Jean-Pierre Jarier, Jean-Pierre Jarier, Bernard Darniche, Alain Cudini, Jean-Pierre Jabouille, Jean-Claude Andruet, Jean Ragnotti et Jean-Luc Thérier ont ainsi fait leurs premières armes au volant de cette propulsion animée par un 4-cylindres 1,3 litre de 110 ch. Ceux qui ont vu passer les pelotons de ces Gorde dans la descente du Nouveau Monde sur le circuit de Rouen en parlent encore avec des trémolos dans la voix.
Cette fois-ci, l’exercice ne consistait pas à moderniser une silhouette «qui aurait pu être dessinée par des enfants» comme l’a souligné Alexandre Malval, le nouveau patron du design de Renault, mais à rendre hommage au patrimoine de la marque française.
Le concept R8 Gordini n’a ainsi rien à voir avec la R17 réalisée par le designer Ora Ïto qui prenait la forme d’un restomod, c’est-à-dire qu’elle associait à la ligne d’origine des technologies actuelles.
Vue autant comme une récréation par les designers que comme un laboratoire exploratoire de solutions d’avenir, notamment dans le domaine des matériaux et du style de certains éléments, la R8 Gordini a donné lieu à une compétition interne entre les designers. Le véhicule définitif est issu de 300 propositions ! Du modèle de 1964, la R8 Gordini de 2026 n’a conservé que le capot avant en pointe, la face avant avec ses quatre feux ronds assortis de deux longues portées additionnelles, les passages de roue, la silhouette tricorps et la planche de bord dotée d’une batterie de compteurs.
D’une longueur de 4,12 m, d’une largeur de 1,88 m et d’une hauteur de 1,27 m, le dernier concept Renault prend la forme d’un coupé à l’allure sportive mais à motorisation électrique. L’architecture de la berline de 1964 est préservée puisque le moteur est placé à l’arrière. Il délivre une puissance de 270 chevaux. La poupe carrée et au dessin biseauté renvoie plutôt à la R12 qu’à la R8.
Lorsque Alexandre Malval a posé ses valises au Technocentre de Renault début janvier 2026, les maquettes en clay étaient déjà réalisées.
«J’ai terminé le travail et je me suis contenté de revoir les proportions en changeant la plateforme», nous a dit le nouveau patron du design de la firme au Losange. La proposition qui ne devrait pas dépasser le stade du concept n’a pas suscité un fort enthousiasme dans toutes les chaumières. Avouons que l’on aurait préféré que Renault nous fasse rêver avec sa vision de la berline sportive de demain plutôt qu’avec un objet qui multiplie les clins d’œil au passé.
Quant à la présentation intérieure avec sa planche de bord dépourvue d’écrans multimédia et ressuscitant l’esprit de 1960 avec sa série de combinés ronds, c’est la partie, à notre sens, la plus réussie de ce concept. La profusion de velours pour le garnissage intérieur et de l’aluminium pour les molettes de commandes participe à l’élégance sportive de l’ensemble.
Source : lefigaro.fr-Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...




