L’homme, décidément pointilleux, ne s’est pas contenté d’amasser des modèles ornés d’une étoile au bout du capot. Il choisissait ses voitures avec un soin scrupuleux et selon des critères particulièrement exigeants. Chaque véhicule devait posséder un historique documenté - si possible peu de kilomètres - et des coordonnées de teintes de couleurs de carrosserie et de sellerie insolites et rares. Peu de voitures arborent une teinte gris argent ou noir.
C’est ainsi que la 450 SEL 6,9 est vert citron intérieur «beurre frais » ! La 350 SE vert cyprès intérieur marron clair. Une 280 SE W126 est orange abricot. Une autre est bleu pétrole intérieur beige. On pourrait passer des heures à admirer ces Mercedes qui sont aussi belles qu’à leur sortie de l’usine.
La majorité des véhicules bénéficie d’une sellerie en velours.
La collection compte également quelques raretés comme une 600 Pullman de 1969, gris clair intérieur en velours gris, une Maybach 62 ce 2004. Parmi les 83 Mercedes figure aussi une voiture d’essai de l’ingénieur Karl Wilfert, le chef du développement de la firme de Stuttgart. Il s’agit d’une 300 SE 6.3 de 1968 qui présente la particularité d’être à empattement court alors que tous les modèles commercialisés bénéficiaient de l’empattement long et de posséder des feux arrière de la génération suivante W116.
La voiture aurait été sauvée de la casse.
Enfin et c’est peut-être le plus important : une grande partie des véhicules sont mis à prix autour de 4 000 euros et parfois moins. Les enchères de toutes les Classe S génération W140 vont ainsi commencer à 3 000 euros. Le véhicule le plus cher sera, à n’en pas douter, la Mercedes 300 SL Roadster de 1959 mis à prix 300 000 euros. À noter que la 300 SL Gullwing mis en vente est l’une des répliques produites par Tony Ostermeier.
La vente se déroule le 7 novembre prochain dans la commune de Feldkirchen an der Donau, au nord-est de Salzburg.
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...



