vendredi 3 avril 2026

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Bugatti EB112, un projet de berline avorté estimé près de 2 millions d’euros...

 

Durant les années Artioli, la marque d’origine alsacienne a rêvé de revenir aux limousines avec l’EB112. L’un des prototypes est en vente à Monaco chez RM Sotheby’s. Passer la publicité L’occasion ne se présente pas tous les jours. Le catalogue de la vente RM Sotheby’s organisée à Monaco le 25 avril prochain comporte l’un des trois prototypes de la Bugatti EB112. Cette voiture illustre le souhait de Romano Artioli, qui avait relancé la marque alsacienne à fin des années 1980 - la berlinette EB110 a été présentée au public le 15 septembre 1991 à Paris, en présence d’Alain Delon, le parrain de la marque - de développer une véritable gamme de plusieurs modèles. S’inspirant du temps de la splendeur de marque dans les années 1920 et 1930, Romano Artioli souhaitait proposer des berlinettes de grand tourisme et des berlines de sport. 
À la suite de la supersportive EB110, l’EB112 s’inscrit dans la perspective de créer le segment des limousines raffinées équipées d’un moteur de voiture de sport. La tâche est confiée au designer italien Giorgetto Giugiaro et à son studio Ital Design. Il accouche d’une silhouette fastback dont les formes rondes et la nervure centrale traversant la voiture renvoient à la fameuse 57 SC Atlantic de la fin des années 1930. Ces formes passéistes dissimulent une technologie moderne pour l’époque. L’EB112 repose sur un châssis en fibre de carbone dérivé de celui de l’EB110. Contrairement à la berlinette, le V12 de 6 litres est ici monté à l’avant. Dépourvu de turbo, il annonce une puissance de 460 chevaux. Côté transmission, l’EB112 dispose d’une boîte manuelle à six rapports et transmet la puissance aux quatre roues via ses quatre roues motrices. Cette berline revendiquait des performances de GT : une vitesse de pointe de 300 km/h et un 0 à 100 km/h en 4,3 secondes. 
Artioli expliquait à l’époque que sa voiture «roulait comme un kart». Ce projet fut présenté à l’état de prototype au salon de Genève de 1993. Il devait être produit à l’usine Bugatti de Campogalliano, à la périphérie de Modène. Les difficultés financières du constructeur devaient en décider autrement. Alors que deux prototypes de préproduction étaient partiellement construits, la firme mettait la clé sous la porte en 1995. Les actifs de l’entreprise, y compris le stock de pièces détachées, devaient être repris par le Monégasque Gildo Pastor Pallanca. 
Ce passionné d’automobiles décidait de terminer les deux exemplaires de l’EB112 et d’en converser une. Jusqu’en 2015, il a conservé cette incroyable limousine de sport qui n’a quasiment jamais roulé puisque le compteur indique seulement 388 km. Son propriétaire actuel met en vente de ce joyau de l’histoire mouvementée de Bugatti. Elle est estimée entre 1,5 et 2 millions d’euros. Le prix de l’exclusivité. 
Source : lefigaro.fr - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...