La Renault 6, on la connaît. Mais avouons-le, on a tendance à l’oublier au profit d’autres autos plus connues produites par la régie à la même époque. j’ai eu envie de l’essayer, pensant qu’elle me rappellerait sans doute mon ancienne 4L tout en étant une concurrente de ma Simca 1100 actuelle. Rapide histoire de la Renault 6 Dans la gamme Renault du milieu des années 60 on retrouve la R4, la R8, la R10 et la R16.
Mais la Dauphine fait encore de la résistance, entre les deux premières, et puis sa conception commence à dater. Pour la “remplacer” on imagine donc la Renault 6. Elle ne va pas venir marcher sur les plates-bandes de la Renault 8 puisqu’elle aura un moteur avant et une carrosserie bi-corps avec hayon. On la pense comme une petite R16 et on la dessine comme telle. Par contre on reprend la technique de la R4, plus simple et moins chère.
Elle va perdurer au catalogue français jusqu’en 1980. Elle subira un restylage en 1974 et la version 845 cm³ (rebaptisée L pendant un temps) complètera la gamme. En Argentine et en Espagne elle sera fabriquée jusqu’en 1986. Au total ce sont 1.7 million d’autos qui auront été construites.
Notre Renault 6 du jour Style : ascendant R16 La Renault 6 est une petite R16 ? Sur le plan du style, c’est vrai. Alors que pour faire une auto plus grosse avec la R8, Renault a allongé l’avant et l’arrière de la R10, là c’est bien une nouvelle carrosserie qui est dessinée pour habiller la Renault 4. Et elle n’a rien à voir avec la mythique quatrelle d’ailleurs. Pour autant on ne cherche pas une R16 miniaturisée en regardant la Renault 6. Non, elle a son style à elle.
L’avant ne reprend pas la forme “torturée” de la calandre de 16 mais affiche une calandre rectangulaire, noire, avec des feux carrés. Le relief central du capot peut quant à lui évoquer sa grande sœur. De profil, la forme des vitrages peut sembler similaire mais la R6 les aura étiré vers le haut tandis que les montant sont plus épais sur notre Renault du jour. L’arrière ? Oui, ça ressemble, comme toute auto à hayon des années 60…
Mais là encore c’est plus simple, plus plat. Bref la Renault 6 évoque la R16 mais une fois qu’on a le nez dessus on est loin de l’originalité de la grande soeur. On trouvera quand même un point commun : ce creux qui part du haut de l’aile avant pour se diriger vers l’habitacle. Sinon pour la présentation de la Renault 6, on joue clairement bas en gamme. Les chromes métalliques ou plastiques se font rares. On les retrouve sur les pare-chocs, poignées de porte, rétroviseur, baguette latérale et jonc de gouttière… et c’est tout.
Est-ce qu’on doit la juger ? Allez je m’y risque. Ce n’est pas l’auto la plus élégante qui soit mais elle n’est pas moche pour autant. Renault l’aura juste habillé des traits les plus basiques qu’on aurait pu dessiner pour une auto bi-corps de moins de 4m de long. Et c’est efficace. Un mot sur la couleur : bah c’est de la Renault 6. On lui connait en fait peu de couleurs : le bleu pâle, le vert foncé, le blanc et ce beige. D’ailleurs, c’est la même couleur que la R16 que nous avions essayé Technique : R4 copié-collé Pas la peine de tourner autour du pot. En levant le capot ça saute déjà aux yeux : c’est une R4. Même moteur, même boîte, même commande de tringlerie, même disposition, même… tout.
Le châssis est également repris de la 4L avec son décalage entre les roues arrières caractéristique. Cela dit, la R16 l’a aussi mais c’est uniquement dû à une conception similaire des suspensions qui font appel à une barre de torsion transversale. Pour que l’auto soit assez longue et qu’on puisse loger deux barres cote à cote, les roues sont donc légèrement décalées (4.8 cm pour être exact). Intérieur : Renault 6 L’intérieur d’une Renault 6, c’est du Renault 6. Pas de copier-coller à chercher par ici. On fait simple, mais pas trop non plus.
Un grand volant, un compteur dans son axe, pas de casquette, une planche de bord en alu brossé… et une commande de chauffage. L’originalité réside dans les trois boutons commandant les feux de détresse, le dégivrage de la vitre arrière et la ventilation qui sont repoussés tout à gauche et inclinés… Pourquoi pas !
Notre Renault 6 de 1976 arbore un intérieur… pas d’origine.
Pas facile de retrouver un intérieur complet de série 2. Du coup ce sont des sièges noir en smili de série 1 qui accueillent les occupants. Quelques équipements sont intéressants pour une voiture de cette gamme : les accoudoirs de porte à l’avant et les cendriers à l’arrière.
Au volant de la Renault 6.
Au moment de m’asseoir dans notre Renault 6 aucune appréhension. Il y a la place pour passer et pas de colonne de direction à contourner. L’absence de commandes au plancher rend l’intérieur très large et seul le moteur, légèrement reculé dans l’habitacle, créée une séparation. La température est clémente et la voiture démarre sans que j’ai besoin de toucher au starter. Je boucle ma ceinture, puisqu’elle en est dotée, et je passe la première. Pas de remarque sur le maniement du levier de vitesse ?
Alors ok, si vous n’avez jamais conduit de Renault avec vitesses au tableau de bord vous allez peut-être chercher. Mais comme je faisais partie de ces “terroristes” qui vont exploser des 4L dans le désert marocain*, j’ai déjà quelques milliers de bornes d’expérience avec ce levier. Je pousse et première. Le point de patinage est on ne peut plus normal et c’est parti. La douce mélodie du cléon monte dans l’habitacle à mesure qu’on prend de la vitesse. Ce n’est pas tapageur, il y a quand même un peu d’isolant et on peut discuter sans soucis. Heureusement parce qu’en plus on a ouvert les fenêtre pour profiter du bon air aubois et de ce parfum de blé fraîchement moissonné. Voilà une belle montée qui se profile.
La 3e grimpe facile. Je met donc la 4e. Et bien ça monte toujours. Le cléon est suffisamment souple pour l’accepter et cette montée ne se transforme pas en chemin de croix. Même pas besoin de retomber la 3 pour relancer en sortie de virage.
Au moment de m’asseoir dans notre Renault 6 aucune appréhension. Il y a la place pour passer et pas de colonne de direction à contourner. L’absence de commandes au plancher rend l’intérieur très large et seul le moteur, légèrement reculé dans l’habitacle, créée une séparation. La température est clémente et la voiture démarre sans que j’ai besoin de toucher au starter. Je boucle ma ceinture, puisqu’elle en est dotée, et je passe la première. Pas de remarque sur le maniement du levier de vitesse ?
Alors ok, si vous n’avez jamais conduit de Renault avec vitesses au tableau de bord vous allez peut-être chercher. Mais comme je faisais partie de ces “terroristes” qui vont exploser des 4L dans le désert marocain*, j’ai déjà quelques milliers de bornes d’expérience avec ce levier. Je pousse et première. Le point de patinage est on ne peut plus normal et c’est parti. La douce mélodie du cléon monte dans l’habitacle à mesure qu’on prend de la vitesse. Ce n’est pas tapageur, il y a quand même un peu d’isolant et on peut discuter sans soucis. Heureusement parce qu’en plus on a ouvert les fenêtre pour profiter du bon air aubois et de ce parfum de blé fraîchement moissonné. Voilà une belle montée qui se profile.
La 3e grimpe facile. Je met donc la 4e. Et bien ça monte toujours. Le cléon est suffisamment souple pour l’accepter et cette montée ne se transforme pas en chemin de croix. Même pas besoin de retomber la 3 pour relancer en sortie de virage.
Ça grimpe.
Ça grimpe.
Passe partout !
Hausser le rythme ne sert à rien dans une Renault 6. Si j’avais voulu essayer une sportive je ne serais pas venu voir cette auto-là. Allez, je vais quand même pousser un peu. Le comportement est sain, on peut rouler relativement vite, elle freine. On peut attaquer un virage un peu fort, elle tourne.
La Renault 6 se montre d’une facilité déconcertante pour celui qui veut rouler aux 80 km/h réglementaires le plus souvent possible. Attention cependant aux enchaînements de virage. Le premier ça passe, le second moins. La R6 élargit quand même pas mal la trajectoire, prend du roulis et il faudra vraiment freiner pour ne pas rater le virage suivant. La vélocité se heurtera alors au maniement du levier de vitesse. Ce n’est pas un problème de prise en main, mais juste de conception qui le rend intrinsèquement plus lent à manier qu’un levier au plancher “classique”.
Et la vie à bord alors ? J’ai vu bien pire. Il faut vraiment approcher les 100 km/h pour qu’on ait besoin de fermer un peu les fenêtres pour protéger son audition. Sinon le bruit est tout à fait correct. Les sièges sont confortables et l’amortissement qui peut être pointé du doigt au moment de faire virevolter la Renault 6 se montre suffisamment prévenant pour que ces put***s de ralentisseurs qui fleurissent plus vite que les coquelicots ne soient pas aussi des tasses-vertèbres. Conclusion : La Renault 6 est une voiture qui sait s’apprécier tant on ne la prend pas pour ce qu’elle n’est pas. Du coup elle n’est pas : une sportive une petite Renault 16 Et oui, définitivement la Renault 6 est une grosse Renault 4.
Et encore, l’habitabilité n’est pas si différente, les performances routières non plus. Par contre elle offrait à partir de 1971 “l’agrément” du Cléon quand la 4 a dû attendre 1978 pour y avoir droit. Une bonne idée pour changer de la 4L et pour… tous les usages. La R6 saura être un daily tout à fait convenable, comme une parfaite ancienne pour aller sur les rassos. En bref : une voiture à ne pas oublier si facilement. Rouler en Renault 6 La production de la R6 a été bien moindre que la 4L. 1.7 million d’exemplaires contre plus de 8 millions !
La Renault 6 se montre d’une facilité déconcertante pour celui qui veut rouler aux 80 km/h réglementaires le plus souvent possible. Attention cependant aux enchaînements de virage. Le premier ça passe, le second moins. La R6 élargit quand même pas mal la trajectoire, prend du roulis et il faudra vraiment freiner pour ne pas rater le virage suivant. La vélocité se heurtera alors au maniement du levier de vitesse. Ce n’est pas un problème de prise en main, mais juste de conception qui le rend intrinsèquement plus lent à manier qu’un levier au plancher “classique”.
Et la vie à bord alors ? J’ai vu bien pire. Il faut vraiment approcher les 100 km/h pour qu’on ait besoin de fermer un peu les fenêtres pour protéger son audition. Sinon le bruit est tout à fait correct. Les sièges sont confortables et l’amortissement qui peut être pointé du doigt au moment de faire virevolter la Renault 6 se montre suffisamment prévenant pour que ces put***s de ralentisseurs qui fleurissent plus vite que les coquelicots ne soient pas aussi des tasses-vertèbres. Conclusion : La Renault 6 est une voiture qui sait s’apprécier tant on ne la prend pas pour ce qu’elle n’est pas. Du coup elle n’est pas : une sportive une petite Renault 16 Et oui, définitivement la Renault 6 est une grosse Renault 4.
Et encore, l’habitabilité n’est pas si différente, les performances routières non plus. Par contre elle offrait à partir de 1971 “l’agrément” du Cléon quand la 4 a dû attendre 1978 pour y avoir droit. Une bonne idée pour changer de la 4L et pour… tous les usages. La R6 saura être un daily tout à fait convenable, comme une parfaite ancienne pour aller sur les rassos. En bref : une voiture à ne pas oublier si facilement. Rouler en Renault 6 La production de la R6 a été bien moindre que la 4L. 1.7 million d’exemplaires contre plus de 8 millions !
Quand même ! Du coup les annonces pour les Renault 6 ne sont pas légion.
Attention, ce n’est pas non plus une rareté, mais pour en voir une passer en bon état vous demandera d’être attentif. Le problème vient ici du fait qu’il ne faut pas vouloir répercuter l’investissement fait en pièces et main d’oeuvre éventuelle (même si on peut presque tout faire tout seul) dans le prix de l’auto. Parce que “de base” une Renault 6 se négocie… aux alentours des 2500 €. La version TL et son Cléon est légèrement plus cher que la version Billancourt, mais la différence de performance est réelle. Avant l’achat on vérifiera les planchers qui ont tendance à se trouer ainsi que les longerons, véritables nids à rouille…
Côté entretien : c’est une 4L. Donc presque toutes les pièces se retrouvent en refabrication. Il faut parfois attendre un peu mais les éléments techniques ne sont pas un souci. Les pièces d’intérieur et de carrosserie seront plus problématiques en raison notamment du manque d’amour pour cette auto.
Source : Benjamin-newsdanciennes.com/Ina Officiel
Attention, ce n’est pas non plus une rareté, mais pour en voir une passer en bon état vous demandera d’être attentif. Le problème vient ici du fait qu’il ne faut pas vouloir répercuter l’investissement fait en pièces et main d’oeuvre éventuelle (même si on peut presque tout faire tout seul) dans le prix de l’auto. Parce que “de base” une Renault 6 se négocie… aux alentours des 2500 €. La version TL et son Cléon est légèrement plus cher que la version Billancourt, mais la différence de performance est réelle. Avant l’achat on vérifiera les planchers qui ont tendance à se trouer ainsi que les longerons, véritables nids à rouille…
Côté entretien : c’est une 4L. Donc presque toutes les pièces se retrouvent en refabrication. Il faut parfois attendre un peu mais les éléments techniques ne sont pas un souci. Les pièces d’intérieur et de carrosserie seront plus problématiques en raison notamment du manque d’amour pour cette auto.
Source : Benjamin-newsdanciennes.com/Ina Officiel
















