La loi RIPOST élargit désormais considérablement le champ d’intervention du préfet.
Saisi d’un procès-verbal constatant un usage illicite de stupéfiants commis en réitération, le préfet peut décider, à titre provisoire, de suspendre le permis de conduire. Autrement dit, on peut être contrôlé et verbalisé pour usage de stupéfiants sans être au volant, et néanmoins voir son permis suspendu par le préfet, dès lors que la condition de réitération est remplie.
La loi ne prévoit pas une suspension automatique à chaque verbalisation.
Le préfet dispose d’un pouvoir d’appréciation et peut également décider de ne pas donner suite au procès-verbal.
La suspension administrative prononcée sur ce fondement ne peut excéder six mois.
La décision préfectorale n’échappe toutefois pas au contrôle du juge administratif. Lorsqu’un permis est indispensable à l’exercice d’une profession, aux déplacements professionnels ou à la vie quotidienne, la contestation de la décision peut revêtir une importance considérable.
La question est désormais de savoir comment les préfets utiliseront ce nouveau pouvoir et, surtout, comment les juridictions apprécieront la nécessité et la proportionnalité de ces suspensions.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...

