mercredi 26 août 2026

CLUB5A - VOITURE DE LÉGENDE - LA SAMBA TALBOT - LA CITADINE QUI A "DEPOUSSIEREE" SON EPOQUE !

La Talbot Samba Cabriolet, une citadine révolutionnaire Les années 1980 sont la décennie de l’atypique ! Terminer les voitures sages, cette fois-ci, les constructeurs cassent les codes. A une époque où les cabriolets sont globalement rares, principalement représentés par les célèbres Volkswagen Coccinelle, Simca Océane et autres Volkswagen Golf, les premières citadines cabriolet sont un véritable pari sur l’avenir ! L’un des premiers à lancer ce mouvement n’est d’autre que la marque française, Talbot ! 
Six mois après avoir dévoilé sa nouvelle citadine, la Talbot Samba, la marque de Poissy offre, au grand public, une déclinaison révolutionnaire, en mode « cheveux aux vents » ! 
Nous vous proposons de revenir sur ce pari audacieux, celui de la Talbot Samba Cabriolet ! Retour sur la genèse de la Talbot Samba Cabriolet Filiale de Peugeot, la marque Talbot est déjà riche d’une longue histoire ! Absorbée par Simca dans les années 1960, elle fait partie du porte-feuille de marques « Chrysler Europe« , acheté par la marque au lion, en août 1978. 
Le groupe français choisira de mettre en avant Talbot, plutôt que Simca, car la marque de Poissy aurait une portée symbolique plus forte auprès des clients français et britanniques. Toutefois, Talbot joue de malchance, elle est fortement impactée par le choc pétrolier de 1979, qui entraîne grèves et crise économique. Au début des années 1980, Talbot a grandement besoin d’un coup de « jeune » et ce vent de fraîcheur arrive avec la sortie d’une toute nouvelle citadine : la Talbot Samba. Basée sur le châssis allongé de la Peugeot 104 et de la Citroën LN/LNA, la Talbot Samba doit s’intercaler entre l’éternelle Peugeot 104 et la décriée Citroën Visa afin de compléter l’offre du groupe.
 Le projet voit le jour, dès 1979, sous le nom « C15 » (C comme Chrysler), puis sous le nom « T15 » (T comme Talbot). Ayant le soucis de ne pas créer de concurrence interne, la voiture a été savamment conçue jusqu’à son empattement pour qu’elle puisse entrer dans la catégorie des « super minis ». Son design est confié aux designeurs de Whitley, dans le Coventry, qui sont, hélas, très limités par le châssis. Le résultat final est, toutefois, moderne et unique, véritable hommage au style international de Talbot.
Assemblée à Poissy, la Talbot Samba sera officiellement lancée en octobre 1981. Toutefois, Talbot ne veut pas s’arrêter en si bon chemin et porte son regard sur un tout nouveau segment, sans grande concurrence, mis à part quelques exceptions signées Volkswagen ou par des carrossiers indépendants (SOVRA, Heuliez…) : celui des citadines cabriolet. Prenant un très grand risque, Talbot se lance ! 
 Pour cela, elle fait appel au meilleur, à Pininfarina ! La Talbot Samba voit sa ligne redessinée et allongée, toute en élégance, tandis qu’un arceau rigide, pour préserver la sécurité, est ajouté. Au final, couverte, la Talbot Samba Cabriolet n’a rien à envier à sa sœur aînée, dont l’esthétique général est respecté tout en offrant le confort d’une vraie voiture quatre places. Décapotée, elle se voit féminisée ! 
A noter que pour arriver à ce résultat-là, le châssis a dû être totalement revisité avec le rajout de longerons de renfort pour plus de rigidité ! Fort du travail accompli, Pininfarina s’en verra même confier la production alors que la voiture est dévoilée, en mai 1982. 
Première citadine découvrable française, la Talbot Samba Cabriolet connaîtra un très bon accueil, aussi bien de la part du public, dont les premières commandes ne se font pas attendre, que de la part de la presse. Les journalistes aiment particulièrement le design soignée de la voiture ainsi que son habitacle dans le pur style des années 1980, à la sellerie en tissus de couleurs marron ou gris. Il faut dire que le Groupe Peugeot a mis les petits plats dans les grands afin de bien la vendre, jusqu’à lui confier le moteur le plus performant de la gamme, celui de Peugeot 104ZS ! 
Il s’agit d’un 4 cylindres 1.4L développant 72 ch, accouplé à une boîte mécanique 4 à 5 rapports. A partir de 1984, une version de 80ch sera installée associée avec une boîte manuelle 5 vitesses. Ainsi équipée et avec un poids de « seulement » de 850kg, la Talbot Samba Cabriolet offre des reprises plus que satisfaisantes sans être une sportive, car, le véritable atout de cette citadine découvrable est bien le « cruising » cheveux au vent ! 
 La Talbot Samba Cabriolet, la première citadine décapotable française La Talbot Samba Cabriolet, si économique pour son propriétaire, l’est aussi pour son constructeur. Elle réutilise de nombreux composants Peugeot, faisant d’elle l’unique voiture Talbot entièrement développée par Peugeot. 
Toutefois, malgré des débuts très satisfaisants, elle connaîtra un lent déclin. Près de 13 000 unités ont trouvé, tout de même, preneur, en quatre ans de carrière. Elle sera définitivement arrêtée en 1986, signant également la disparition de Talbot. Avec elle, une page de l’Histoire automobile se tourne. Néanmoins, la Talbot Samba Cabriolet laissera, derrière elle, les premières bases qui donneront les citadines cabriolets des décennies suivantes, à commencer par la Peugeot 205 ! 
Source : ABSOLUTELY CARS-KGF Classic Cars

mardi 25 août 2026

CLUB5A - A VENDRE - TINUS ET VERA METTENT EN VENTE LEUR 4L DE 1990...

 

A vendre Renault 4L du 31/07/1990 
220798 km 
Prix : 6500 € 
06 86 11 64 69 
Tinus et Veva Daniels 

CLUB5A - LE TOP DES 5A - 2018 - DENIERE ETAPE APRES LA BALADE ....C'EST SOUVENT CHEZ REGIS POUR LA PAUSE FRAICHEUR...

CLUB5A - HUMOUR AUTO-MOTO - RENDRE SERVICE AU SEXE "FAIBLE" ...

CLUB5A – AUJOURD’HUI LE 25 AOUT C’EST LA JOURNEE MONDIALE CONTRE LE PALUDISME

 

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme est l'occasion de souligner la nécessité d'investissements continus et d'un engagement politique durable en faveur de la prévention du paludisme et de la lutte contre cette maladie. Elle a été instituée par les États Membres de l'OMS lors de l'Assemblée mondiale de la Santé 2007.

CLUB5A - PHOTO INSOLITE - GOLF ET MOTO N'EST PAS INCOMPATIBLE...

CLUB5A – LE DESSIN DU JOUR - 25/08 - UN BON CROQUIS VAUT MIEUX QU'UN LONG DISCOURS…

CLUB5A - REPORTAGE AUTO - LA PASSION DES VIEILLES VOITURES ....

Pour avoir le plaisir de rouler dans des modèles d'exception, les amateurs de voitures anciennes doivent passer un temps fou à s'occuper d'elles. Nous avons rencontré l'un d'entre eux.
c'est une histoire d'amour qui dure depuis très longtemps, et pour rien au monde il n'échangerait le plaisir de parcourir les routes au volant d'une voiture ancienne pour un véhicule récent et disposant de tout le confort moderne. 
Les moteurs de ces antiquités réclament cependant une attention particulière pour traverser les décennies et continuer à rouler aussi bien qu'au premier jour. 
Lorsque Roland et ses amis collectionneurs se retrouvent, c'est avant tout pour parler mécanique pendant des heures, échangeant trucs et astuces pour augmenter encore davantage la durée de vie de leurs petits bijoux.
  Source : TNTWeo

CLUB5A – 25/08 – LES PIN-UP’S DE NOS GARAGES…

CLUB5A - 25/08 - SUR LA ROUTE DES VACANCES - JEU DE PLAGE ...

CLUB5A - EPHEMERIDE - Aujourd'hui le 25 Aout . Ce jour-là en 2019 décédait Ferdinand Piëch ingénieur allemand...

 

Ferdinand Karl Piëch, né le 17 avril 1937 à Vienne (Autriche) et mort le 25 août 2019 à Rosenheim (Allemagne) est un ingénieur et industriel autrichien. Petit-fils de Ferdinand Porsche, il détenait 13,2 % des actions Porsche et dirigeait Porsche Salzburg. Il est président du directoire de 1993 à 2002 puis président du conseil de surveillance du groupe Volkswagen AG de 2002 à 2015. Il se désengage totalement de Volkswagen en 2017 et revend ses actions Fils d'Anton Piëch et de Louise Porsche, petit-fils de Ferdinand Porsche, Ferdinand Piëch passe son enfance en Autriche, dans la petite ville de Zell am See.
 En 1963, Ferdinand Piëch, âgé de 26 ans, est ingénieur et fait ses débuts chez Porsche, à Stuttgart, où il teste les nouveaux moteurs. Quatre ans plus tard, il devient directeur de ce service, avant d'accéder au poste de directeur de la recherche et du développement en 1969. Il est le créateur de la Porsche 911 et de son moteur 6 cylindres à plat de 2 litres. Il est aussi responsable du programme Compétition, menant à la victoire les Porsche 908 et Porsche 9174. Son talent inquiète son oncle Ferry Porsche (car ce dernier le voyait comme un gaspilleur de fonds), concepteur de la Porsche 356, qui s'est distinguée aux 24 Heures du Mans en 1951. Il comprend alors qu'il ne pourra pas accéder aux postes névralgiques de Porsche, et se fait « remercier ». Quelques années plus tard, Ferdinand Piëch dit : « Je ne suis pas né dans la bonne branche de la famille » et que son oncle Ferry Porsche l'a chargé d'imaginer le moteur de la première Porsche 911. 
En 1972, Ferdinand Piëch entre chez Audi (filiale de Volkswagen AG). Il est alors responsable du développement technique. Il instaure de nouvelles règles de travail et teste absolument tout lui-même. Trois ans plus tard, il accède au directoire dont il est président de 1988 à 1992. Il donne alors à la marque une image nouvelle, notamment en redessinant lui-même les voitures et en concevant de nouveaux moteurs. Il est à l'origine des transmissions intégrales Quattro5 et de l'Audi Quattro. Audi devient deux fois champion du monde des rallyes et devient un concurrent important de BMW et Mercedes-Benz. Le cas d'Audi est un véritable cas d'école car aucune marque ne s'est hissée aussi vite de la catégorie moyenne gamme vers le haut de gamme. 
En 1991, Volkswagen est en crise. Après son rachat de Seat et Škoda et son lancement au Brésil et en Chine, ses pertes s'élèvent à plus de deux milliards de francs. Pour redresser la situation, Ferdinand Piëch est appelé à prendre la direction de Volkswagen en remplacement de Carl Hahn (en) le 1er janvier 1993. Pour arriver à ce poste, il a présenté un projet des plus audacieux : mettre en commun le plus d'éléments possible entre les voitures, notamment des plates-formes communes4, pour diminuer les coûts. Exactement l'inverse de ce qu'il avait fait chez Audi. Piëch prévoit ainsi d'économiser plus de trois milliards de marks par an. De plus, il acquiert le soutien de Gerhard Schröder, alors ministre-président de la Basse-Saxe. Ce soutien est important, car le Land détient 18,8 % du groupe. 
 Il nomme au poste de responsable des achats Jóse Ignacio López de Arriortúa, alors second homme de Jack Smith, président de General Motors. Pour le persuader de quitter GM, Piëch lui promet de construire une usine automobile dans son village natal, Amorebieta-Etxano, dans la Communauté autonome basque d'Espagne. Elle n'est jamais construite, et après quatre années de travail pour Volkswagen, López est remercié. Lorsqu'il prend ses fonctions au directoire, l'ambiance dans les bureaux de Wolfsbourg est tendue. Et pour cause, Ferdinand Piëch inquiète: en trois ans, il se sépare de vingt-cinq membres du directoire. Il commente ainsi son arrivée: « À Wolfsbourg, ils m'attendaient avec un fusil, mais je ne leur ai pas laissé le temps de tirer.
 La productivité exigée des ouvriers doit s'appliquer aux dirigeants ». Ceux qui restent doivent renoncer à leurs chauffeurs, conduire eux-mêmes les différentes voitures du groupe afin de mieux les connaître. Soucieux de la qualité de fabrication, il n'hésite pas à se rendre lui-même chez les fournisseurs, pour des visites surprises. Il contrôle alors de manière très méticuleuse la qualité des pièces et se montre intransigeant face aux erreurs. Ferdinand Piëch meurt « subitement et de manière inattendue » le 25 août 2019 à l’âge de 82 ans8. Sa veuve se voit soumise à une « clause de célibat ». Elle ne pourra conserver la fortune héritée de son mari que si elle renonce à se remarier...
Source : WKPDIA/CC-BY-SA-3.0

CLUB5A – CULTURE-PUB – 25/08 - “La publicité, c'est la plus grande forme d'art du XXème siècle.”

CLUB5A - ALORS,... C'EST QUI LA VEDETTE ? PHILIPPE BOUVARD EST DÉCÉDÉ À 96 ANS… IL ÉTAIT UN COLLECTIONNEUR PASSIONNÉ

 

Philippe Bouvard est décédé 
 Il a entretenu toute sa vie une immense passion pour l'automobile, il en a possédé plus de deux cents. Il comparait souvent la beauté des lignes d'une voiture aux courbes féminines.
Philippe Bouvard avait fait aménager des véhicules de type limousine (Mercedes, Citroën DS, Peugeot 604 Heuliez) en « voitures-bureaux » pour pouvoir travailler, lire, téléphoner ou regarder la télé pendant ses déplacements parisiens. 
Si tout le monde garde en mémoire l’homme de lettres, le patron des Grosses Têtes et le journaliste au sens de la repartie légendaire, les passionnés d’automobile se souviendront surtout de son amour immodéré pour les belles mécaniques. 
 Bouvard était un collectionneur passionné : plus de 200 voitures sont passées entre ses mains. Mais sa grande histoire d’amour reste marquée par le cheval cabré.
 Il a été l’un des rares propriétaires de la mythique Ferrari F40, sans oublier les 250 GT ou autres Daytona qui ont fait vrombir son quotidien. 
 Un grand monsieur du paysage français s’en va rejoindre les circuits de l’éternité. Condoléances à ses proches et à tous les amoureux de belles lettres et de beaux moteurs. 
Source : Media Pro Relationsa publié surRETROCALAGE-Rva66 Canet

CLUB5A - 25/08 - LE DESSIN DU JOUR...

CLUB5A- PRÉPAREZ VOS MÉCANIQUES - 12ème EDITION DES CAISSES CARRÉES LE 13 SEPTEMBRE 2026..INSCRIVEZ-VOUS !


Contact et renseignements : 
Corinne et Patrick CILIA - 06-35-92-58-23   ou  06-81-30-56-06  corinne.cilialacorte@gmail.co
Retrouvez l'édition des caisses carrées  sur notre chaîne YouTube...
Téléchargez directement votre bulletin d'engagement dans le menu de droite...

CLUB5A - VENEZ PARTICIPER ET EXPOSER VOTRE VÉHICULE DE COLLECTION POUR LA REMISE DU LABEL DES VÉHICULES D'ÉPOQUE À ST-FÉLIX-LAURAGAIS LE 19 SEPTEMBRE 2026.

 

Invitation pour la remise du Label 
 «Village d'Accueil des Véhicules d'Epoque» qui aura lieu : 
 Le Samedi 19 septembre 2026 à partir de 11h      
 Place Guillaume Nogaret    
 31540 SAINT-FELIX-LAURAGAIS 
 Merci de confirmer votre présence par mail à l'adresse suivante : accueil@mairiestfelix.fr 
Venez avec votre Véhicule d’Epoque (si vous avez un 2 roues, un 4 roues ou autres), un emplacement de choix vous sera réservé sur la Place Centrale du Village. … 
Et pour les véhicules qui ont quelques petits suintements moteur, n’oubliez pas le carton protecteur de sol.

CLUB5A – 25/08 - PHOTO INSOLITE - Seules les images ont la faculté de pénétrer profondément dans la mémoire ….

CLUB5A – 25/08 – ALORS,…C’EST QUI LA VEDETTE ?

 

Sean Connery  né le 25 août 1930 à Édimbourg et mort le 31 octobre 2020 à Nassau, est un acteur et producteur britannique..

CLUB5A - LA SAGA DES MARQUES MOTOS - LES MOTOS SAROLEA...UNE MÉCANIQUE BELGE SUR DEUX ROUES !!

Saroléa est une ancienne marque de motocyclettes fabriquées à Herstal en Belgique. L'entreprise fut fondée par Matthias Joseph Saroléa en 1850. Elle fabriqua d'abord des pièces d'armes à feu, des vélos avant de fabriquer des motocyclettes à partir de 1900. L'entreprise en fabriqua de nombreux modèles entre 1900 et 1962 pour les besoins domestiques et ceux de la colonie. De nombreuses courses furent gagnées sur les motos Saroléa. 
 Depuis 1998, les bâtiments hébergent les activités d'une ASBL à vocation sociale dans le motorium Saroléa, ainsi qu'un petit musée retraçant l'histoire sociale ouvrière en Belgique en parallèle avec le développement de l'entreprise Saroléa En 1836, Casimir Lefaucheux invente un nouveau type de munition comprenant l'amorçage, la poudre et la balle qui permet un rechargement rapide de l'arme par la culasse. Les fabricants d'armes de Herstal se convertissent donc rapidement au nouveau système. 
Un grand nombre d'artisans sont occupés au façonnage des armes; entre 1840 et 1880, 441 forges sont construites sur la commune. Et, c'est donc en 1850 que Matthias Joseph Saroléa, descendant d'une famille noble de la région installe un petit atelier rue Hoyoux à Herstal. Il fut le premier à utiliser un tour à métaux pour l'usinage des pièces. Il se contenta apparemment de sous-traitance car on ne retrouve pas d'arme « Saroléa ». En 1872, il s'agrandit et crée une fabrique de pièces d'armes de 9 ares dans laquelle il installe une machine à vapeur de 20 chevaux. 
 En 1889, une grosse commande de l'armée belge oblige les armuriers liégeois à se regrouper. Ils créent donc la Fabrique Nationale. Joseph Saroléa ne semble pas faire partie de l'association(?) et/ou, la grosse commande de 150 000 Mausers honorée, le secteur bénéficiant d'une meilleure efficience, la crise s'installe. L'armurerie qui occupait 66 % de la population en 1866, n'en occupe plus que 33 en 1896. 
Les industriels herstaliens cherchent alors à diversifier leur production et se lancent dans la production d'un nouveau moyen de locomotion qui vient d'arriver à maturité : la bicyclette 'de sécurité' telle que nous la connaissons actuellement. Deux roues de diamètres comparables avec pédalier et transmission par chaîne (1884), équipées de pneumatiques inventés en 1888 par Dunlop. 

 En 1892, l'entreprise lance la marque de bicyclettes Royale Saroléa. En 1894, c'est la mort de Joseph Saroléa et les enfants reprennent le flambeau. En 1895, ils engagent Martin Fagard qui deviendra un élément clé de l'entreprise. 
Après une expérience avortée de production de tricycles à pétrole de Dion-Bouton et d'automobiles, les fils de Joseph Saroléa adaptent un moteur sur une bicyclette, une première en Belgique! (La même année, la FN sort sa première voiture, la Spider-FN). En 1901, la production démarre. Bovy & Saroléa produisent des vélos où l'on a suspendu, au tube inférieur du cadre, un moteur à pétrole quatre temps de 247 cm3. Ce sont les premiers à Herstal à se lancer dans la production. Ils produisent également 1 000 moteurs pour l'Angleterre (Londres). 
Les trois modèles monocylindre (381 cm3)au Salon de Londres en 1902 sous le nom Kerry et en 1904, au Salon de Paris sous le nom Liberator. La même année, Martin Fagard gagne le championnat de Belgique sur piste (au vélodrome Liège-Boverie) et la FN sort sa première motocyclette. Pour l'Exposition universelle de Liège en 1905, Saroléa sort deux modèles avec un moteur révolutionnaire bi-cylindres en V. D'une forte puissance pour l'époque, elles peuvent atteindre 80 kilomètres par heure et sont réservées aux amateurs fortunés (Léopold II en possèdera une). 
 1907 voit l'apparition d'un modèle plus abordable (650 FB), une 2 H.P. de 246 cm3 qui ne pèse que 45 kilogrammes et atteint 70 kilomètres par heure. En 1909, l'usine produit 14 variantes de moteurs qui servent à équiper plusieurs motos étrangères (notamment hollandaises et anglaises). Saroléa utilise le label Marque Doyenne, gage d'expérience et de qualité. En 1910 apparaissent les premières boîtes de vitesses, montées sur le moyeux arrière; elles sont de marque anglaise (Sturmey-Archer ou Armstrong). 
En 1912, ce sont déjà plus de 10 000 cycles qui sont sortis des ateliers Saroléa. Les motos participent à de grandes épreuves internationales et gagnent des prix (Paris-Nice, Paris-Liège). En 1913, un client moscovite rentre chez lui (3 000 km en 14 jours) sur sa bécane. L'usine occupe 200 travailleurs dans 4 000 m² d'ateliers. Puis, c'est la guerre. Des motos Saroléa sont utilisées sur le front par l'armée belge (et des estafettes britanniques). L'usine est réquisitionnée par l'occupant allemand, la production est interrompue. 
 La production reprend en 1919 sous la direction de Martin Faguard. En 1921, Saroléa sort un modèle de compétition avec une transmission secondaire par chaîne (jusque-là, la roue arrière était entraînée par une courroie). Le 8 décembre 1921 l'entreprise devient une société anonyme. Les modèles évoluent, ils portent des numéros suivis d'une lettre (22A, 23D, 25B,...). En 1923, on prévoit de fabriquer 1250 motos, mais ce sont 2600 qui sont vendues grâce à une accélération de la production et la vente des stocks. 
Leur qualité est reconnue, elles s'exportent dans toute l'Europe et même au Japon. En 1925, on installe l'électricité et un nouveau terrain est acquis pour agrandir l'usine. À partir de 1927, Saroléa fabrique elle-même ses boîtes de vitesses. Le modèle 23 U apparaît en 1928. Les modèles de cette époque (et jusqu'aux années 1950) sont dessinées par Marcel Dumont. En 1928, 4500 motos sortent des usines. L'usine s'agrandit et passe à 6 000 m² puis 15 000 m² sur trois étages d'une usine ultramoderne capable de produire 75 motos par jour. Saroléa produit tout elle-même, les roues, les moyeux, les moteurs, les boîtes de vitesses, les cadres... 
En 1930, 4 590 motos sont vendues. Mais les effets du Krach de 1929 se font sentir et les stocks s'accumulent. En 1934, Saroléa ne vend plus que 942 motos (et 11 vélos), les ouvriers chôment un jour sur deux. Depuis 1932, Saroléa produit aussi des utilitaires deux temps.
Source : WKPDIA/CC-BY-SA-3.0-yesterdaysnl