C'est la première moto « moderne » à recevoir un six cylindres, refroidi par air, simple arbre à came, une technologie simple. La carburation n'est confiée qu'à trois carburateurs Dell'Orto de 24 mm qui distribuent donc chacun le mélange air-essence dans deux cylindres via une pipe d'admission spéciale dédoublée, comme vous le voyez ci-dessous.
En matière de performance, ce n'est pas ce qui se fait de mieux, les deux cylindres alimentés par chaque carbu ne reçoivent pas strictement un même mélange, pas optimum pour la carburation et par conséquent, la performance et la consommation.
Le refroidissement étant à air, un passage avait était fait entre chaque cylindre pour favoriser le flux d'air avec un maximum d'ailettes pour dissiper la chaleur. Le bas moteur était lui aussi équipé d'ailettes dans le même but de dissipation des calories tout comme les fixations des coudes d'échappement en sortie de moteur, là où la température est la plus chaude. Nationalité oblige, c'est Brembo qui développe un frein avant spécialement pour cette 750.
Cette 750 Benelli est à l'époque une très belle réussite esthétique, mais cette mécanique Italienne ne va pas être un exemple de fiabilité, ce qui contribuera à sa mauvaise réputation. Des fuites d'huile, mais peut-être surtout des problèmes de faisceau électrique vont ternir l'image de cette beauté. Et il ne faut pas oublier que les japonais, Honda en premier, arrivent sur le marché pour en prendre le pouvoir avec des moteurs d'une fiabilité exemplaire. Mais ses sorties d'échappement lui ferait pardonner ses défauts, 3 sorties en chrome de chaque coté, ça jette !
Comme vous le voyez, cette 750 Benelli Sei est dans un état absolument fabuleux, rouler avec doit être génial en acceptant les inconvénients, sans connaître le prix de cette 750 Italienne, le marché doit être restreint, donc cher.
Source : caradisiac.com/MaximusMartinus




