La principale qualité de cette curieuse voiture réside dans ses qualités aérodynamiques. Sa carrosserie reprend en effet le fuselage d’un avion de l’époque pour recouvrir le châssis abritant deux place en tandem, et un moteur bicylindres ABC ou Anzani de 1100 cm3. Celui-ci entrainait une hélice entourée d’un cerceau et d’une grille pour éviter les accidents.
Les roues arrière sont directrices et celles de l’avant sont les seules à être équipées de freins à tambours.
Il va sans dire que le pilotage et la maitrise de l’engin est assimilable à une véritable aventure.
Si on tient compte de la faible puissance de son moteur (30 ch.), grâce à un poids de seulement 225 kg dans sa version découverte, et 400 kg en version berline, l’Hélica pouvait attendre des vitesses élevées pour l’époque, à partir du moment où quelqu’un osait relever le pari…
L’adhérence était en effet assez précaire, le confort très limité et la poussière soulevée au passage de l’engin ne contribuèrent pas à sa bonne réputation et à une grande diffusion.
On estime la production totale 20 ou 30 exemplaires. En 1925, Marcel Leyat renoncera à l’automobile pour se consacrer à nouveau à l’aéronautique.
Le modèle 1921 pris en photos lors de l’Exposition Concept Car, Beauté Pure, au château de Compiègne, en décembre 1919, est issu d’une collection privée.
Source : Thierry Gil - les passionnés de l'histoire automobile-Classic Car Curation
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