mardi 4 août 2026

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Toutes les BMW Art Cars réunies pour la première fois...

 

Jusqu’au 31 août prochain, le musée BMW de Munich réunit pour la première fois les 20 Art Cars réalisés depuis la 3.0 CSL Calder de 1975. On n’avait encore jamais vu ça. Le musée BMW - BMW Welt - situé en face de l’usine mère du constructeur allemand et du cœur névralgique de la marque - les tours quatre cylindres - accueille jusqu’au 31 août 2026 les 20 Art Cars réalisées. Si l’on s’en tient à la définition du commissaire-priseur Hervé Poulain, à l’initiative de ces machines décorées, seules les voitures ayant connu la dramaturgie de la course peuvent revendiquer l’appellation contrôlée «Art Car». Il n’y aurait donc que huit BMW qui pourraient se prévaloir de la dénomination Art Cars : les quatre «enfants» de Hervé Poulain et les autres. Les premiers sont dans l’ordre : la 3.0 CSL de Alexander Calder, la 3.0 CSL biturbo de Frank Stella, la 320 Groupe 5 de Roy Lichtenstein et la M1 de Andy Warhol. Les quatre autres sont le prototype V12 LMR de Jenny Holzer, la M3 GT2 de Jeff Koons, la M6 GTLM de John Baldessari et le prototype M Hybrid V8 de Julie Mehretu. 
À l’exception de la M6 qui a couru les 24 Heures de Daytona de 2016, toutes les autres BMW de course ont participé aux 24 Heures du Mans. C’est d’ailleurs pour gagner son ticket dans la Sarthe qu’Hervé Poulain avait vendu l’idée à BMW de faire décorer la carrosserie d’une voiture de course par un artiste de renommée internationale. Suzanne Quandt, l’une des héritières de BMW, a souvent dit qu’en termes d’image les Art Cars «sont la meilleure chose qui soit arrivée à la marque». Rapprocher l’univers des 24 Heures du Mans du monde de l’art : l’idée a passé le cap des cinquante ans lors de l’édition 2026 du salon Rétromobile. Les Art Cars du Mans ont été les vedettes de l’exposition. Pour sa première BMW du Mans, Hervé Poulain avait porté son choix sur Alexander Calder. L’Américain jouit d’une excellente réputation auprès de la maison munichoise. « L’usine fournissait la maintenance, la logistique, la voiture et, après la course, garantissait son inaliénabilité. Le choix de l’artiste m’incombait et j’engageais la voiture sous mon nom et ma responsabilité », raconte Hervé Poulain. 
Dès 1932, Calder avait inventé le mouvement dans la sculpture. Parmi des critiques déconcertés, Marcel Duchamp avait eu le mot juste, comparant l’œuvre à un mobile. Partout où il passe, le coupé 3.0 CSL, vierge de toute publicité, remporte l’adhésion. Décorée d’aplats de trois couleurs primaires, le rouge, le jaune et le bleu, la BMW détonne au milieu des autres bolides. Pour assister «le rookie» Hervé, on trouve deux pointures : Sam Posey, l’un des pilotes officiels de BMW dans le championnat américain IMSA, et Jean Guichet, vainqueur de l’édition 1964 des 24 Heures du Mans. La démonstration tourne court, mais l’écho planétaire que cet engagement encourage BMW à renouveler l’expérience. Pour 1976, il est admis que Frank Stella pose sa signature sur un coupé 3.0 CSL biturbo de 750 chevaux avec un décor de papier millimétré. Changement de décor l’année suivante. BMW introduit sa Série 3 Silhouette. Lors du vernissage, le 6 juin 1977, à Beaubourg, le lyrisme de l’Américain Roy Lichenstein s’exprime à travers des lignes jaune citrine, des points bleu foncé et des bulles vertes. La BMW 320 empoche la neuvième place et la victoire de classe. 
 Année 1978 : c’est au tour d’Andy Warhol, devenu célèbre pour ses sérigraphies de boîtes de soupe Campbell puis de portraits de célébrités, d’apposer sa signature sur la 320. Me Poulain reçoit une maquette recouverte d’un papier peint à motif de fleurettes roses, vitres et pare-brise compris ! 
Bien que décontenancé, BMW accepte le projet et se ravise à un mois du Mans, faute de voiture prête. Warhol a le droit de revenir. Les formes de la M1, le nouveau coupé sportif que la firme allemande a décidé d’engager, inspirent le New-Yorkais. Il exécute deux idées très différentes. 
La première est une impertinence écartée par le Dr Avenarius : un camouflage kaki recouvre la sportive. L’autre maquette est retenue, mais les jets et les coulures de peinture dénués de contours sont techniquement impossibles à transposer. À moins que… Warhol vienne lui-même à Munich peindre son œuvre sur la coque. 
L’artiste s’exécute ; le résultat est sensationnel avec ses flaques de couleurs dégoulinantes annonçant le Bad Painting. 
La M1 se classe sixième d’une épreuve marquée par la pluie. 
Il faut attendre 1999 pour voir la cinquième Art Car BMW et la première en mesure de viser la victoire investir le circuit du Mans. L’artiste américaine Jenny Holzer a imaginé six phrases courtes, comme autant de messages, réalisées en lettres bleutées et réparties sur la carrosserie blanche du prototype V12 LMR qui ne dépasse pas le stade des préqualifications. 
En 2010, c’est au tour du sculpteur Jeff Koons de décorer la M3 GT2 numéro 79. Il faudra attendre 14 ans pour que naisse la septième Art Car avec le prototype M Hybrid V8 décoré par l’artiste Julie Mehretu. Toujours est-il qu’à la grande surprise du commissaire-priseur, BMW a repris le principe des Art Cars pour des voitures de série. 
La première, un coupé 635 CSI, arrive en 1982. C’est l’artiste autrichien Ernst Fuchs qui imagine la décoration. Quant à David Hockney, il pose sa signature sur une BMW 850 CSi de 1995. Source : Toujours est-il qu’à la grande surprise du commissaire-priseur, BMW a repris le principe des Art Cars pour des voitures de série. La première, un coupé 635 CSI, arrive en 1982. C’est l’artiste autrichien Ernst Fuchs qui imagine la décoration. Quant à David Hockney, il pose sa signature sur une BMW 850 CSi de 1995. 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...