dimanche 1 novembre 2026

CLUB5A - REPORTAGE AUTO - Cent ans de papamobiles exposés aux Musées du Vatican

 

De la première voiture de Pie XI aux papamobiles contemporaines, un siècle de mobilité pontificale incarné par huit voitures historiques Mercedes-Benz exposées aux Musées du Vatican, témoignant de la rencontre entre le génie humain et la mission universelle de l’Église. Cent ans d’histoire, de voyages apostoliques et de progrès technologique au service de l’Église. Tels sont les thèmes centraux de «Un siècle de papamobiles», une exposition organisée aux Musées du Vatican pour célébrer un centenaire de collaboration entre le Saint-Siège et Mercedes-Benz. 
Le parcours allie idéalement tradition et modernité, retraçant une évolution significative: de la calèche du début du XIXe siècle, qui exprimait la solennité et la majesté de la papauté, jusqu’aux berlines qui ont accompagné le Souverain pontife. Une fonction pastorale La papamobile est le reflet de la manière dont le Saint-Père entre en relation avec les fidèles, a expliqué Sandro Barbagallo, conservateur des Collections historiques des Musées du Vatican, lors de la conférence inaugurale, mercredi 28 octobre. La fonction de ce véhicule, a-t-il précisé, est «profondément pastorale», car elle permet au Pape, «dans les rues, de saluer et, en même temps, de bénir, en se rapprochant des fidèles». 
 «La voiture, conçue à l’origine pour permettre un déplacement, écrit la directrice des collections pontificales, Barbara Jatta, dans le catalogue de l’exposition, devient ainsi également un lieu de rencontre, un outil grâce auquel le Souverain pontife peut se montrer, saluer, bénir et établir un lien immédiat avec ceux qui se rassemblent le long de son parcours». De son côté, le responsable de Mercedes Heritage a souligné sa joie de présenter ce siècle de collaboration. «C’est l’histoire de la façon dont nous créons la mobilité pour le présent, le passé et l’avenir», a déclaré Marcus Breitschwerdt. Une responsabilité éthique Les dirigeants de Mercedes ont souligné que la conception d’un véhicule destiné au Vatican implique un effort technologique exceptionnel en termes de confort et de protection, mais surtout une très grande responsabilité éthique. 
En effet, comme l’a souligné le CEO de Mercedes, Marc Langenbrinck, la Mercedes ne conduit pas seulement le Pape vers sa destination mais, d’une certaine manière, l’emmène dans les foyers de «toute la communauté chrétienne». Une responsabilité qui se reflète également dans le soin apporté aux voitures historiques. À Stuttgart, dans ce que Marcus Breitschwerdt qualifie de «salles sacrées» où sont conservées les papamobiles, le respect pour ces véhicules va de pair avec une rigueur absolue: personne ne peut s’asseoir sur le siège réservé au Pape. La mémoire historique L'exposition porte en elle la valeur de la mémoire historique. C'est ce qu'a rappelé le directeur de l'ANSA, Luigi Contu, qui a expliqué comment, grâce aux archives de l'agence de presse italienne, créées en 1945, il a été possible de retracer un siècle d'actualité. 
Si Mercedes assure la protection physique et la sécurité du Souverain pontife lors de ses déplacements, l’ANSA, a-t-il expliqué, entend être un garant de la sécurité, de la protection et de la vérification des informations qui racontent l’histoire de l’Église et du monde. Aux origines de cette relation L'exposition organisée à partir du 28 octobre aux Musées du Vatican n'est pas une simple exposition automobile, mais le témoignage d'un parcours spirituel et culturel. Pour comprendre cette évolution, il faut remonter à 1886, lorsque l'ingénieur Carl Benz fit breveter la Patent-Motorwagen, la première automobile de l'histoire. Le lien avec le Vatican ne prit officiellement forme qu'en 1930 avec la Nürburg 460. 
Il ne s’agissait pas d’une voiture quelconque, mais d’une limousine Pullman conçue pour le Pape Pie XI, dont l’intérieur était revêtu de brocart de soie raffiné, de bois et de métaux sélectionnés avec soin, et dont le toit était décoré, afin de refléter la solennité de sa fonction. Le Pape descend parmi la foule Le véritable tournant dans la relation avec les fidèles survient dans les années 1960. En 1960, le Pape Jean XXIII se voit remettre la 300 d Landaulet, une voiture équipée de vitres latérales arrière amovibles. Un détail qui annonçait un changement: l’automobile ne devait plus seulement transporter le Souverain pontife, mais lui permettre d’entrer en relation avec ceux qu’il rencontrait sur son chemin. 
 En 1965, en effet, à la suite du retour historique du Pape Paul VI de son voyage en Terre Sainte en 1964, les besoins ont évolué. Il fallait un véhicule permettant d’établir un rapport plus direct et plus chaleureux avec le public, en accord avec la dimension large et mondiale des voyages apostoliques. C’est ainsi qu’est née la 600 Pullman Landaulet, dotée d’un toit surélevé et d’une capote repliable qui permettait au Pape de se montrer à la foule dans une voiture décapotable. Pour compléter cette période, en 1967, font leur apparition les imposantes Mercedes-Benz 300 SEL Pullman à six places, conçues pour accueillir et escorter les invités de marque en visite au Vatican. 
La conception moderne de la «papamobile» Dans les années 1980, on assiste à la naissance officielle de la «papamobile» proprement dite. À l’occasion de la visite de Jean-Paul II en Allemagne, en 1980, Mercedes-Benz a mis au point la 230 G. La nouveauté résidait dans une haute coupole transparente à l’arrière, solution idéale pour assurer la sécurité du Pape tout en lui garantissant une visibilité totale devant des millions de fidèles. Parallèlement à la Classe G, devenue dans l’imaginaire collectif l’emblème de la papamobile de Jean-Paul II, Mercedes a également conçu une berline de représentation. 
En 1997, une S 500 Landaulet a été livrée au Vatican, équipée d’une capote à commande hydroélectrique et d’un vaste siège arrière, conçu pour garantir un confort maximal au Souverain pontife. Le nouveau millénaire Avec l'arrivée des années 2000, le style s'adapte à son époque et s'oriente vers les SUV: en 2002, la ML 430 fait ses débuts sous les acclamations des jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Toronto, arborant un dôme transparent aux lignes plus fluides et harmonieuses. Une évolution qui s’achève en 2012 avec la ML 500 destinée à Benoît XVI, caractérisée par des panneaux vitrés plus larges et plus lumineux, atténuant, du moins sur le plan perceptif, la séparation avec l’espace extérieur. Source : vaticannews.va/fr/-Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...