jeudi 2 juillet 2026

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Artcurial : des fleurons de la course en vente au Mans Classic

 

Dans l’enceinte du circuit du Mans, la maison du rond-point des Champs-Élysées disperse, le premier week-end de juillet, une sélection de voitures de compétition dont certaines sont éligibles à la rétrospective des 24 Heures du Mans. Passer la publicité Devenu un événement annuel, le Mans Classic ne déroge pas à la tradition. Organisé le premier week-end de juillet, la rétrospective des 24 Heures du Mans accueille une vente aux enchères le vendredi 3 juillet à 17 heures dans l’enceinte du circuit. 
Elle est organisée par le département Motorcars de la maison parisienne Artcurial. Les responsables de la maison ont réussi à réunir une belle sélection de voitures de compétition dont la plupart sont éligibles non seulement au Mans Classic mais également dans les événements organisés par Peter Auto. 
La tête d’affiche du catalogue est une Porsche Carrera 6. 
Avant-dernier châssis de la série produit en 1967, ce prototype peut se prévaloir d’un parcours exceptionnel. Engagée par l’usine au Mugello pour l’équipage Cella-Biscaldi, la 906 de la vente n’a connu que trois propriétaires depuis sa sortie des ateliers de Zuffenhausen. 
Entre 1971 et 2013, elle est restée la propriété du pilote italien Vittorio Mascari de 1971 à 2013. Depuis, elle a subi une restauration de grande qualité qui lui a permis de conserver le châssis et la carrosserie d’origine. Elle est estimée entre 1,8 et 2,4 millions d’euros. Le catalogue comporte également quelques machines qui se sont illustrées dans la Sarthe dont la René Bonnet Aérodjet LM6 pilotée par Bruno Basini et Robert Bouharde lors de l’édition 1963. Estimée entre 130 000 et 180 000 euros, la petite berlinette française est éligible au Mans Classic. Autre fleuron de la course française mis à l’encan au Mans : l’Alpine A450B engagée dans la catégorie LMP2 durant les saisons 2013 et 2014. Ce châssis possède un palmarès conséquent : 3e en LMP2 et 7e au général aux 24 Heures du Mans 2014 mais également deux victoires en Championnat ELMS en LMP2 en 2013 et 2014. Ce prototype est le symbole du renouveau de la marque Alpine et du retour en compétition. Artcurial disperse également une pièce de choix de la présence des artisans français au Mans : la Courage C28S à moteur Porsche 962 que Henri Pescarolo, Bob Wollek et Jean-Philippe Ricci ont mené à la 6e place des 24 Heures du Mans 1992. 
Avis aux amateurs, ce prototype est éligible dans les épreuves Masters Groupe C. Moins connue chez nous, la Duckhams Le Mans est la première voiture entièrement dessinée par Gordon Murray. Elle a couru les 24 Heures du Mans à trois reprises entre 1972 et 1974. En matière de pedigree, la Porsche 3.0 RSR de 1974 proposée possède l’un des meilleurs de la série de 54 véhicules. Durant sa carrière, elle est passée dans les collections de Schuster, Obrist, Ecclestone et Lloyd Hawkins. Le Comte Girolamo Capra l’a menée à la 6e place de la Targa Florio de 1974. 
Pour disputer le Mans Classic, Artcurial propose aussi une BMW M1 type Procar pouvant se flatter d’un important palmarès dans le championnat américain IMSA. Outre les voitures de compétition, le catalogue présente quelques fleurons des voitures de sport et de grand tourisme. C’est ainsi que lors de la vente, on pourra acquérir la Jaguar Type Cabriolet série 1 de Bernard Consten. Troisième Type E livrée neuve en France en 1961, cet exemplaire a été essayé par José Rosinski dans le premier numéro de Sport-Auto. Ce cabriolet blanc n’a connu qu’un seul propriétaire. 
La vente Artcurial est enfin une occasion unique d’acquérir une BMW Z1 n’ayant parcouru que 3 000 km depuis sa sortie de l’usine mais également la première Venturi 300 Atlantique produite, le prototype exposé au Mondial de l’Automobile de 1994 et devenu par la suite la voiture de presse et de direction, et une Ferrari 500 GTO indiquant seulement 12 000 km depuis sa sortie de l’usine. Enfin, la principale curiosité de la vente est la Mercedes 600 Pullman carrossée en landaulet 4 portes. 
Livrée neuve dans un pays de l’Afrique de l’Ouest, cette voiture d’apparat fait partie d’une série de 21 exemplaires. Bénéficiant d’un aménagement intérieur particulièrement luxueux et unique, cette Mercedes est estimée entre 1 400 000 et 1 800 000 euros. Par ailleurs, Artcurial organise une vente en ligne - du 2 au 8 juillet - d’une cinquantaine de voitures, réunissant des youngtimers, des voitures de sport et de prestige et des modèles plus populaires. Ces véhicules seront exposés au Mans Classic. 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...

mercredi 1 juillet 2026

CLUB5A - SORTIE MOBYLETTES DU 28 JUIN 2026 ...LES P'TITS CUB'S DU CLUB 5A CARCASSONNE EN EXCURSION DANS LE MINERVOIS !

 

Dimanche 28 juin 2026, ils étaient nombreux pour le départ de cette nouvelle édition afin de rejoindre les petites routes du Minervois. 
Comme à l'accoutumée, tous étaient attendus devant le café du Dôme, lieu de rendez-vous, où notre cher Fufu national, accompagné de Jacques ARATOR. Suite à la remise du carnet de route et à l'approbation des inscriptions, le départ a eu lieu à 9 heures. 
 Initialement, une représentation adéquate de concurrents était constituée de mobylettes et de motos 50 ccs et de scooters très affûtés pour ce parcours qui les conduirait finalement à Rieux-Minervois. 
Comme c'est souvent le cas lors de ces rassemblements de p'tits cubes, l'atmosphère était très amicale. Bravo à tous pour votre implication. 
C’est parti et toute cette petite troupe prenait la direction de Villeneuve-Minervois. 
Merci encore une fois à l’intendance, sans qui la qualité d’accueil du club ne serait pas ce qu’il est… 
Le temps, lui, était magnifique avec une chaleur intense digne d’un été caniculaire. 
Que du plaisir à retrouver ce restaurant désormais célèbre : le Bar du Commerce chez Ahmed à Rieux-Minervois. 
Le service était, comme toujours, impeccable et l'ambiance joyeuse au rendez-vous. 
Sur le parcours, quelques participants ont effectué une étape dans la localité de Puichéric pour admirer d’autres mécaniques au stade municipal où se sont réunis les collectionneurs, professionnels et passionnés autour d’un événement dédié au patrimoine automobile et motocycliste vintage et prestige, toujours sous une grosse chaleur…
Toutefois, toutes les bonnes choses ont une fin et l'heure était venue de reprendre le chemin du retour. Les participants devaient parcourir encore des kilomètres pour regagner leur point de départ. Remerciements à tous les participants et organisateurs… 
Photos : BERNARD JELADE

CLUB5A - LE TOP DES 5A - 2018 - S'il est un modèle d'automobile qui ne laisse personne indifférent c'est bien celui de la Bugatti...

CLUB5A - HUMOUR AUTO - DE JOLIES RECOMMANDATIONS AVANT DE PRENDRE LA ROUTE...

CLUB5A - PHOTO INSOLITE - QUATRE ROUES DIRECTIONNELLES POUR SE GARER PLUS FACILEMENT....

CLUB5A - INFO - COMMUNICATION CLUB 5A - LES STATS DU BLOG DE JUIN 2026..MERCI A TOUS POUR VOTRE FIDELITE !

  
Depuis la création de ce blog qui très modestement a pour mission de nous relier les uns aux autres et d’être un fil conducteur entre nous où chacun doit y trouver du plaisir et revivre les bons moments passés lors de nos « périples» et que ce soit en voitures ou en motos, ce support est le vôtre !

 Depuis la création du blog, c'est-à-dire exactement le 27 FÉVRIER 2014, l'historique du nombre de pages vues est en totalité de :
1290322
 Lors de ce mois écoulé nous avons constaté que le nombre de pages vues a été de : 
14365
Merci à tous pour votre fidélité !
Vous êtes nombreux à le consulter…bravo et restez fidèle !! 
N’hésitez pas à laisser des commentaires, pour permettre leurs validations, il faut que ceux-ci soient dans l’esprit de la passion commune qui nous anime.. 


Bonne route à tous et à bientôt lors des sorties organisées par le club, le Club des 5.A et les organisateurs compte sur votre participation !

Cet article est en partenariat avec tous nos sponsors qui nous soutiennent.  Nous les remercions !

CLUB5A - PHOTO INSOLITE - Un simple remerciement, ce n'est rien, mais cela fait toujours plaisir...

mardi 30 juin 2026

CLUB5A - LE TOP DES 5A - 2018 - POUR JOSETTE ...BRUNO...JEAN-PIERRE ET REGIS C'EST LE MOMENT DE L'APERO...

CLUB5A - HUMOUR MOTO - IL Y A DE QUOI SE PRENDRE UNE GAMELLE !

CLUB5A - PHOTO INSOLITE - Une Terrot-riste

CLUB5A - VOITURE DE LÉGENDE - LA BUGATTI 46...LA PETITE ROYALE !!

La Bugatti Type 46 est un modèle d'automobile du constructeur français Bugatti, conçues par Ettore Bugatti et Jean Bugatti. 
Elle est développée afin de combler l'écart entre l'opulente Bugatti Royale et la Type 44 3.31. C'est la raison pour laquelle elle est parfois dénommée la Petite Royale. Présentée au Salon de Paris de 1929, la Type 46 est produite à environ 400 exemplaires jusqu'en 1936. 
Néanmoins, sa principale concurrente la Delage D8, deux fois moins chère, connaît un plus grand succès bien qu'elle soit moins puissante1. Mue par un moteur 8 cylindres en ligne à 3 soupapes par cylindre et un arbre à cames en tête, d'une cylindrée de 5 359 cm3, la Bugatti Type 46 développe une puissance de 140 ch à 3 500 tr/min2. 
 La Bugatti Type 46 était une grosse voiture, pesant 1 134 kg et possédant un empattement de 3 505 mm. 400 exemplaires furent produits de la fin de 1929 jusqu'en 1936. La boîte de vitesses à trois rapports et un poids assez élevé rendaient sa conduite assez difficile. 

Malgré cela, ce modèle était l'un des favoris du Patron. Sa production n'atteindra pas ce qui avait été espéré. En 1930, une version suralimentée dénommée Type 46S, est introduite.
 Bien qu'elle développe une puissance de 160 ch, son succès est mitigé puisque seuls 18 exemplaires seront vendus.
Source : Fiskens TV-WKPDIA/CC-BY-SA-3.0

lundi 29 juin 2026

CLUB5A - LE TOP DES 5A - 2018 - LA FOIRE "AL PAIS" A MAZERES ...QUE DU BEAU MONDE ....

CLUB5A - HUMOUR AUTO - Les extraterrestres ne tiennent pas l'alcool... boire ou piloter il faut choisir !

CLUB5A - PHOTO INSOLITE - Une incroyable moto Kawasaki 48 cylindres 1972...

CLUB5A - PHOTO INSOLITE - ELLE A LES YEUX REVOLVER...MAIS PAS QUE LES YEUX !

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Quels véhicules d’occasion perdent le plus de valeur en France, et quels sont ceux qui résistent le mieux ?

 

Une étude publiée par carVertical révèle que certains modèles perdent plus de 60 % de leur valeur en cinq ans à peine, tandis que d’autres résistent bien mieux à l’érosion du marché. 
Acheter une voiture neuve, engendre dès le lendemain une perte financière. 
Mais combien, exactement ? 
C’est la question à laquelle a tenté de répondre carVertical, spécialiste européen des données automobiles, dans une étude publiée le 25 juin 2026 portant sur des véhicules produits en 2020, suivis pendant cinq ans. 
En comparant les prix de vente conseillés par les constructeurs aux valeurs constatées sur le marché de l’occasion, l’entreprise a établi un classement des modèles les plus et les moins résistants à l’érosion du temps. Sachant que certaines voitures perdent plus de 60 % de leur valeur en à peine cinq ans. 
Un coût que beaucoup d’acheteurs, selon l’étude, ne mesurent pas au moment de signer. 
Sans surprise, ce sont les véhicules électriques qui ressortent grands perdants du classement français. La Renault Zoé arrive en tête avec une perte moyenne de 62,8 % de sa valeur sur cinq ans, devant la Nissan Leaf à -62,2 %, la Volkswagen ID.3 à -58,1 %, l’Audi e-tron à -56,7 % et la Tesla Model 3 à -56,2 %. Ce décrochage s’explique en grande partie par la rapidité des progrès technologiques dans le secteur : les avancées constantes sur les batteries et l’autonomie rendent les premières générations de véhicules électriques rapidement moins attractives sur le marché de l’occasion. 
 À l’inverse, certains modèles tiennent bien mieux la route. En France, l’Opel Insignia limite sa dépréciation à 53,6 % sur cinq ans, suivie de l’Hyundai Ioniq à -53,9 %, de la BMW Série 7 à -54,1 %, de la BMW i3 à -54,5 % et du Ford Mondeo à -54,8 %. « Un véhicule populaire et perçu comme fiable conserve bien mieux sa valeur qu’un modèle peu recherché, même à prix d’achat équivalent », note CarVertical au sujet de ces véhicules. Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...

CLUB5A - PILOTE DE LÉGENDE - Henri Pescarolo : « A l’époque, l’automobile n’avait rien d’un gros mot » !!

Il y a tout juste neuf ans, Henri Pescarolo troquait sa combinaison de patron d’écurie pour des habits de conférencier. Dans le cadre du cinquantenaire du Musée des 24 Heures -ex Musée de l’Automobile- et à l’invitation du Conseil Général et du Musée des 24 Heures qui avaient mis sur pied un cycle de conférences sur l’histoire des 24 Heures du Mans, le quadruple vainqueur du Mans était chargé d’évoquer les années 70. 
 La soirée était animée par le speaker des 24 Heures, Bruno Vandestick. Francis Piquera, le Directeur du Musée des 24 Heures, le cicerone de la conférence, a apporté également quelques précisions historiques au cours de plusieurs interventions. Avec son franc-parler coutumier, Henri Pescarolo a détaillé ces dix années au cours desquelles il a triomphé au Mans trois fois consécutivement au volant de prototypes Matra, avec quelques anecdotes éclairant son propos. C’était donc bien évidemment l’occasion de parler de l’aventure Matra, Henri est tout d’abord revenu sur la décennie précédente sans laquelle la compréhension des années 70 serait illusoire. 
 Il a tout d’abord rappelé qu’il n’était pas destiné à faire de la course automobile. Avant de faire de la compétition, il était étudiant en médecine. Sa première voiture n’avait d’ailleurs rien d’un bolide puisqu’il s’agissait d’une 4CV. Interrogé sur les rapports entre l’automobile des années 70 et la période actuelle, Henri Pescarolo a noté qu’à l’époque « le mot automobile n’avait rien d’un gros mot », contrairement à ce qui se passe actuellement, l’automobile étant accusée de tous les maux. Il a rappelé à cet effet que c’est le Président Georges Pompidou qui avait donné les moyens à Jean-Luc Lagardère de pouvoir réaliser les ambitions de Matra en lui accordant un prêt remboursable. 
 L’épopée Matra a commencé en 1965 quand Jean-Luc Lagardère, après avoir racheté les Automobiles René Bonnet et créé Matra Sport, a annoncé devant un auditoire de journalistes ébahis et incrédules que Matra gagnerait les 24 Heures du Mans et serait Champion du Monde de Formule 1. La dernière victoire française au Mans remontait à 1950, avec le succès de la Talbot Lago de Louis et Jean-Louis Rosier…
 C’est aussi le début de l’aventure Matra pour Henri. Il a mis le pied à l’étrier dans la compétition grâce à l’opération Ford Jeunesse initiée par Gérard Crombac qui allait fonder Sport Auto, Henri Chemin, Président de Ford France, et Europe 1. Il avait été sélectionné pour courir avec une Lotus Seven (qu’il fallait monter soi-même) parmi une foule de candidats et avait fait une brillante saison. Pour monter l’opération Matra, Jean-Luc Lagardère décida de faire appel à des pilotes d’expérience tels que Jean-Pierre Beltoise ou Jean-Pierre Jaussaud, ainsi qu’à des espoirs français. 
Le nom de Pescarolo fut proposé et Henri fut engagé comme « pilote à l’essai », accomplissant une somme de tâches diverses au sein de l’équipe, avant d’être confirmé l’année suivante. En 1966, le programme Matra comprenait d’emblée une partie monoplace et un chapitre endurance. Jean-Luc Lagardère avait inclus dans le cahier des charges du Mans que le proto devait avoir un air de famille avec la Matra 530 routière, ce qui explique le look de la Matra MS620-BRM que Pescarolo pilotait en 1966 avec Jean-Pierre Jaussaud. Le moteur BRM n’étant pas un moteur d’endurance, cette première expérience tourna court, mais 1966 et 1967 furent considérées comme des années d’apprentissage.
 Les choses devinrent sérieuses en 1968 (course reportée en septembre en raison des événements du mois de mai) avec pour la première fois le moteur V12 dans la Matra MS630, la seule Matra engagée pour cette édition. C’est la fameuse année où Henri Pescarolo a couru une bonne partie de la nuit sous la pluie et sans essuie-glaces, la hissant en deuxième position! La Matra de Pescarolo/Servoz-Gavin dut renoncer le dimanche après-midi après deux crevaisons. Henri est ensuite passé pudiquement sur l’édition 1969 à laquelle il n’a pas participé à la suite de la fantastique cabriole du mois d’avril sur les Hunaudières avec la Matra 640 et des graves brûlures qu’il subit ce jour-là et dont il porte toujours les traces… 
 En 1970, les espoirs de victoire pour Matra s’éloignaient cependant avec un changement de réglementation avec deux catégories en protos : les Sport-Prototypes, avec une cylindrée maxi de 3 litres, et les Sport, qui devaient être construits à un minimum de 50 exemplaires, avec une cylindrée de 5 litres maxi, pour aboutir à une certaine équivalence. Mais, comme l’a dit Henri, « les équivalences ne sont pas forcément équivalentes ! » Porsche et Matra ont détourné l’esprit de la réglementation en construisant 50 vrais prototypes, des voitures dominant largement les sport-protos. 1970 fut donc l’année de la première victoire d’une Porsche 917. En 1971, Pescarolo dispute Le Mans sur….Ferrari !
 Une Ferrari de la Scuderia Filipinetti. Alors qu’il pensait prolonger son contrat avec Matra en F1, Jean-Luc Lagardère engage Chris Amon aux côtés de Jean-Pierre Beltoise. Pescarolo quitte donc Matra et court donc sur cette Ferrari 512 F avec Mike Parkes. Abandon et deuxième victoire pour la Porsche 917… En 1972, le règlement change de nouveau et la cylindrée des protos est limitée à 3 litres. Jabby Crombac persuade Henri, après avoir longuement insisté, de renouer avec Matra malgré son ressentiment. On annonce à Henri qu’il fera équipe avec Graham Hill sur la Matra 670. « Graham Hill, pas question…C’est un vieux, il a gagné Indianapolis, le Championnat du Monde de F1, il ne sera pas motivé, il va dormir la nuit pendant que je ferai le travail… » Henri se laisse finalement convaincre et ce sera la première victoire Matra au Mans avec comme le dit Pescarolo « une course fabuleuse de Graham Hill, notamment la nuit sous la pluie, un personnage fabuleux, un pilote d’exception et un boute-en-train. » 
 En 1973, Matra participe au Championnat du Monde des Sports-Prototypes et au Mans. Toute l’année, c’est une bagarre fantastique entre Matra et Ferrari, ponctuée par une victoire de la marque française au Championnat du Monde et au Mans où la Matra 670B de Pescarolo/Larrousse est à la lutte avec la Ferrari 312P de Ickx/Redman avant que celle-ci ne renonce sur ennuis de moteur en fin de parcours. En 1974, « c’est la victoire la plus facile. Ferrari était parti et les autres concurrents étaient moins forts. Ce fut une bataille interne car, chez Matra, il y avait des ego très forts. On avait des tableaux de marche à respecter, mais comme il a plu, ceux-ci étaient impossibles à contrôler. Avec Gérard, nous sommes sortis vainqueurs, mais le grand mérite revient à un mécanicien qui a réussi à réparer la boîte de vitesses en un temps record. »
 « En 1975, après avoir tout gagné en endurance, on pensait que Matra allait mettre le paquet en Formule 1 et nous étions tous prêts, mais ce fut la douche froide quand Jean-Luc Lagardère décida d’arrêter le programme Matra afin de consacrer l’argent à la diversification et au développement du Groupe Lagardère. » Henri Pescarolo et Jean-Pierre Beltoise ne sont pas recrutés par Ligier qui a repris les blocs Matra, mais Pescarolo se retrouve cependant au Mans au volant d’une Ligier, une JS3 Cosworth, en compagnie de François Migault. Les deux pilotes sont contraints à l’abandon alors que la voiture sœur, celle de Lafosse/Chasseuil, prend la deuxième place derrière la Gulf-Ford de Ickx/Bell. 
 En 1976, alors qu’on lui propose un volant chez Porsche, Pescarolo se laisse convaincre par Vic Elford et Charles James, le PDG d’Inaltera, d’intégrer ce nouveau programme sportif. Porsche va gagner, mais l’Inaltera de Pescarolo/Beltoise va terminer huitième et remporter le groupe GTP. En 1977, Pescarolo fait équipe avec Jacky Ickx sur une Porsche 936 officielle aux couleurs du Martini Racing.
 Les deux hommes ont déjà remporté trois fois chacun les 24 Heures du Mans et forment l’équipage à battre. Pescarolo abandonne très tôt en raison de la toute première casse d’une bielle sur un moteur Porsche ! Jacky Ickx passe en renfort sur la 936 de Jürgen Barth et Hurley Haywood, et remporte la course! 
 En 1978, Pescarolo fait équipe, toujours chez Porsche, avec Jochen Mass, mais celui-ci sort de la piste au raccordement. C’est l’année de la victoire de l’Alpine-Renault A442B de Pironi/Jaussaud. 
 En 1979, Pescarolo se retrouve au volant d’une Rondeau Cosworth M379 Groupe 6, la réglementation ayant évolué. Il termine 10e avec Jean-Pierre Beltoise, l’année de la victoire de la Porsche 935 de Klaus Ludwig et des frères Whittington. 
A propos de Porsche, Henri Pescarolo rappelait qu’en 1982, Jean Rondeau a été indûment privé du titre de Champion du Monde des Constructeurs, Porsche ayant réussi à faire prendre en compte les points marqués par une…Porsche 911 au Nürburgring! Jean Rondeau prendra sa revanche en 1980 avec sa victoire sur la Rondeau M379B associé à Jean-Pierre Jaussaud après une belle lutte avec la Porsche de Ickx/Joest. Pescarolo faisait équipe avec Jean Ragnotti qui est petit alors que Pescarolo, comme chacun sait, est plutôt grand. A la question qu’on lui posait à l’époque sur la difficulté, au moment des changements de pilote, d’avoir deux pilotes de taille aussi différente, Henri répondait : « C’est simple. Je reste dans la voiture et Jeannot s’assied sur mes genoux!! » 
Source : endurance-classic.com/Daniel Pierrejean