Le nom de la marque vient de son surnom, Le Gitan, en raison de ses multiples déplacements pour courir le client. Associé à Eugène Redois, son cadet, il fabrique ses premiers vélos en 1925, appelés Gmb (Georgette-Marcel-Brunelière), Georgette étant la femme de Marcel. Mais elle trouve ce patronyme trop banal et suggère d'utiliser le surnom de son époux pour créer la marque Gitane.
Jacques Anquetil, Lucien Aimar, Lucien Van Impe, Bernard Hinault et Laurent Fignon remporteront dix fois le Tour de France au guidon de vélos Gitane. Gitane va asseoir sa réputation sur une production de cycles de qualité, suivi par un fort développement de l'entreprise avec l'apparition d'une large gamme de cyclomoteurs et motocyclettes.
Il s’essaye aux cyclos sportifs, mais contre les Italiens, il devra jeter l’éponge comme tant d’autres marques. Mais Gitane sent que les jeunes apprécient ces cyclos sportifs et aura l’idée lumineuse de s’associer à une marque italienne. Un contrat est signé en décembre 1969 entre la société Gitane (Micmo à Machecoul) et la société Testi, assurant à Gitane l'exclusivité de la distribution de toute la production Testi.
La gloire viendra du modèle Champion qui faisait rêver tous les jeunes. Avec un vrai cadre double berceau qui sera même équipé de moteurs 125. Un réservoir long et effilé, une fourche de type Cériani, une mini selle, un pot de détente, un moteur Minarelli 4 ou 6 vitesses, un carburateur Dell'Orto de 19 à cornet, un frein avant à 4 cames… Voilà les ingrédients de la recette gagnante qui feront du Gitane-Testi Champion la Rolls des cyclos sportifs tout au long des années 1970.
Avec sa ligne racée et son moteur performant, le « Testi » comme on disait à l'époque a fait rêver toute une génération d'apprentis motards et ceux qui en possédaient un n'en étaient pas peu fiers. Elle s'associe à Italjet et Testi pour fabriquer des petites cylindrées à moteurs Minarelli. Le champion super est une véritable petite machine de course.
Il est équipé de roues de 17 pouces, d'un double frein avant simple came de 120 mm de diamètre et est disponible en version 3, 4, ou 6 vitesses. La tension de la chaîne se fait par excentriques. Seules ses pédales, législation de l'époque oblige, viennent gâcher l'esthétique en général et l'étroitesse en particulier de l'engin.
Une boite à outils minuscule est vissée sous la selle entre les deux caches qui masquent le vide entre le moteur et la selle. Comme tous les cyclos, il est bridé à 45 km/h mais une version immatriculée est disponible avec le « kit 19 » augmentant considérablement ses performances.
Source : WKPDIA/CC-BY-SA-3.0- caradisiac.com/-lepat3pat







