À l’heure des comptes, à la fin de la semaine, on verra si le marché se maintient dans un environnement dégradé et quelles sont les maisons qui ont tiré leur épingle du jeu. Comme à chaque fois, la communication et la qualité du catalogue représentent une grande part du succès.
La nouveauté majeure de ce début d’année est l’arrivée d’une nouvelle maison dans l’enceinte de Rétromobile. À l’issue d’un appel d’offres lancé l’an dernier, la maison Gooding & Company qui a été rachetée par Christie’s remplace la maison française Artcurial. Le département Motorcars dirigé par Matthieu Lamoure et Pierre Novikoff officie désormais à l’hôtel Peninsula, avenue Kléber, à Paris. Il ouvre le bal mardi 27 janvier à 14 heures. Le catalogue compte 74 lots, représentant un plateau éclectique de GT et voitures de course des années 1950 et 1960 mais également de supercars récents. Malgré l’absence d’un modèle de la série des supercars Ferrari, la marque au cheval cabré est bien représentée.
Jean Alesi a confié à Artcurial la vente de sa F1 Ferrari F92A au volant de laquelle il a disputé cinq grands prix en 1992. À la fin de la saison 1992, Ferrari lui avait offert cette monoplace qu’il a exposée dans sa villa. Elle est estimée entre 3 et 5 millions d’euros. L’autre star de cette vente, c’est assurément la Mercedes 300 SL jamais restaurée depuis sa sortie d’usine en 1956. La maison du rond-point des Champs-Elysées vend également l’une des premières Lamborghini Miura P400 de 1967, une rare Bizzarrini 5300 GT de 1965 engagée par l’usine aux 500 km de Mugello de 1967 et une Talbot Lago 4,5 litres ex-usine de 1939. Ces deux dernières voitures sont éligibles dans des épreuves telles que le Mans Classic. Un autre monument de l’histoire de l’automobile se retrouvera sous le marteau d’Artcurial : une Bugatti 51 engagée par l’usine au début des années 1930 pour Pierre Divo et Jean-Pierre Wimille.
Les ventes aux enchères parisiennes font voyager. On quitte l’avenue Kléber pour le Carrousel du Louvre où RM Sotheby’s officie le mercredi 28 à 15 heures. Cette année encore, les Ferrari, de toutes les époques, occupent les feux de la rampe. Outre la berlinette 250 GT «Tour de France» que le marquis Alfonso de Portago a menée à la victoire au Tour Auto 1956, on trouve une Ferrari 250 GT Spyder California de 1960.
Portant le numéro de châssis 1915 GT, ce spyder fait partie des exemplaires vendus en France. Après un début de carrière en Alsace, cette Ferrari a appartenu à Madame Micheline Dalbard (6263 QY 75) puis à Roland Louis Duteurtre (8277 U 92). Au début des années 1970, le spyder, qui est alors blanc, prend la direction de Niort pour devenir la propriété de Roger Baillon, dont le nom bien connu des amateurs de voitures anciennes, a donné lieu à une vente mémorable à Rétromobile en 2015. La Ferrari rejoignit ensuite le garage de Guido Bartolomeo, un amateur qui avait constitué une grande collection.
Au milieu de GT et supercars récents dont une Bugatti Bolide de 2024, la vente RM Sotheby’s permet d’acquérir un témoin de l’histoire du sport automobile français : la Talbot Lago T26 GS de 1951 vue à trois reprises aux 24 Heures du Mans et que Guy Mairesse et Pierre Meyrat menèrent à la 2e place en 1951. Le catalogue de la vente RM Sotheby’s comprend d’autres modèles de premier plan : une Alfa Romeo 8C 2300 châssis long type Le Mans Tourer de 1934 et une Dino 206 S de 1967.
Jeudi 29 janvier, le marché de la collection donne rendez-vous dans l’enceinte de Rétromobile (porte de Versailles) pour la vente Gooding & Company.
Là encore, le catalogue compte quelques pépites. À commencer par la Maserati 5000 GT de l’Aga Khan, une Ferrari 250 GT berlinetta Passo Corto de 1960 ou encore une Ferrari 288 GTO n’ayant parcouru que 1 500 km depuis sa sortie de l’usine en 1984. Cette vente propose aussi quelques fleurons de la production française : la Talbot Lago T-150-C-SS Teardrop de 1938 châssis 90112 dont la carrosserie française signée Figoni & Falashi répond à la spécification « salon de New York». Autre chef-d’œuvre de la même période : la Bugatti 57 C Atalante châssis n°57718, réputée pour être l’un des trois exemplaires à moteur suralimenté et carrosserie aluminium.
La maison Gooding Christie’s met également en vente une autre gloire française : la Ballot 3/8 LC biplace n°1006 réputée pour être la voiture qui a remporté le grand prix d’Italie de 1921 et pour avoir défendu les couleurs françaises à deux reprises aux 500 Miles d’Indianapolis.
Enfin, vendredi 30 janvier à 12 heures, dans le cadre champêtre du Polo de Paris, Bonhams tient sa traditionnelle vente parisienne. Comme toujours, cette maison propose la sélection la plus éclectique de la semaine avec des voitures de toutes les époques et de toutes les catégories. Les estimations sont très variées. L’une des stars de la vente est la Mercedes 500 K Coupé 1934 châssis U105.394 estimée entre 1,5 et 2 millions d’euros. Mais on trouve aussi des classiques de la collection : Triumph TR3, Facel Vega II, Citroën DS21 Majesty Saloon et BMW M1.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...





