mercredi 26 avril 2017

CLUB5A - LA SAGA DES MARQUES MOTOS - L'HISTOIRE DES MOTOS FOLLIS...

Le fabricant de bicyclettes italien devenu constructeur moto français 
 Marque française, Follis prend néanmoins ses origines en Italie. C’est en effet sur le sol italien qu’est fondée la société Follis aux environs de 1903. 

La firme conçoit alors des bicyclettes, un moyen de transport pratique et économique très en vogue à l’époque. Cependant, après la Première Guerre mondiale, face à la montée du pouvoir de Mussolini en Italie, la marque décide de migrer en France dès 1922. La production de bicyclettes reprend alors sur le territoire français. 

Mais après la Seconde Guerre mondiale, la marque envisage de se tourner vers la conception d’engins motorisés. Le fondateur tué dans un accident de moto Une première gamme de motocyclettes est mise au point avec des modèles fortement inspirés des machines italiennes de l’époque. En 1947, le fondateur, Joseph Follis, est victime d’un grave accident au guidon de l’une de ses motos et décède. 
C’est son fils, François Follis, qui reprend les rênes de la société et décide de bâtir une nouvelle usine pour répondre à la forte demande. 

Jusqu’en 1950 la production bat son plein allant jusqu’à sortir 1.000 machines par mois des sites de production. La gamme se veut hétéroclite avec des vélomoteurs et motocyclettes allant de 100 à 175cm3 ainsi qu’une culbutée de 250cm3. 
Côté motorisation Follis fait appel à de nombreux prestataires dont les plus illustres sont Gnome et Rhône, Sachs, Le Poulain ou encore Ydral. Le déclin et la disparition En 1954 éclate la Guerre d’Algérie qui mobilise de nombreux Français et prive Follis d’une partie de sa clientèle. 

Les ventes sont en chute libre et l’arrivée de plus en plus menaçante des machines japonaises, plus performantes et accessibles, n’aide pas la marque à se relever. Face à cette situation difficile, Follis choisit de mettre un terme à sa production de deux-roues motorisés mais poursuit sa production de bicyclettes de manière confidentielle. Dans les années 70, face à la démocratisation des voitures, le marché de la bicyclette n’est plus aussi flamboyant qu’autrefois. Pour survivre, Follis conçoit des vélos entrée de gamme et exporte sa production vers le marché américain et asiatique. 
Ceci n'empêchera pas l’usine de fermer définitivement ses portes à la fin des années 2000.


Source : lerepairedesmotards.com/Photos JP-FOLI / darroman thierry
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