Le confort de visite profite aussi de 1 300 places de stationnement supplémentaires, ce qui n’est pas du luxe au regard des galères rencontrées ces dernières années par les visiteurs, autant par manque de places que par une signalétique inadaptée.
Tout devrait rentrer dans l’ordre de ce côté-là cette année pour une 47e édition qui renforce la formule qui fait le succès d’Époqu’Auto depuis quelques années.
Vue l’affluence, plus de 110 000 visiteurs en trois jours, il faudra certainement que les organisateurs réfléchissent à rallonger la durée de ce salon.
Plus populaire que Rétromobile, sans ce que cela soit péjoratif, la manifestation lyonnaise réunit tous les univers d’écosystème de la voiture et de la moto ancienne qui ont forgé la réputation du salon parisien : expositions thématiques, métiers de la restauration, clubs de marques, organisateurs d’événements, marchands de voitures, de motos, de miniatures, et de pièces détachées.
C’est sans doute sur ce dernier point qu’Epoqu’Auto se distingue de Rétromobile.
Cette année, le salon lyonnais célèbre les séries spéciales de la Citroën 2CV. Quelques semaines après le Mondial de l’Automobile de Paris qui a célébré le retour programmé de la 2CV au catalogue de la marque à l’aube de l’année 2029, Lyon surfe sur l’engouement pour la légende des chevrons en mettant à l’honneur les séries limitées de la 2CV. La première d’entre elles vient de passer le cap des 50 ans.
La 2CV Spot est en effet présentée en 1976. D’autres suivront pour entretenir l’intérêt autour de la berline compacte développée avant la guerre et lancée au salon de Paris de 1948 : la Charleston, la James Bond, la Basket, la Dolly et bien d’autres encore. Au total, 14 versions sont exposées. L’automobile française est encore à l’honneur avec un très beau plateau de modèles de compétition dont certains ont été prêtés par le musée national de l’Automobile de Mulhouse - Collection Schlumpf. Parmi les 18 véhicules présentés figurent une Type 13 de 1922 présentée pour la première fois en France, le Tank Type 32 du grand prix de Tours 1923, un Type 35 qui a participé au grand prix de Lyon de 1924, le Type 59/50B que Jean-Pierre Wimille a mené à la victoire lors de la Coupe des Prisonniers disputée dans le bois de Boulogne en septembre 1945.
Autre marque française à l’honneur : Voisin. Pionnier de l’aviation, Gabriel Voisin aborde l’automobile au lendemain de la Première guerre mondiale. Ses productions anticonformistes se signalent un certain par leurs carrosseries légères, aérodynamiques, dépouillées et fonctionnelles.
L’expérience de l’aviation nourrit le travail de Gabriel Voisin. La C25 Aérodyne présentée au salon de Paris de 1925 adopte un profil en aile d’avion. Après la Seconde guerre mondiale, la marque d’Issy-les-Moulineaux renonce à la production automobile mais se distingue encore par quelques curiosités comme le Biscooter de 1950.
La 47e édition du salon Epoqu’Auto met également en scène le patrimoine automobile de la région lyonnaise. La Fondation Berliet est bien représentée à travers la présence du camion Stradair qui souffle ses 60 bougies. Gérard Gamand, l’éditeur du magazine Auto Diva, braque cette année les projecteurs sur la Formule 2 avec un plateau d’une dizaine de monoplaces. Considérée comme l’antichambre de la F1, la discipline a permis à de nombreux pilotes français d’éclore. Parmi les voitures exposées figure la March 742 BMW au volant de laquelle Patrick Depailler a remporté le championnat d’Europe en 1974.
Un autre espace raconte l’histoire des rallyes et des courses de côte de la région. De compétition, il en est encore question avec la présence de femmes pilotes et une exposition sur Carroll Shelby, le pilote américain devenu constructeur.
Du côté des youngtimers, la BMW M3 fête ses 40 ans avec la présence de nombreux modèles dont les premières à moteur 4-cylindres jusqu’aux versions à moteur V8 et six cylindres en ligne. La sportive allemande est d’ailleurs la star d’une nouvelle animation. Un circuit tracé à l’extérieur permet aux visiteurs de découvrir la discipline du drift.
Toujours dans les espaces «automobiles», une exposition retrace l’histoire plus que centenaire de Fiat à travers 25 modèles représentatifs. Les motards n’ont pas été oubliés avec une exposition de motos américaines et de motos équipées de moteurs JAP. Enfin, Époqu’Auto, c’est aussi plus de 220 clubs de marque et les ventes aux enchères organisées par la maison Osenat.
Salon Époqu’Auto, Lyon Eurexpo du 6 au 8 novembre. Horaires : vendredi 6 de 9 h à 22 h; samedi 7 9 h à 19 h; dimanche 8 de 9 h à 18 h.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...



