mercredi 2 septembre 2026

CLUB5A - REPORTAGE AUTO - Le plaisir de conduire ne serait pas directement lié à la vitesse

 

Une étude commanditée par la marque de lubrifiants Castrol met en exergue les facteurs amenant les conducteurs à connaître le frisson au volant. Passer la publicité Autant briser la glace tout de suite : tout le monde ne va pas être d’accord avec l’étude commanditée par la société de lubrifiants Castrol et portant sur les fondements scientifiques du «plaisir de conduite». Selon cette enquête, le frisson au volant ne serait pas une question de conduite, comme nous pourrions le croire, mais le résultat de l’association de trois facteurs : un état intense de stimulation mentale et physique, un degré élevé d’implication de l’esprit dans la tâche à accomplir et un équilibre en excitation et peur. 
Ainsi l’étude souligne l’importance relative de la vitesse dans l’atteinte du plaisir de conduite. Pour évaluer ces trois facteurs neurophysiologiques influençant les sensations ressenties par les conducteurs au volant, il a été demandé aux participants de porter des appareils de surveillance du cerveau, des yeux, du cœur et de la peau lors de cinq tests différents, au cours desquels ils conduisaient ou étaient passagers du véhicule. Ces évaluations ont été réalisées sur une piste fermée au Royaume-Uni. 
Chaque participant a été soumis à une batterie de test comprenant la conduite sur un parcours en tout-terrain au volant d’un Land Rover Defender, des tours d’une piste sinueuse au volant de karting, des tours de circuit au volant d’une McLaren Artura GT4 préparée pour la course puis au volant d’une barquette de course et enfin, des tours en passager à bord de la barquette de course pilotée par un professionnel. Pour chacun des tests, l’étude s’est appuyée sur l’électroencéphalographe qui évalue l’activité « thêta frontale-médiane » et la concentration, la fréquence cardiaque (équilibre stress/récupération), la réponse électrodermale, c’est-à-dire la conductance de la peau ainsi que le suivi oculaire, les mouvements et les clignements des yeux.
 L’étude montre que le plaisir de conduite évolue sur une ligne de crête. Il peut basculer du frisson à l’état de peur si l’un des trois facteurs dépasse le seuil jugé «tolérable» par le conducteur et ce seuil peut varier d’un conducteur à l’autre. En cas de peur, la fréquence cardiaque ainsi que le mouvement des yeux passent à un schéma moins cohérent et moins maîtrisé. 
L’étude suggère également que pour parvenir au fameux plaisir de conduire, il faut atteindre un sentiment d’immersion maîtrisée. À ce stade, il apparaît que si la vitesse fait partie des facteurs contribuant à intensifier les sensations, elle n’en est certainement pas l’élément déterminant. Il ressort que la pleine maîtrise du véhicule nécessitant une intense concentration amène au plaisir de conduire. Pour corroborer cette explication, l’étude soutient que les participants ont éprouvé de fortes sensations lors de la séance de karting alors que les vitesses atteintes ne sont pas particulièrement. 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...