dimanche 26 avril 2026
CLUB5A - PREPAREZ VOS MECANIQUES - SORTIE FFVE LE DIMANCHE 26 AVRIL 2026 - INSCRIVEZ-VOUS !
CLUB5A - PREPAREZ VOS MECANIQUES - SORTIE MOTOS DU 3 MAI 2026 DIRECTION LE PAYS DE SAULT...INSCIVEZ-VOUS !
Ami motard !
Le 3 mai prochain changement de cap !
On quitte la montagne noire et ses orages .. pour aller déambuler au pays de l’herbe verte et des gasconnes à muqueuses noires… aux confins de l’Aude, de l’Ariège, et des Pyrénées-orientales : le pays de Sault !
Toujours des départementales et des paysages rustiques et authentiques .. que l’on connait … mais dont on ne se lassera jamais .
pour ma part , à chaque occasion c’est un réel plaisir de remettre mes roues sur ces chaussées étroites , sans balisage touristique, sans bruit , juste l’odeur de « picaussel »…et sa forêt chargée d’histoire ..
sachons qu’en 1739 les chèvres sont interdites au pays de sault… seul le bétail « à grosses cornes » peut pâturer dans les hêtraies et les sapinières…
Cela permettra petit à petit de favoriser le retour du sapin , nécessaire au bois de construction, et bois de marine , pour naviguer en méditerranée…
c’est le genre d’endroit ou l’on ralenti , non pas par obligation , mais parce qu’on n’a pas envie que ça s’arrête, et profiter de l’ image le plus longtemps possible …
rendez- vous donc au dôme pour un départ à 9h .
pause- café à BOURIEGES et la graille sera prise au « cadran » à ROQUEFEUIL … en terrasse , si le soleil est au zénith .
Alain FUMANAL - 04.68.25.19.72 - 06.88.78.37.34
Régis PERICH - 06.23.87.60.32 - 04.68.25.09.69 - Bernard RICARD - 06.29.93.29.23
CLUB5A – 26/04 – ALORS,…C’EST QUI LA VEDETTE ?
Louis de Funès est un acteur français né le 31 juillet 1914 à Courbevoie et mort le 27 janvier 1983 à Nantes
Ayant joué dans plus de cent cinquante films, il est l'un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle et réalise les meilleurs résultats du cinéma français, des années 1960 au début des années 1980. Il réalise également les meilleures audiences télévisées. Très peu récompensé, il reçoit toutefois un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1980.
CLUB5A - LA SAGA DES MARQUES - LES AUTOMOBILES MATHIS ...LA VOITURE DES PASSIONNES !!
Mathis, la flamme de la renommée..
Quand l’on voit une automobile Mathis, on ne peut que s’extasier devant cette magnifique oeuvre d’art, la photographier sous tous les angles et en admirer la conception. Cela fait 110 ans que les voitures Mathis émerveillent toujours les passionnés !
Elles sont préservées avec beaucoup de soins par les adhérents de l’Amicale Mathis-Auto pour notre plus grand bonheur ! Marque innovante de la première partie du XXème siècle, les Matford, Ford V8 et Simca V8 en sont les dignes descendantes, conservées avec soins par le Club Vedette France. Ces deux associations furent présentes lors de l’événement Epoqu’auto 2019 et nous ont accueillis chaleureuse. Ainsi avec cet article souhaite rendre hommage aux Mathis, aux Matford et aux Ford françaises.
Émile Ernest Charles Mathis et les automobiles Mathis Les parents d’Émile Ernest Charles Mathis (1880-1956), Charles Frédéric Mathis (1848-1922) et Fanny Mathis, née Arbogast (1857-1930), étaient propriétaire de l’Hôtel Ville de Paris à Strasbourg. Son père avait obtenu la médaille militaire sous le drapeau français en 1870. Ce détail guidera les choix de son fils qui se forma dans le domaine de l’hôtellerie en Angleterre de 1892 à 1898. A son retour, il fonda une entreprise dans la vente et la réparation des automobiles à Strasbourg. Il travailla avec Ettore Bugatti (1881-1947) alors en poste chez De Dietrich, à Niederbronn-les-Bains, dès 1902.
En 1904, ils s’associèrent pour faire fabriquer les automobiles Hermes à Graffenstaden par la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM). En 1906, Ettore Bugatti rejoignit Gasmotoren-Fabrik Deutz AG (ou plus simplement Deutz) et en 1909, il créa Bugatti en s’installant à Molsheim. En parallèle, Emile Mathis créa « EEC Mathis et Cie » pour vendre les voitures Hermes jusqu’en 1907, mais également celles réalisées par d’autres constructeurs.
L’Auto Mathis Palace, le plus grand garage d’Europe et le troisième au monde, fut construit en 1905, au 23-25 rue Finkmatt, à Strasbourg. La terrasse de cet établissement servait de hall d’exposition. Son rayonnement s’étendait sur l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et l’Autriche. Ainsi, Emile Mathis vendit plus de 500 châssis ou voitures complètes par an ! Le rêve d’Emile Mathis était de devenir constructeur. Pour cela, il fit édifier une usine dans la nouvelle zone industrielle de la Metzgerau, au sud de Strasbourg. Emile Mathis appliqua l’amélioration continue. Les automobiles d’avant-guerre étaient équipées de freins agissant sur les roues arrière et la transmission, seulement les roues arrière pour le modèle Babylette qui, dans sa version 1057cm³, fut vainqueur dans sa catégorie du Grand Prix de France de 1913 en roulant à 72km/h de moyenne, avec comme pilote Emile Mathis et comme mécanicien, son épouse !
Avant la Première Guerre mondiale, l’usine de Strasbourg avait produit, en 4 ans, environ 2 000 véhicules avec 400 salariés. Pendant le conflit, l’usine fut réquisitionnée et fabriqua principalement des camions militaires et des ambulances pour l’armée allemande. En 1916, Emile Mathis fut chargé d’acheter, pour le Front, des camions Fiat, à Turin.
Au cours d’un de ses voyages, il gagna la Suisse pour s’engager dans l’armée française. En 1917, il fut intégré au 62e régiment d’artillerie légère à Saint-Cloud. A la fin de la guerre, l’Alsace et la Lorraine étaient redevenues françaises et Emile Mathis reprit possession de son usine.
En 1923, apparut comme option les freins avant. En 1924, les freins sur les 4 roues furent montés en série sur les voitures de 1,4 litre de cylindrée et plus. En 1930, les sportives Mathis PY, Mathis PYC et Mathis PYsport furent proposées avec des freins assistés hydrauliquement en tant qu’option. D’ailleurs, il fut envisagé de les construire en Amérique du Nord ce qui permit aux établissements Mathis de communiquer en France avec le slogan « Le public Américain appelle la Mathis “PY“ THE WONDER CAR » !
Les derniers modèles, les Mathis Emy-4 S et Mathis Emy-4 légère, reçurent une suspension à roues indépendantes avant. Sur demande, il était possible de retirer cette nouveauté. Le nec plus ultra fut la Mathis Emy-4 quadrulex, équipée de freins à assistance hydraulique et de quatre roues indépendantes, barres de torsion selon le brevet Porsche. Dès 1922, furent proposées des 6 cylindres. Les 2 premières séries, les modèles Mathis PS et Mathis L, pouvaient être équipées de freins avant optionnels, cet équipement fut monté en série à partir de 1927. Les modèles Mathis Emy-6 FON 3 litres, Mathis Emy-6 FON 4 litres, Mathis PYS et Mathis Emy-6 FOS étaient munis de freins hydrauliques.
Le modèle Mathis Emy-6 SY était équipé de roues avant indépendantes. Le nec plus ultra fut la Mathis Emy-6 SY quadrulex munies de freins à assistance hydraulique et de 4 roues indépendantes, barres de torsion selon le brevet Porsche. Une autre étape fut franchie en 1925 en lançant une gamme 8 cylindres. Si les prix des 4 cylindres étaient fort proches de ceux pratiqués par ses concurrents directs, ce qui permit à Mathis de devenir le 4ème constructeur français dès 1927 derrière Citroën, Renault et Peugeot, les prix des 8 cylindres étaient fort proches de ceux pratiqués par Delage.
Sur cette gamme, les freins hydrauliques furent une option dès 1931, le nec plus ultra fut la rarissime Mathis HO, équipée de freins hydrauliques et de 4 roues indépendantes. En 1934, environ 90 000 véhicules avaient été réalisés dans l’usine de Strasbourg qui employa jusqu’à 3 000 salariés. Les automobiles Matford, les héritières des Mathis Emile Mathis désira poursuivre l’activité de son usine, mais sa situation financière était délicate. Il fit des démarches auprès de Maurice Dollfus (1883-1972), directeur depuis 1930 de Ford S.A.F. (pour Société Anonyme Française), puis se rendit au siège social de la Ford Motor Company, à Dearborn en novembre 1933.
L’accord entre les deux parties fut signé le 27 septembre 1934 et annoncé officiellement le 8 octobre à l’occasion du Salon de l’automobile de Paris. Il donna naissance le 1er novembre 1934 à la société Matford SA détenue à 60 % par Ford-SAF, qui souhaita développer ses moyens de production en France. La nouvelle société prendra en location les usines Ford d’Asnières et Mathis de Strasbourg. Cette dernière étant équipée d’une fonderie, fabriquera notamment le moteur V8. Ford disposait, en 1934, d’un réseau de 300 distributeurs et Mathis, d’un réseau de 200 agents.
Le but de l’opération était de vendre en complément des nouvelles Matford, les véhicules des marques Ford, Mercury, Lincoln, mais également des tracteurs Fordson. L’usine de Strasbourg sera intégralement rééquipée par Ford, qui fabriquera deux gammes : des Matford et des FORD V8. Les automobiles Matford étaient différentes des Ford V8 notamment au niveau des sens d’ouverture des portières et au niveau de l’accès au coffre. Les freins sur les 4 roues étaient communs et mécaniques. Les essieux avant et arrière étaient rigides. Le fait le plus marquant fut l’intégration des phares dans les ailes pour l’année modèle 1937, à partir du 4ème trimestre 1936. Les bénéfices de Matford furent importants. Emile Mathis investit, en 1938, dans une nouvelle société, Mathis Aviation, installée à Gennevilliers, les locaux étant cédés à General Motors au début des années 1950.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Emile Mathis quitta la France pour les Etats-Unis via l’Espagne et le Portugal. Il était en disgrâce auprès des autorités allemandes suite à ses agissements pendant le conflit précédent. Le 10 octobre 1940, il fonda la Delaware Corporation qui devint rapidement la Matan Corporation pour produire des obus à Long Island. Son premier contrat fut signé le 10 mai 1941 et, avec 2 000 employés, il fabriqua 209 420 000 obus de 20mm et 9 563 200 obus de 40mm. Cela lui valut le 31 décembre 1941 l’attribution par l’US Navy de son fanion Navy E Award et du drapeau du Bureau de l’Artillerie. Sur ce même fanion devenu Navy-Army E Award, fut apposé des étoiles, la cinquième étant remise le 25 janvier 1945.
Ce fut la plus haute distinction jamais attribuée par la Navy. Cette usine fut reconvertie par ses soins dans la fabrication des fers à repasser Matmatic. Emile Mathis transmit également aux Américains les plans de son usine pour qu’ils en bombardent les points stratégiques affairant à la production de munitions et moteurs d’avions. En 1946, Emile Mathis retrouva une usine majoritairement détruite. Outre la Le revival de Mathis Le but d’Emile Mathis fut de reprendre la fabrication des automobiles Mathis. Le premier prototype fut présenté à la presse en 1946 sous le nom de Mathis VL333 (3 roues, 3 personnes, 3 litres aux 100 kilomètres), le dessin de la carrosserie monocoque en duralinox étant réalisé par Flaminio Bertoni.
La consommation de cette traction à 3 roues indépendantes était de 1,95 litre aux 100km à une vitesse de 40km/h, 2,45 litres aux 100km à une vitesse de 70km/h. Ses freins, uniquement sur les roues avant, étaient à assistance hydraulique. Le second prototype, celui de 1948, fut une propulsion munie de 4 roues indépendantes, de freins hydrauliques, dénommé Mathis 666 pour 6 cylindres, 6 places, 6 vitesses. Son esthétique fut totalement revue en 1949, mais les ressources financières étant au plus bas, ce projet fut abandonné. Entre 1952 et 1953, Emile Mathis perdit son usine et ses actifs.
L’influence de Mathis chez les automobiles Ford S.A.F. Importées des Etats-Unis en France depuis 1907, les automobiles Ford ne connurent qu’un succès relatif sur notre territoire. La Société des Automobiles Ford fut créée en 1916 et l’usine de Bordeaux achetée à Henri Depasse, alors importateur exclusif et assembleur, livra près de 11000 modèles Ford T, jusqu’en 1918, notamment aux forces armées en tant qu’ambulance. En 1925, Ford acheta à Asnières une usine de 18 000 m² et installa deux chaînes parallèles, une pour le modèle Ford T et une pour les camions légers. En 1929, la société devint Ford Société Anonyme Française placée sous l’autorité de Ford Grande-Bretagne.
Toutefois, le modèle Ford T, équipé de freins agissant sur les roues arrière et la transmission, n’était pas adapté au marché français. Ses caractéristiques principales étaient une forte cylindrée qui assurait une grande fiabilité et une boîte à vitesses 2 rapports. Mais, cette voiture fut fortement pénalisée fiscalement et sa consommation était relativement importante. Il en était de même pour les modèles Ford A et Ford B qui la remplacèrent, ceux-ci étant équipés de freins sur les 4 roues. Les modèles Ford Y et Ford C avaient été conçus au Royaume-Uni et leurs esthétiques ne plurent aux Français. Seule, la noble Ford V8 offrait un potentiel d’acceptation. Seulement, pour importer ses pièces détachées, Ford dut faire face à de fortes taxes douanières.
L’association avec Emile Mathis permit l’obtention d’une fonderie pour les moteurs V8, d’employés formés et d’un réseau commercial complémentaire. La Ford V8 de 1939 fut équipée de freins hydrauliques et une nouvelle usine fut édifiée entre novembre 1938 et mai 1940 à Poissy, dimensionnée pour produire annuellement 100 000 véhicules. Cette usine ne fabriquera, en fait, que 20 000 véhicules par an.
En 1948, une voiture extraordinaire fut présentée, équipée de roues avant indépendantes, son V8 de taille modeste laissant espérer une consommation moindre tout en assurant silence et onctuosité : la fameuse Ford Vedette. Elle fut disponible en coupé et cabriolet de 1949 à 1953. Fin 1950, son châssis fut renforcé à l’aide d’une double traverse en X.
La gamme fut agréablement complétée en 1951 par le coupé Ford Comète réalisé chez Facel-Métallon, en 1952 par la variante Ford Abeille, équipée d’un hayon et d’un volet implanté en partie basse. En 1952, la Ford Vedette devint une berline tricorps et une variante découvrable fut ajoutée. Avec la Ford Vendôme équipée d’un V8 de 3,9 litres, un nouveau seuil en matière de luxe et de raffinement fut atteint. Fin 1954, Simca acheta l’usine surdimensionnée de Poissy et la possibilité d’exploiter la nouvelle Ford Vedette sous son nom. Ford réimporta alors des véhicules sur le sol français.
Texte et Photo : ABSOLUTELY CARS & CARDO-Belles Restaurations-SéRiespace
Quand l’on voit une automobile Mathis, on ne peut que s’extasier devant cette magnifique oeuvre d’art, la photographier sous tous les angles et en admirer la conception. Cela fait 110 ans que les voitures Mathis émerveillent toujours les passionnés !
Elles sont préservées avec beaucoup de soins par les adhérents de l’Amicale Mathis-Auto pour notre plus grand bonheur ! Marque innovante de la première partie du XXème siècle, les Matford, Ford V8 et Simca V8 en sont les dignes descendantes, conservées avec soins par le Club Vedette France. Ces deux associations furent présentes lors de l’événement Epoqu’auto 2019 et nous ont accueillis chaleureuse. Ainsi avec cet article souhaite rendre hommage aux Mathis, aux Matford et aux Ford françaises.
Émile Ernest Charles Mathis et les automobiles Mathis Les parents d’Émile Ernest Charles Mathis (1880-1956), Charles Frédéric Mathis (1848-1922) et Fanny Mathis, née Arbogast (1857-1930), étaient propriétaire de l’Hôtel Ville de Paris à Strasbourg. Son père avait obtenu la médaille militaire sous le drapeau français en 1870. Ce détail guidera les choix de son fils qui se forma dans le domaine de l’hôtellerie en Angleterre de 1892 à 1898. A son retour, il fonda une entreprise dans la vente et la réparation des automobiles à Strasbourg. Il travailla avec Ettore Bugatti (1881-1947) alors en poste chez De Dietrich, à Niederbronn-les-Bains, dès 1902.
En 1904, ils s’associèrent pour faire fabriquer les automobiles Hermes à Graffenstaden par la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM). En 1906, Ettore Bugatti rejoignit Gasmotoren-Fabrik Deutz AG (ou plus simplement Deutz) et en 1909, il créa Bugatti en s’installant à Molsheim. En parallèle, Emile Mathis créa « EEC Mathis et Cie » pour vendre les voitures Hermes jusqu’en 1907, mais également celles réalisées par d’autres constructeurs.
L’Auto Mathis Palace, le plus grand garage d’Europe et le troisième au monde, fut construit en 1905, au 23-25 rue Finkmatt, à Strasbourg. La terrasse de cet établissement servait de hall d’exposition. Son rayonnement s’étendait sur l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et l’Autriche. Ainsi, Emile Mathis vendit plus de 500 châssis ou voitures complètes par an ! Le rêve d’Emile Mathis était de devenir constructeur. Pour cela, il fit édifier une usine dans la nouvelle zone industrielle de la Metzgerau, au sud de Strasbourg. Emile Mathis appliqua l’amélioration continue. Les automobiles d’avant-guerre étaient équipées de freins agissant sur les roues arrière et la transmission, seulement les roues arrière pour le modèle Babylette qui, dans sa version 1057cm³, fut vainqueur dans sa catégorie du Grand Prix de France de 1913 en roulant à 72km/h de moyenne, avec comme pilote Emile Mathis et comme mécanicien, son épouse !
Avant la Première Guerre mondiale, l’usine de Strasbourg avait produit, en 4 ans, environ 2 000 véhicules avec 400 salariés. Pendant le conflit, l’usine fut réquisitionnée et fabriqua principalement des camions militaires et des ambulances pour l’armée allemande. En 1916, Emile Mathis fut chargé d’acheter, pour le Front, des camions Fiat, à Turin.
En 1923, apparut comme option les freins avant. En 1924, les freins sur les 4 roues furent montés en série sur les voitures de 1,4 litre de cylindrée et plus. En 1930, les sportives Mathis PY, Mathis PYC et Mathis PYsport furent proposées avec des freins assistés hydrauliquement en tant qu’option. D’ailleurs, il fut envisagé de les construire en Amérique du Nord ce qui permit aux établissements Mathis de communiquer en France avec le slogan « Le public Américain appelle la Mathis “PY“ THE WONDER CAR » !
Les derniers modèles, les Mathis Emy-4 S et Mathis Emy-4 légère, reçurent une suspension à roues indépendantes avant. Sur demande, il était possible de retirer cette nouveauté. Le nec plus ultra fut la Mathis Emy-4 quadrulex, équipée de freins à assistance hydraulique et de quatre roues indépendantes, barres de torsion selon le brevet Porsche. Dès 1922, furent proposées des 6 cylindres. Les 2 premières séries, les modèles Mathis PS et Mathis L, pouvaient être équipées de freins avant optionnels, cet équipement fut monté en série à partir de 1927. Les modèles Mathis Emy-6 FON 3 litres, Mathis Emy-6 FON 4 litres, Mathis PYS et Mathis Emy-6 FOS étaient munis de freins hydrauliques.
Le modèle Mathis Emy-6 SY était équipé de roues avant indépendantes. Le nec plus ultra fut la Mathis Emy-6 SY quadrulex munies de freins à assistance hydraulique et de 4 roues indépendantes, barres de torsion selon le brevet Porsche. Une autre étape fut franchie en 1925 en lançant une gamme 8 cylindres. Si les prix des 4 cylindres étaient fort proches de ceux pratiqués par ses concurrents directs, ce qui permit à Mathis de devenir le 4ème constructeur français dès 1927 derrière Citroën, Renault et Peugeot, les prix des 8 cylindres étaient fort proches de ceux pratiqués par Delage.
Sur cette gamme, les freins hydrauliques furent une option dès 1931, le nec plus ultra fut la rarissime Mathis HO, équipée de freins hydrauliques et de 4 roues indépendantes. En 1934, environ 90 000 véhicules avaient été réalisés dans l’usine de Strasbourg qui employa jusqu’à 3 000 salariés. Les automobiles Matford, les héritières des Mathis Emile Mathis désira poursuivre l’activité de son usine, mais sa situation financière était délicate. Il fit des démarches auprès de Maurice Dollfus (1883-1972), directeur depuis 1930 de Ford S.A.F. (pour Société Anonyme Française), puis se rendit au siège social de la Ford Motor Company, à Dearborn en novembre 1933.
L’accord entre les deux parties fut signé le 27 septembre 1934 et annoncé officiellement le 8 octobre à l’occasion du Salon de l’automobile de Paris. Il donna naissance le 1er novembre 1934 à la société Matford SA détenue à 60 % par Ford-SAF, qui souhaita développer ses moyens de production en France. La nouvelle société prendra en location les usines Ford d’Asnières et Mathis de Strasbourg. Cette dernière étant équipée d’une fonderie, fabriquera notamment le moteur V8. Ford disposait, en 1934, d’un réseau de 300 distributeurs et Mathis, d’un réseau de 200 agents.
Le but de l’opération était de vendre en complément des nouvelles Matford, les véhicules des marques Ford, Mercury, Lincoln, mais également des tracteurs Fordson. L’usine de Strasbourg sera intégralement rééquipée par Ford, qui fabriquera deux gammes : des Matford et des FORD V8. Les automobiles Matford étaient différentes des Ford V8 notamment au niveau des sens d’ouverture des portières et au niveau de l’accès au coffre. Les freins sur les 4 roues étaient communs et mécaniques. Les essieux avant et arrière étaient rigides. Le fait le plus marquant fut l’intégration des phares dans les ailes pour l’année modèle 1937, à partir du 4ème trimestre 1936. Les bénéfices de Matford furent importants. Emile Mathis investit, en 1938, dans une nouvelle société, Mathis Aviation, installée à Gennevilliers, les locaux étant cédés à General Motors au début des années 1950.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Emile Mathis quitta la France pour les Etats-Unis via l’Espagne et le Portugal. Il était en disgrâce auprès des autorités allemandes suite à ses agissements pendant le conflit précédent. Le 10 octobre 1940, il fonda la Delaware Corporation qui devint rapidement la Matan Corporation pour produire des obus à Long Island. Son premier contrat fut signé le 10 mai 1941 et, avec 2 000 employés, il fabriqua 209 420 000 obus de 20mm et 9 563 200 obus de 40mm. Cela lui valut le 31 décembre 1941 l’attribution par l’US Navy de son fanion Navy E Award et du drapeau du Bureau de l’Artillerie. Sur ce même fanion devenu Navy-Army E Award, fut apposé des étoiles, la cinquième étant remise le 25 janvier 1945.
Ce fut la plus haute distinction jamais attribuée par la Navy. Cette usine fut reconvertie par ses soins dans la fabrication des fers à repasser Matmatic. Emile Mathis transmit également aux Américains les plans de son usine pour qu’ils en bombardent les points stratégiques affairant à la production de munitions et moteurs d’avions. En 1946, Emile Mathis retrouva une usine majoritairement détruite. Outre la Le revival de Mathis Le but d’Emile Mathis fut de reprendre la fabrication des automobiles Mathis. Le premier prototype fut présenté à la presse en 1946 sous le nom de Mathis VL333 (3 roues, 3 personnes, 3 litres aux 100 kilomètres), le dessin de la carrosserie monocoque en duralinox étant réalisé par Flaminio Bertoni.
La consommation de cette traction à 3 roues indépendantes était de 1,95 litre aux 100km à une vitesse de 40km/h, 2,45 litres aux 100km à une vitesse de 70km/h. Ses freins, uniquement sur les roues avant, étaient à assistance hydraulique. Le second prototype, celui de 1948, fut une propulsion munie de 4 roues indépendantes, de freins hydrauliques, dénommé Mathis 666 pour 6 cylindres, 6 places, 6 vitesses. Son esthétique fut totalement revue en 1949, mais les ressources financières étant au plus bas, ce projet fut abandonné. Entre 1952 et 1953, Emile Mathis perdit son usine et ses actifs.
L’influence de Mathis chez les automobiles Ford S.A.F. Importées des Etats-Unis en France depuis 1907, les automobiles Ford ne connurent qu’un succès relatif sur notre territoire. La Société des Automobiles Ford fut créée en 1916 et l’usine de Bordeaux achetée à Henri Depasse, alors importateur exclusif et assembleur, livra près de 11000 modèles Ford T, jusqu’en 1918, notamment aux forces armées en tant qu’ambulance. En 1925, Ford acheta à Asnières une usine de 18 000 m² et installa deux chaînes parallèles, une pour le modèle Ford T et une pour les camions légers. En 1929, la société devint Ford Société Anonyme Française placée sous l’autorité de Ford Grande-Bretagne.
Toutefois, le modèle Ford T, équipé de freins agissant sur les roues arrière et la transmission, n’était pas adapté au marché français. Ses caractéristiques principales étaient une forte cylindrée qui assurait une grande fiabilité et une boîte à vitesses 2 rapports. Mais, cette voiture fut fortement pénalisée fiscalement et sa consommation était relativement importante. Il en était de même pour les modèles Ford A et Ford B qui la remplacèrent, ceux-ci étant équipés de freins sur les 4 roues. Les modèles Ford Y et Ford C avaient été conçus au Royaume-Uni et leurs esthétiques ne plurent aux Français. Seule, la noble Ford V8 offrait un potentiel d’acceptation. Seulement, pour importer ses pièces détachées, Ford dut faire face à de fortes taxes douanières.
L’association avec Emile Mathis permit l’obtention d’une fonderie pour les moteurs V8, d’employés formés et d’un réseau commercial complémentaire. La Ford V8 de 1939 fut équipée de freins hydrauliques et une nouvelle usine fut édifiée entre novembre 1938 et mai 1940 à Poissy, dimensionnée pour produire annuellement 100 000 véhicules. Cette usine ne fabriquera, en fait, que 20 000 véhicules par an.
La gamme fut agréablement complétée en 1951 par le coupé Ford Comète réalisé chez Facel-Métallon, en 1952 par la variante Ford Abeille, équipée d’un hayon et d’un volet implanté en partie basse. En 1952, la Ford Vedette devint une berline tricorps et une variante découvrable fut ajoutée. Avec la Ford Vendôme équipée d’un V8 de 3,9 litres, un nouveau seuil en matière de luxe et de raffinement fut atteint. Fin 1954, Simca acheta l’usine surdimensionnée de Poissy et la possibilité d’exploiter la nouvelle Ford Vedette sous son nom. Ford réimporta alors des véhicules sur le sol français.
Texte et Photo : ABSOLUTELY CARS & CARDO-Belles Restaurations-SéRiespace
samedi 25 avril 2026
CLUB5A - A NOTER DANS VOS AGENDAS POUR 2026 - 2ème BALADE DES PARALLELOGRAMMES EN OCCITANIE DU 11 AU 14 JUIN 2026...
Chers amis motards !
La première édition des ‘parallélogrammes en Occitanie’ chez Stéphane et carole CHAIX , en pays catalan ,
au mois de juin, a été une réussite !
Toutes les conditions étaient réunies , malgré quelques pannes, … beau temps ,excellente ambiance , parcours superbes …
Aussi, nous vous invitons dès à présent à caler dans vos agendas la date de la 2ème édition des « parallélogrammes en Occitanie »
du 11 au 14 juin 2026.
Nous serons basés au domaine de Peyrebazal (les Brunels) ,en pleine forêt, dans la montagne noire pour trois jours de roulage,
à travers les paysages et parcours les plus pittoresques de l’Occitanie, dans la montagne noire, le minervois et les corbières .
Vous recevrez les bulletins d’inscription en tout début d’année 2026.
En attendant …je vous souhaite de bons rallyes et balades sur vos anciennes.
Amitiés
régis
CLUB5A - SORTIE AUTOS RANDO-POP EN ARIEGE LE 19 AVRIL 2026...GRAND SOLEIL ET JOLI MUSÉE !
Sur le parking de la maison des associations à Carcassonne, nous pouvions compter 25 voitures et 50 participants pour cette belle journée très prometteuse… Peugeot, Renault, VW, Alfa-Romeo, etc. Vous l'avez sans doute compris : des véhicules tous aussi splendides les uns que les autres !
Réunis dans le local de l’association et après avoir effectué la distribution des road books, Sylvie et Josette accueillaient les participants qui arrivaient sous un beau soleil.
Café chaud habituel accompagné d’une spécialité du Lauraguet « Les Sacristains » (offert par le club), l’accueil de nos organisateurs Sylvie et Gérard Raynaud était comme d’habitude d’excellente qualité.
Après le « brief » de Sylvie accompagné de notre président Patrick Cilia afin de développer les spécifications du programme de la journée, nous avons démarré immédiatement pour éviter tout retard, étant donné que l'ensemble de la journée avait été planifié avec un emploi du temps assez serré.
8 h30 – Pour le départ, toujours sous un soleil radieux bien agréable, accompagné d'une température assez douce, nous espérions que cette journée soit agréable au niveau de la météo, et ce fut le cas.
Cette sortie Rando-pop édition 2026 semblait pleine de promesses et sous les meilleurs auspices, car nous étions convaincus que le parcours concocté par la famille Raynaud respecterait les attentes établies par le programme prévu…
Et c'est ce qui s'est produit.
Comme à notre habitude, nous parcourons ces nombreux petits villages en direction du département de l’Ariège et particulièrement en direction de la localité de Lavelanet.
En empruntant des routes sinueuses avec de splendides paysages, nous parvenons doucement au musée du Textile et du peigne en corne conformément à ce qui a été convenu et annoncé au programme avec une visite du site.
Nous avons bénéficié d'une visite autonome grâce à deux guides féminins maîtrisant parfaitement leur sujet.
Un joli musée, qui était l’ancienne usine de filature et textile où étaient disposés des machines et métiers à tisser de plusieurs époques.
Le musée du textile et du peigne en corne de Lavelanet est un musée, créé en 1986, qui présente les deux activités industrielles principales du Pays d'Olmes : la fabrication du tissu de laine cardée et du peigne en corne.
Une association de bénévoles, les Amis du musée du textile et du peigne en corne créée en 1983 sur proposition de la municipalité en place, a récupéré puis rénové des machines des deux industries principales du Pays d'Olmes.
Stockées tout d'abord dans un dépôt, leur nombre grandissant et le travail de collecte de mémoire et d'archives mené en parallèle, justifie la création d'un espace muséographique, qui ouvre en 1986 dans l'ancienne usine textile Dumons frères, à Lavelanet.
Aidés par la municipalité de Lavelanet, , les membres de l'AMTPC sont récompensés en l'an 2000 par la reconnaissance de leur collection en recevant le label musée de France.
Depuis 2006, le musée est géré par la communauté de communes du Pays d'Olmes.
• Visite de qualité, très intéressante avec deux personnes passionnées…
• Suite à cette visite captivante, nous avons mis le cap sur le restaurant « Pré du Bonheur », à 10 minutes de route du musée, pour partager un repas en commun.
• L'ensemble du personnel de ce restaurant était à notre service pour nous offrir un repas de qualité exceptionnelle (cuisine faite maison)…
Félicitations et merci à l'ensemble de l'équipe pour cette cuisine exceptionnelle.
• Concernant l’itinéraire du retour, chacun regagnait son domicile à sa guise et dans un ordre très librement dispersé…
• Quelques participants ont prolongé leur journée en se dirigeant vers la cité de Mirepoix qui est toujours agréable à revoir et à visiter sans que l’on s’en lasse.
• Nous tenons à remercier chaleureusement Sylvie et Gérard qui ont travaillé sans relâche pour rendre possible cette journée.
Merci à Josette pour la gestion des inscriptions, ainsi qu'à nos deux guides du musée…
Nous vous remercions tous pour votre participation !
À l’année prochaine pour une nouvelle Rando-Pop !
Texte : PL - Photos : famille RAYNAUD -Bernard JELADE et P.L
CLUB5A - REPORTAGE AUTO - LA PLUS VIEILLE VOITURE A PETROLE AU MONDE !
La plus vieille voiture du monde découverte en Allemagne ?
Examinée par des experts, celle-ci serait plus ancienne que la Benz habituellement considérée comme la doyenne des autos à moteur à explosion.
L’argument avancé est que son châssis est en bois, alors que celui de la Benz est en acier . Pour départager les spécialistes qui ne sont pas tous d’accord, la voiture va faire l’objet d’une datation au Carbone 14, afin de pouvoir la dater de la façon la plus précise.
Un traitement qui a par exemple été appliqué à Ötzi, l’homme préhistorique retrouvé congelé en 1991 dans les Alpes.
En octobre dernier, des amateurs de voitures anciennes de l’OST-Klassiker Klub e. V. Wolkramshausen sont appelés pour débarrasser le garage d’une villa de Wolkramshausen, dans la banlieue chic de Leipzig. C’est là, sous un amas de vieilleries, qu’ils découvrent un tricycle motorisé. Il s’agit clairement de l’une des premières créations automobiles du monde.
Sauf qu’après l’avoir dépoussiéré consciencieusement, les membres restent perplexes devant ce véhicule totalement inconnu jusqu’alors. Même les experts du musée des transports de Dresde et du musée Mercedes ne sont pas parvenus à l’identifier. Pourtant, quelques détails, comme l’équipement (boîte de vitesse, sièges suspendus, lampes à bougie et même un klaxon) et le numéro 24 sur le moteur, laissent à penser qu’il pourrait s’agir d’un véhicule produit en petite série.
Datation au carbone 14
En dépit d’autres détails qui trahiraient l’origine de la « voiture », cinq scientifiques vont avoir recours à la datation au Carbone 14 pour estimer l’âge des matériaux utilisés, notamment le métal et le cuir. Dans tous les cas, le châssis, en bois, a "au moins 120 ans".
Source : 20minutes.fr-dhnet.be/
CLUB5A - REPORTAGE MOTOS - NAÎTRE ET VIVRE LIBRE !!...Philosophie du Motard....
Tourne le bal des saisons
Dans ce monde de déraisons.
Et pourtant, ce serait si facile
Par le partage, tout est possible.
Philosophie du Motard ....
Chaque humain sur notre belle planète vit avec sa propre philosophie… Un pourcentage de cette population est motard… Ah, les motards… Nous sommes souvent vus par la société d’une seule et même forme… Bruyants, irrespectueux des règles, habillés en cuir, barbus et surtout… A part… Si tu es motard, tu sais ce qu’est la « famille motarde »… Si tu ne l’es pas, tu vas l’appréhender de mon point de vue.
Il y a toutes sortes de motards, tu les a déjà vus se faire un signe de la main ou du pied mais tu ignores toutes les subtilités. Je pense que chaque motard a sa moto, que chaque moto a sa philosophie, et que chaque philosophie a son motard… Bref, une boucle sans fin, une sorte de secte, ouverte à toute personne voulant trouver une forme de liberté ou d’indépendance. En règle générale, les motards sont bruyants. A moto ou à pied, le motard s’exprime.
Plaisir masculin diront certains, sécurité pour d’autres et même plaisirs de faire chier le peuple pour une dernière partie… Je pense personnellement faire un peu partie des trois et je l’assume totalement. Tout dépend de mon humeur et du contexte. En parlant de contexte… Comme dirait belle môman, « une moto c’est une moto, un guidon, deux roues et un moteur qui fait du bruit ». Oui, Mais pas que… Avant de parler des différentes philosophies de voyage à moto, rappelons qui sont les motards. Oui car dans une famille, il y a le père sage, le fils foufou, le grand-père qui a tout vu et surtout, le tonton d’Amérique. Décryptage. Il y a les motards branchés qui vont s’acheter une mob à la mode, qui plait au plus grand nombre et qui rendra jaloux tous les copains. Il y a les motards utilitaires. Ils prendront leur moto chaque jour que Dieu fait pour aller au boulot car ils gagneront un temps précieux sur leur temps de boulot dodo.
Il y a les motards full power qui prendront une moto sportive qui n’a rien à faire sur la route car inexploitable mais qui malgré tout, défendront bec et ongle leurs engins. Il y a les motards indécis qui achèteront une moto appelé « Roadster » car ils pourront tout faire avec. Le trajet boulot, des balades entre potes, se la jouer devant les copains et même de la piste… Il y a les motards pauvres. Souvent jeunes permis et jeune tout court d’ailleurs… Leur moto ce n’est pas la meilleure, ce n’est pas la plus belle mais c’est la première et pour cette raison, tout le monde leur excusera leur choix. Quoique… Il y a les motards pistards. Eux ne poseront leurs roues que sur des pistes adaptées à la pratique de cet exercice -cherchant des shoots d’adrénalines-, et sont des « pilotes de courses ». Ces derniers sont souvent accompagnés d’un camion, d’une caravane et d’un attirail énorme. Il y a les motards sectaires. Ceux-là achèteront une marque, une seule durant toute leur vie. Et quoi qu’il arrive, elle restera la meilleure.
Qu’elle soit italienne, américaine, anglaise, japonaise ou merdique, c’est celle-ci est pas une autre… Il y a les motards croteux. Ceux-là roulent rarement sur la route. Ils pilotent des motos-cross ou des enduros et leurs plaisirs, c’est la poussière, la terre, la boue, l’eau, l’air, les arbres… Rien de bien « normal » mais chacun son truc comme on dit. Pour finir et j’en ai surement oublié… Il y a les motards routards. Ceux qui voyagent avec une moto chargée comme une mule ou un petit sac à dos. Ceux-là sont prêts à prendre la route et à dépasser les frontières que seul l’esprit se fixe. Ce sont de ces motards dont je veux parler car je pense faire partie de ce petit groupe bien particulier. Le voyage à moto est un choix qu’on ne fait jamais par hasard. La météo n’est pas toujours avec nous et malgré tout, il faut avancer. D’un autre côté, le sentiment de liberté que cela procure dépasse amplement cet inconvénient et fait vite oublier l’averse prise 10 kilomètres plus tôt. Quelquefois, on la déteste.
Quand il fait trop chaud sous le cuir en plein été. Lorsque la route vient d’être refaite et que la pratique de la moto devient un numéro d’équilibriste sur une couche de gravier toute neuve. Mais tôt ou tard, le plaisir revient et nous permet de tout oublier. En outre, la moto est un aimant. Les personnes que l’on rencontre quel qu’elles soient veulent savoir d’où l’on vient, où l’on va, pourquoi, comment et à quelle vitesse. Il y aura toujours la barrière de la langue lorsque l’on passera une frontière mais quoi de plus attirant visuellement qu’un engin qui fait du bruit chevauché par des Daft Punk ? Tous les voyageurs doivent comprendre ce sentiment de partage et de curiosité mais je pense que la moto l’amplifie. Une plaque d’immatriculation apprend vite à celui qui la lit qu’un motocycliste n’est pas du coin. Et lorsque l’on voit le paquetage harnaché sur la moto, on sait de suite qu’il s’agit d’un routard. Comme un escargot qui transporte sa maison sur son dos. A moto, on va plus vite.
On se faufile en ville. On grimpe plus facilement les cols de montagnes. On double aisément un camping-car qui nous bloque la vue. On s’engage dans un chemin étroit en ayant la capacité de faire demi-tour quand on veut. Mais surtout, on peut s’arrêter où bon nous semble car la moto de par sa taille se stationne plus facilement que tout autre moyen de locomotion. Au bord d’un lac de montagne, le long d’une route de campagne pour admirer les animaux dans les près, sur une corniche surplombant la mer et ses surfeurs. Voilà le réel avantage de la moto, être libre.
Comme tout routard, qu’il soit piéton, automobiliste où quoi que ce soit, différents styles se mélangent. Il y a l’organisé qui aura préparé chacune de ses étapes. Du début de journée à la fin, il sait où il dormira, où il mangera, ou il s’arrêtera faire des photos et surtout, quelle route il prendra car à moto, la route est primordiale. Il y a le curieux qui roule tranquillement mais cherche tous les points d’intérêt possibles et imaginables. Les églises, les points de vue, les caves à vin, les dégustations de produits du terroir, les artisans et spécialités du coin. Il y a l’extrême inverse, qui part avec « sa bite et son couteau ». Celui-là, on le reconnait vite car ses bagages sont généralement plus fins que ceux des autres. Il a une carte sur laquelle il décide au jour le jour sa future destination. Il dort au mieux dans un hôtel trouvé sur la route, et au pire, en pleine nature en se lavant dans une rivière de montagne (Histoire vrai). D’autre frappent aux portes espérant trouver un gite et un couvert. Il y a le pressé.
Ne lui demandez pas de vous montrer une photo de son voyage, il n’en a pas. Il a simplement voyagé pour la route, il ne s’est pas intéressé à quoi que ce soit en dehors de la qualité du bitume, du nombre de virages qu’il reste à prendre avant le col ou de la présence de gravillons sur la route qui va au bord de la mer. Son but, c’est le plaisir de rouler et s’il voyage, c’est qu’il a déjà posé ses roues sur toutes les routes de sa région. Depuis que je voyage à moto, je suis passé par tous ces modes de voyages. Les uns après les autres, je me suis vite rendu compte qu’il manquait quelque-chose en rentrant à la maison. La première année, en n’ayant rien organisé, je suis rentré plus tôt que prévu. La suivante, je n’ai pris que trop peu de photos car trop absorbé par les virages qui défilaient les uns après les autres.
Etc… J’ai ensuite rencontré Elise et c’est elle qui m’a fait prendre conscience que pour voyager heureux, et pour rentrer à la maison avec aucun regret, il fallait mixer tout ça. On a donc préparé tranquillement notre voyage en axant celui-ci sur les destinations qui nous tentaient. Malheureusement, il y en avait trop et on a dû faire des choix, mais qu’importe, ce sera pour la prochaine fois. On a pris énormément de plaisirs en ayant choisi de belles routes viroleuses. Mais contrairement au passé, ces routes menaient à une curiosité. Aujourd’hui cette philosophie du voyage me rend heureux, libre et curieux de tout. Au final, on peut vraiment dire qu’il y a autant de motards qu’il y a de philosophies à moto. Au fond, le motard n’est qu’un homme pourvu d’une machine… Penses-y, la prochaine fois que tu en croiseras un. Il n’est pas si différent de toi finalement. Et comme on dit… V
Source : Chopper Brian--MOTOR LIVE
Chaque humain sur notre belle planète vit avec sa propre philosophie… Un pourcentage de cette population est motard… Ah, les motards… Nous sommes souvent vus par la société d’une seule et même forme… Bruyants, irrespectueux des règles, habillés en cuir, barbus et surtout… A part… Si tu es motard, tu sais ce qu’est la « famille motarde »… Si tu ne l’es pas, tu vas l’appréhender de mon point de vue.
Il y a toutes sortes de motards, tu les a déjà vus se faire un signe de la main ou du pied mais tu ignores toutes les subtilités. Je pense que chaque motard a sa moto, que chaque moto a sa philosophie, et que chaque philosophie a son motard… Bref, une boucle sans fin, une sorte de secte, ouverte à toute personne voulant trouver une forme de liberté ou d’indépendance. En règle générale, les motards sont bruyants. A moto ou à pied, le motard s’exprime.
Plaisir masculin diront certains, sécurité pour d’autres et même plaisirs de faire chier le peuple pour une dernière partie… Je pense personnellement faire un peu partie des trois et je l’assume totalement. Tout dépend de mon humeur et du contexte. En parlant de contexte… Comme dirait belle môman, « une moto c’est une moto, un guidon, deux roues et un moteur qui fait du bruit ». Oui, Mais pas que… Avant de parler des différentes philosophies de voyage à moto, rappelons qui sont les motards. Oui car dans une famille, il y a le père sage, le fils foufou, le grand-père qui a tout vu et surtout, le tonton d’Amérique. Décryptage. Il y a les motards branchés qui vont s’acheter une mob à la mode, qui plait au plus grand nombre et qui rendra jaloux tous les copains. Il y a les motards utilitaires. Ils prendront leur moto chaque jour que Dieu fait pour aller au boulot car ils gagneront un temps précieux sur leur temps de boulot dodo.
Il y a les motards full power qui prendront une moto sportive qui n’a rien à faire sur la route car inexploitable mais qui malgré tout, défendront bec et ongle leurs engins. Il y a les motards indécis qui achèteront une moto appelé « Roadster » car ils pourront tout faire avec. Le trajet boulot, des balades entre potes, se la jouer devant les copains et même de la piste… Il y a les motards pauvres. Souvent jeunes permis et jeune tout court d’ailleurs… Leur moto ce n’est pas la meilleure, ce n’est pas la plus belle mais c’est la première et pour cette raison, tout le monde leur excusera leur choix. Quoique… Il y a les motards pistards. Eux ne poseront leurs roues que sur des pistes adaptées à la pratique de cet exercice -cherchant des shoots d’adrénalines-, et sont des « pilotes de courses ». Ces derniers sont souvent accompagnés d’un camion, d’une caravane et d’un attirail énorme. Il y a les motards sectaires. Ceux-là achèteront une marque, une seule durant toute leur vie. Et quoi qu’il arrive, elle restera la meilleure.
Qu’elle soit italienne, américaine, anglaise, japonaise ou merdique, c’est celle-ci est pas une autre… Il y a les motards croteux. Ceux-là roulent rarement sur la route. Ils pilotent des motos-cross ou des enduros et leurs plaisirs, c’est la poussière, la terre, la boue, l’eau, l’air, les arbres… Rien de bien « normal » mais chacun son truc comme on dit. Pour finir et j’en ai surement oublié… Il y a les motards routards. Ceux qui voyagent avec une moto chargée comme une mule ou un petit sac à dos. Ceux-là sont prêts à prendre la route et à dépasser les frontières que seul l’esprit se fixe. Ce sont de ces motards dont je veux parler car je pense faire partie de ce petit groupe bien particulier. Le voyage à moto est un choix qu’on ne fait jamais par hasard. La météo n’est pas toujours avec nous et malgré tout, il faut avancer. D’un autre côté, le sentiment de liberté que cela procure dépasse amplement cet inconvénient et fait vite oublier l’averse prise 10 kilomètres plus tôt. Quelquefois, on la déteste.
Quand il fait trop chaud sous le cuir en plein été. Lorsque la route vient d’être refaite et que la pratique de la moto devient un numéro d’équilibriste sur une couche de gravier toute neuve. Mais tôt ou tard, le plaisir revient et nous permet de tout oublier. En outre, la moto est un aimant. Les personnes que l’on rencontre quel qu’elles soient veulent savoir d’où l’on vient, où l’on va, pourquoi, comment et à quelle vitesse. Il y aura toujours la barrière de la langue lorsque l’on passera une frontière mais quoi de plus attirant visuellement qu’un engin qui fait du bruit chevauché par des Daft Punk ? Tous les voyageurs doivent comprendre ce sentiment de partage et de curiosité mais je pense que la moto l’amplifie. Une plaque d’immatriculation apprend vite à celui qui la lit qu’un motocycliste n’est pas du coin. Et lorsque l’on voit le paquetage harnaché sur la moto, on sait de suite qu’il s’agit d’un routard. Comme un escargot qui transporte sa maison sur son dos. A moto, on va plus vite.
On se faufile en ville. On grimpe plus facilement les cols de montagnes. On double aisément un camping-car qui nous bloque la vue. On s’engage dans un chemin étroit en ayant la capacité de faire demi-tour quand on veut. Mais surtout, on peut s’arrêter où bon nous semble car la moto de par sa taille se stationne plus facilement que tout autre moyen de locomotion. Au bord d’un lac de montagne, le long d’une route de campagne pour admirer les animaux dans les près, sur une corniche surplombant la mer et ses surfeurs. Voilà le réel avantage de la moto, être libre.
Comme tout routard, qu’il soit piéton, automobiliste où quoi que ce soit, différents styles se mélangent. Il y a l’organisé qui aura préparé chacune de ses étapes. Du début de journée à la fin, il sait où il dormira, où il mangera, ou il s’arrêtera faire des photos et surtout, quelle route il prendra car à moto, la route est primordiale. Il y a le curieux qui roule tranquillement mais cherche tous les points d’intérêt possibles et imaginables. Les églises, les points de vue, les caves à vin, les dégustations de produits du terroir, les artisans et spécialités du coin. Il y a l’extrême inverse, qui part avec « sa bite et son couteau ». Celui-là, on le reconnait vite car ses bagages sont généralement plus fins que ceux des autres. Il a une carte sur laquelle il décide au jour le jour sa future destination. Il dort au mieux dans un hôtel trouvé sur la route, et au pire, en pleine nature en se lavant dans une rivière de montagne (Histoire vrai). D’autre frappent aux portes espérant trouver un gite et un couvert. Il y a le pressé.
Ne lui demandez pas de vous montrer une photo de son voyage, il n’en a pas. Il a simplement voyagé pour la route, il ne s’est pas intéressé à quoi que ce soit en dehors de la qualité du bitume, du nombre de virages qu’il reste à prendre avant le col ou de la présence de gravillons sur la route qui va au bord de la mer. Son but, c’est le plaisir de rouler et s’il voyage, c’est qu’il a déjà posé ses roues sur toutes les routes de sa région. Depuis que je voyage à moto, je suis passé par tous ces modes de voyages. Les uns après les autres, je me suis vite rendu compte qu’il manquait quelque-chose en rentrant à la maison. La première année, en n’ayant rien organisé, je suis rentré plus tôt que prévu. La suivante, je n’ai pris que trop peu de photos car trop absorbé par les virages qui défilaient les uns après les autres.
Etc… J’ai ensuite rencontré Elise et c’est elle qui m’a fait prendre conscience que pour voyager heureux, et pour rentrer à la maison avec aucun regret, il fallait mixer tout ça. On a donc préparé tranquillement notre voyage en axant celui-ci sur les destinations qui nous tentaient. Malheureusement, il y en avait trop et on a dû faire des choix, mais qu’importe, ce sera pour la prochaine fois. On a pris énormément de plaisirs en ayant choisi de belles routes viroleuses. Mais contrairement au passé, ces routes menaient à une curiosité. Aujourd’hui cette philosophie du voyage me rend heureux, libre et curieux de tout. Au final, on peut vraiment dire qu’il y a autant de motards qu’il y a de philosophies à moto. Au fond, le motard n’est qu’un homme pourvu d’une machine… Penses-y, la prochaine fois que tu en croiseras un. Il n’est pas si différent de toi finalement. Et comme on dit… V
Source : Chopper Brian--MOTOR LIVE
MOTOR LIVE
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