lundi 2 février 2026

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Il installe un faux panneau d’interdiction de stationner... et se fait verbaliser lui-même

 

Fatigué par les motards qui s’arrêtaient près de ses champs, un agriculteur suisse a pris l’initiative d’installer des panneaux d’interdiction de stationnement. Mais le stratagème s’est retourné contre lui. Sur la route sinueuse du Petit Susten, dans le canton du Jura en Suisse, un agriculteur en a eu assez. 
Cette portion de route de montagne attire régulièrement des amateurs de vitesse à moto, qui s’arrêtent dans les virages pour filmer leurs exploits. Pour protéger ses champs et dissuader ces regroupements, l’homme prend les choses en main : il installe lui-même plusieurs panneaux d’interdiction de stationnement le long de la route, raconte Le Quotidien Jurassien. 
En septembre 2023, la situation dégénère. 
L’agriculteur aperçoit trois motards stationnés près du panneau. Furieux, il filme la scène mais va se garer... sous le panneau. 
Erreur fatale. Il dénonce les motards aux autorités, mais ces derniers remarquent aussi son véhicule. Tout le monde se retrouve au tribunal. Le Ministère public condamne les trois motards à 80 francs suisses d’amende chacun (environ 87 euros). Mais l’agriculteur écope d’une peine bien plus lourde : 380 francs (412 euros) pour stationnement interdit et mise en danger de la circulation. 
Les motards acceptent leur sanction, contrairement à l’exploitant qui décide de contester devant le juge pénal, accompagné de son avocat. 
 La justice l’épargne 
Lors de l’audience, rapporte Le Quotidien Jurassien, l’agriculteur reconnaît enfin avoir installé le panneau lui-même. Un aveu qui joue en sa faveur : le juge annule l’amende pour stationnement illégal, puisque le panneau n’avait aucune valeur légale. L’État suisse est même condamné à prendre en charge une partie des frais d’avocat. 
Toutefois, la mise en danger de la circulation est retenue. Le magistrat estime que l’homme a créé un risque en stoppant brutalement son véhicule sur la route. Mais compte tenu de la charge émotionnelle et de la situation conflictuelle, aucune peine n’est prononcée, hormis 250 francs (271 euros) de frais de justice. Une conclusion en demi-teinte pour cet agriculteur qui voulait faire régner l’ordre... avec ses propres règles. 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...