, le célèbre peintre s’est amusé à décorer la carrosserie d’une DS 19 de couleur bleue appartenant à un de ses nombreux visiteurs journalistes.
L’œuvre, dont on ignore aujourd’hui si elle existe encore, était composée de fleurs, d’arbres et d’une famille.
Source : nicematin.com/









