Coupé muni d’un hayon bulle, présenté dix ans après un autre coupé, la fameuse Citroën SM, dans le même salon, elles ont bien plus en commun : elles sont nées du coup de crayon légendaire de Robert Opron. Etonnante, pour ne pas dire « détonnante », ce coupé populaire au design particulier crée auprès des jeunes générations un élan de nostalgie…
A l’occasion des 40 ans de la Renault Fuego, de (re)découvrir ce modèle qui se fait de plus en plus rare. La Renault Fuego a eu la lourde tâche de remplacer les splendides coupés Renault 15 et Renault 17; produits de 1971 à 1979, en 304 856 exemplaires. Les vitres des portières étaient, cette fois-ci, munies de montants, une proposition avec un moteur à injection étant absente. Sa plate-forme provenait de la Renault 18, elle-même issue de la Renault 12, les solutions techniques reconduites étant la traction, le moteur longitudinal, les roues indépendantes et les freins à disque à l’avant, l’essieu rigide à l’arrière, l’ensemble offrant une grande fiabilité mécanique.
Dès la version GTL, de nombreux équipements étaient présents et notamment les lève-vitres électriques et les sièges « pétale ». Quant à la variante GTX, les sièges en cuir étaient disponibles en option. Son empattement de 2,44m et sa longueur de 4,36m offraient une belle habitabilité. En 1982, la motorisation turbo diesel fut introduite et ce coupé fut qualifié de « voiture diesel la plus rapide du monde« . En 1983, la motorisation turbo essence fut lancée, les 4 freins à disque étant alors devenus nécessaires. Les Renault Fuego produites à Maubeuge et exportées en Amérique du Nord La Renault Fuego fut mieux perçue à l’étranger qu’en France. L’usine de Maubeuge en exporta en Amérique du Nord.
Cela représente 41 460 exemplaires, tout de même, en 4 ans, toutes équipées de l’injection et des dispositifs anti-pollution ! La Renault Fuego dans sa version Turbo de 107ch fut disponible de 1982 à 1985, dans sa version 1,6 litre de 81ch de 1982 à 1983, dans sa version 2,2 litres de 103ch de 1984 à 1985, ces deux versions atmosphériques étant également proposées avec une boîte automatique 3 rapports. Sa longueur était de 4,46m car ses pare-chocs avec amortisseurs intégrés imposés par la réglementation nord-américaine, étaient plus volumineux et permettaient d’absorber un choc inférieur à 10km/h. Les Renault Fuego fabriquées à Santa Isabel ¡ Caramba, qué deportivo !
La Renault Fuego s’imposa consécutivement 8 fois de 1986 à 1993 dans El Turismo Competición 2000 et Juan María Traverso (1950-….), à son volant, fut champion TC 2000 en 1986, 1988, 1990, 1991, 1992 et 1993. La version de course fut extrapolée de celles produites dans l’usine de Santa Isabel implantée dans les environs de Córdoba en Argentine. Grâce à cette voiture, Renault bénéficie depuis d’un excellent positionnement en termes d’image de marque en Amérique du Sud. La Renault Fuego argentine fut fabriquée de 1982 à 1992, en 19 352 ou 19 857 exemplaires selon les sources.
Sa longueur était de 4,38m. Elle adopta la direction assistée et la télécommande pour le verrouillage centralisé, en 1986, les 4 freins à disque, en 1987, la climatisation en série, en 1991. RENAULT Fuego GTA Max de 1991 similaire à celle que posséda le footballeur Diego Maradona. En Amérique du Sud, les RENAULT Fuego sont très recherchées par les collectionneurs. Elles a ses aficionados et finalement, elle a remplacé honorablement le duo RENAULT 15 et 17.
Source : absolutelycars.wordpress.com/ina.fr





