Il y commence la construction à partir de 1935 des modèles Fiat sous licence qui échappent ainsi aux lourds droits de douane et sont vendus sous la marque Simca-Fiat, puis Simca tout court à partir de 1938.
La gamme se limite aux modèles d’entrée de gamme, et obtient un grand succès en France grâce à la Simca 5 alias Fiat 500 Topolino lancée fin 1936.
A la fin de la guerre le plan Pons prévoit pour Simca la fabrication de voitures de petite cylindrée, notamment l’AFG de l’ingénieur Grégoire qui est nommé directeur général en remplacement de Henri Pigozzi tombé en disgrâce.
Néanmoins Pigozzi parvient à reprendre le contrôle de Simca et abandonne le projet AFG. Les Simca 5 et 8 sont remises en production, en attendant le lancement de l’excellente Aronde en 1951 qui se démarque de la production transalpine de Fiat. Grâce à ce modèle à succès, Simca se défait de la tutelle de Fiat, et s’impose comme un grand constructeur indépendant au même titre que Citroën et Peugeot. La firme rachète Ford-France en 1955, puis Talbot en 1958.
Néanmoins le constructeur américain Chrysler s’intéresse à Simca, et prend une participation dans la firme. En 1963 Chrysler devient majoritaire et Henri Pigozzi s’efface devant Georges Héreil. Simca mène une politique commerciale intelligente et présente une gamme cohérente, mais ses modèles sont banals et manquent de séduction.
Malgré le succès de la 1100 lancée en 1967, le constructeur ne parvient pas à décoller durablement de la position de 4ème constructeur français.
En 1969 Chrysler intensifie sa mainmise et débaptise Simca qui devient Simca-Chrysler voire Chrysler-France pour les certains. Au cours des années 70 le géant de Detroit dicte à sa filiale française une politique peu inspirée qui conduit à la fin de la décennie à une gamme déséquilibrée et une situation financière précaire.
SIMCA a été par la suite reprise par Peugeot, elle sera abandonnée en 1980, par Peugeot au profit de Talbot (prestigieuse marque française de voitures de sport et de luxe de l’entre-deux-guerre, rachetée par Simca en 1958 et disparue en 1960), que Peugeot préféra ressusciter. La marque Simca fait aujourd’hui partie du patrimoine de PSA Peugeot-Citroën.
Source : magazine-automobile.fr/Petites Observations Automobiles





