mardi 20 octobre 2026

CLUB5A - REPORTAGE AUTO - L'ASCENSION DE L'ALPES D'HUEZ EN MOTOBECANE D45 !

Ils l'ont fait ! Si j'ai bien tout compris, c'est la plus ancienne des machines avec le plus svelte des pilotes... qui a réussi à monter à l'Alpes d'Huez avec une Motobécane D45. Encore bravo d'avoir si joliment commémoré l'exploit de Georges Monneret. Car c'est un exploit que de faire toute cette route avec des "Vélomoteurs" développant 4 chevaux... 

En 1948, Jojo Monneret et ses fils Pierre et Jean, rallièrent Paris à l'Alpe d'Huez en 13 h 45 mn et avec une consommation moyenne de 2,5 litres aux 100 km au guidon de 3 Motobécane D45. Le but de l'opération était de rallier Paris à l'Alpe-d'Huez en moins de temps que ne mettent le train et l'autocar, soit 670 km à couvrir en moins de 15 h 30. Le départ s'est effectué devant la brasserie Le Terminus à la Porte d'Orléans, le dimanche 1er février à minuit. Il fut donné par Marcel Cerdan (à gauche). 
 Photos Archive F.-M. Dumas (moto-collection.org) 
Philippe Monneret : le parrain « J’ai débuté la moto à l’âge de 6 ans. Naturellement, j’ai eu beaucoup de chance d’a
voir comme professeur, mon père, Georges Monneret, un des pionniers de la moto en France. Depuis, je n’ai jamais cessé d’être lié à l’univers de la moto.La famille Monneret, c’est 90 ans de passion moto ! 
Chez les Monneret, la transmission de la passion moto et le partage du savoir-faire sont inscrits dans les gênes. Une des plus grandes familles françaises de pilotes moto qui totalise plus de 600 victoires, 30 titres de champions de France, + de 250 records du Monde, + de 1.000 podiums dont une victoire aux 24 heures du Mans Moto et plusieurs en GP 350 et 500." Philippe a immédiatement adhéré à cette idée de célébrer le record de son père. Et a très gentiment accepté d'être le parrain de cette folle aventure.
Si la production automobile française peut s’enorgueillir de posséder “la voiture du 20e siècle” avec la Citroën Traction avant, il en est de même pour notre production motocycliste nationale avec la sympathique D45. Qui ne connaît pas la légendaire D45 ! Dans les albums de famille ou dans la mémoire de milliers de Français, la 125 Motobécane à soupapes latérales est bien souvent présente. Fidèle compagne du grand père Antoine ou de l’oncle Marcel, bête de somme du laitier qui, avec sa remorque “ Michelin ”, nous livrait des l’aube les précieuses bouteilles de verre, la D45 est indissociable du réseau routier national pendant près de deux décennies. 
 Pour beaucoup d’entre nous, sa selle a accueilli, pour son premier contact avec un deux roues, notre postérieur d’enfant. Elle est aussi la rutilante machine payée sous à sous avec les économies réalisées sur les premiers salaires, la compagne des premiers bals et des quelques jours de congés payés. Plus tard, elle est aussi celle qui, délaissée dans un coin du garage après l’achat de la 4 CV ou de la Dauphine, nous à permis, encore adolescents, de découvrir l’ivresse des premiers coups de gaz. Quelle robustesse! brutalisées, dépouillées de leurs accessoires, les gardes boue sciés, gavées avec on ne sait quelle huile, ces sacrés petits mono ne voulaient jamais mourir et s’acharnaient à franchir vaillamment buttes et fossés. Combien ont péri ainsi, pilotés par un émule de René Combes ou de Joël Robert.
  Source : François Roussel-https://motobecane-club-de-france.fr/-troismecsentobec.jimdofree.com/