Proposé aux enchères par la maison Gooding Christie’s à Rétromobile, le modèle le plus prestigieux des luxueuses GT de la firme de Modène a appartenu à son Altesse l’Aga Khan. Passionné de voitures de sport et de prestige, le prince Aga Khan IV a possédé de nombreux modèles qui fascinent les collectionneurs et enflamment les ventes aux enchères. Certaines d’entre elles ont fait l’objet d’une commande spéciale. C’est le cas de la Maserati 5000 GT que la maison Gooding Christie’s va vendre aux enchères à Paris le jeudi 29 janvier prochain, dans l’enceinte du Salon Rétromobile. Modèle à part dans la nomenclature des Maserati, la 5000 GT est un coupé exclusif dérivé de la 3500 GT et propulsé par le V8 5 litres à peine dégonflé de la fameuse 450S de compétition engagée au Mans et dans les plus grandes épreuves d’endurance du monde.
Les premiers exemplaires de ce coupé de prestige voient le jour en 1959. Maserati en produira à peine 34 exemplaires jusqu’en 1965, tous habillés par les meilleurs carrossiers italiens et destinés à des capitaines d’industrie et à des rois.
Si Allemano en signa 22, le carrossier Frua n’en réalisa que deux. C’est en découvrant celle du colonel Simone - l’importateur Maserati pour la France - exposée au Salon de Genève de mars 1962 que l’Aga Khan passe commande de la sienne.
Un tourne-disque à bord
L’Aga Khan prend livraison en août 1962 de sa 5000 GT châssis AM103.060. Oscillant entre le gris, le bleu et le violet suivant l’exposition à la lumière, sa teinte très élégante se marie à merveille avec l’intérieur en cuir beige clair.
Le raffinement s’exprime à travers un souci du détail relevant de l’univers de la haute couture et de présence d’un tourne-disque Philips 45 tours face au passager. Équipée du moteur à injection Lucas affichant une puissance confortable de 340 ch, la 5000 GT voyage entre la France et la Suisse. En 1983, remisée dans le garage Thépenier établi sur les quais de Seine de Saint-Cloud, elle est achetée par l’avocat américain Tom Price, grand collectionneur de voitures. En même, il acquiert la Ferrari 250 GTO numéro de châssis 3943 GT, propriété de Thépenier depuis 1968. Initialement, la GT de Maranello avait été engagée en compétition par Pierre Noblet avant d’investir le garage du Grenoblois Bob Neyret.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...


