mardi 21 juillet 2026

CLUB5A - REPORTAGE AUTO - La nouvelle vie du centre de la Ferté-Vidame

 

Un projet de village automobile vient d’être lancé sur le site de l’ancien centre d’essais de Citroën installé au cœur de la campagne perchoise. Passer la publicité C’est le style de propriété qui fait tourner les têtes de tous les passionnés et collectionneurs de voitures et de motos : 1 000 hectares de terrain, soit le deuxième plus grand domaine clos de murs de France ; une multitude de bâtiments, y compris une ferme avec une cour intérieure, un pavillon de chasse et de design au milieu de la forêt et des hangars destinés à la manutention des véhicules. Sans oublier le cœur du dispositif, 37 km de circuit dont 27 de piste et 5,8 km d’autoroute. La variété des routes et des revêtements - pas moins de cinq - est impressionnante. Elle servait à simuler tous les types de chaussées rencontrés par les automobilistes et à ainsi à valider la mise au point des futurs modèles de série dans les meilleures conditions. 
Un circuit type «ville» reproduit les plaques d’égouts de toutes les villes de France. Une route fait même le tour du domaine, soit 16 kilomètres. Les circuits offrent trois configurations : un circuit pour les hautes vitesses de 3,7 km, un tracé école de 1,8 km et un circuit club de 4,2 km. 
Devenu la propriété de Michelin, Citroën avait acquis, en 1938, ce domaine pas trop loin de Paris pour tester ses prototypes en toute discrétion. Au début de la guerre, les greniers du corps de ferme serviront de refuge à quelques exemplaires du prototype de la 2 CV. Dissimulées derrière un mur, ces TPV (toutes petites voitures) seront retrouvées à la fin des années 1990. Au cours des années 2000, les designers prennent l’habitude de valider leurs concepts de style dans ce domaine protégé. Au cours de l’année 2024, Carlos Tavares, le patron du groupe Stellantis, juge que le site fait double emploi et le vend à France Valley, une société spécialisée dans l’investissement forestier. 
 Un centre d’excellence automobile 
Depuis, un groupe d’investisseurs emmené par Tristan Duval et notamment Éric de Seynes, l’ancien patron de Yamaha Motor Europe, a repris le site avec l’ambition d’en faire un village automobile tourné vers les loisirs et les métiers de l’automobile. Les nouveaux propriétaires ont pris l’engagement de ne pas dénaturer le domaine. 
On peut leur faire confiance. 
Une conciergerie pourra héberger 1 000 véhicules, un pôle d’excellence accueillera tous les métiers de la restauration, un hôtel 5 étoiles dans l’ancien pavillon de Louis-Philippe permettra de séjourner sur les lieux et l’on pourra tourner sur l’une des trois pistes sans risquer de perdre son permis. 
Le site accepte déjà des événements privés. La ferme, lieu central du site, accueille de nombreux corps de bâtiments, y compris une cuisine, des salles de restaurant et de séminaires. En quittant les lieux, le groupe Stellantis a laissé les ateliers avec les ponts, les bancs moteur et la soufflerie. Pour compléter l’attractivité des lieux, un musée devrait aussi voir le jour. 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info..