jeudi 27 avril 2017

CLUB5A-REVUE DE PRESSE - Le Tour Auto Edition 2017, un musée roulant et vrombissant

De mardi 24 au samedi 29 avril, les routes de France seront le théâtre du Tour Auto, formidable spectacle qui cette année met en scène 243 voitures des années 50 à 70.

Partis ce matin de Paris, les 245 équipages de la 26e édition du Tour Auto mettent le cap à l'ouest. Pour de nombreux dévots de la voiture ancienne, le Tour Auto représente leur madeleine de Proust. Née en 1992, cette rétrospective de la classique routière française attire toujours autant de collectionneurs et de passionnés. Cette année, 245 capots se sont encore alignés dès dimanche après-midi sous la nef du Grand Palais, théâtre du Salon de l'auto jusqu'en 1961. 

Si le Tour Auto mobilise toujours autant de passionnés, c'est qu'il a su créer une parfaite alchimie entre nostalgie des grandes heures de l'automobile, désir de compétition et art de vivre français. 

L'un des principaux mérites de l'épreuve est de sortir des lieux communs et de sillonner la France oubliée, celle des routes départementales et des villages. 
Au gré des 2500 kilomètres du périple passant par les villes étapes de Saint-Malo, Haute-Goulaine, Limoges, Toulouse et Biarritz, les équipages vont ainsi (re)découvrir quelques-uns des joyaux du patrimoine hexagonal tels que les abbayes de Celles-sur-Belle (Deux-Sèvres) et de Loc-Dieu (Aveyron), s'embaumer aux embruns marins de Saint-Malo. 

Entre le château de Neuville (Yvelines) qui a vu s'élancer les concurrents ce matin et la côte Basque, terme du Tour samedi 29 avril, les occasions de s'ébaudir devant la variété de la campagne française ne manqueront pas. 
Voir passer dans un concert de décibels les 245 engagés, sur fond de paysages de carte postale, réveillera à certains de nos aînés des souvenirs réjouissants. 
La sélection est une parfaite photographie de l'âge d'or du Tour, entre 1951 et 1984. BMW, partenaire de la manifestation, est représenté par des modèles phares de son histoire sportive dont la M1, premier véhicule à porter le label Motorsport. Ce coupé à moteur central arrière a été conçu en 1977 avant d'entrer en production en 1979. 
Incroyable caravane 
 Recordman des victoires au Tour, Ferrari, l'année de ses 70 ans d'existence, occupe les premiers rôles avec plusieurs dizaines de machines, dont la 250 GT Berlinetta victorieuse en 1960 avec l'équipage belge Mairesse-Berger. Porsche soutient la comparaison tant en quantité qu'en qualité. 
Mais, à l'applaudimètre, les marques françaises disparues pourraient rallier tous les suffrages. 

Au moment où Alpine s'apprête à renaître, les spectateurs massés tout au long du parcours pourront redécouvrir les CG, DB Spéciales, Gordini, Jide et Ligier qui ont écrit quelques-unes des plus belles pages du sport automobile. Depuis 1951, cinq victoires sont à mettre au crédit des constructeurs ou des artisans tricolores. 
Si l'épreuve, supportée depuis de nombreuses années par l'opticien Optic 2000, ne connaît pas la crise, on regrettera l'absence des monstres sacrés comme la Ferrari 250 GTO ou la Matra MS 650 victorieuses à plusieurs reprises du Tour. Leur cote élevée a sans doute dissuadé les propriétaires de ces machines de les risquer dans la circulation. 
Qu'ils aient choisi la catégorie «régularité» ou «compétition», où la performance pure prime, les participants auront quatre manches sur circuit - Bugatti au Mans, Val de Vienne, Albi et Pau Arnos - et onze épreuves spéciales sur des routes fermées pour se départager. 

Tout au long du parcours, la ferveur que provoque le passage de cette incroyable caravane est de nature à nous montrer que l'automobile n'a rien perdu de son pouvoir d'attraction et suscite toujours de grandes manifestations d'affection.
Source : lefigaro.fr/Sylvain Reisser-Photo françois bouchon-Vidéo : caradisiac.com - Merci DAVID SARDA pour le suivi de l'info...
Enregistrer un commentaire