mardi 21 février 2017

CLUB5A - REVUE DE PRESSE - Lamborghini PoloStorico : le passé recomposé

Comme nombre de constructeurs d'automobiles d'exception, Lamborghini s'est doté d'un département consacré à la restauration de ses anciens modèles. 
La voiture de collection a le vent en poupe. Il y a seulement une quinzaine d'années, elle n'intéressait que d'authentiques passionnés. 
Aujourd'hui, elle attire nombre de spéculateurs, dont les Français assujettis à l'ISF qui profitent de son statut d'œuvre d'art l'excluant du calcul. Résultat, les prix flambent. 
Certains modèles mythiques, comme la Porsche 911, ont vu leur cote s'envoler. 

Les constructeurs qui sont longtemps restés absents de ce juteux marché, s'y intéressent désormais de près. 
Une cote élevée permet en effet d'envisager un coût de restauration qui ne l'est pas moins. 
Ainsi, comme Aston Martin, Ferrari, Jaguar, Mercedes et Porsche, Lamborghini a créé, il y a deux ans, un département spécial, baptisé PoloStorico, consacré à la restauration, la gestion des archives, la certification et la fourniture de pièces détachées d'origine. 
Le stock de pièces détachées de cette division couvre plus de 70 % du parc de modèles historiques. Des pièces d'origine ou spécialement refabriquées selon les plans de l'époque. Après une Miura, une LM002 et une Countach, le PoloStorico a entrepris la restauration complète d'une 350 GT , premier modèle de la marque lancé en 1964, qu'il a récemment présenté au salon Rétromobile. 

La renaissance de cet exemplaire portant le numéro de châssis 0121, l'un des 15 premiers exemplaires produits par Automobili Lamborghini, aura nécessité 1150 heures de travail pour la carrosserie et de l'intérieur de la voiture, auxquelles se sont ajoutées 780 heures consacrées à la révision complète mécanique et électrique. 
L'ambition du Lamborghini PoloStorico est de maintenir autant que possible l'authenticité du modèle original: les interventions de restauration prévoient de n'utiliser que des pièces détachées d'origine ou, dans certains cas, spécialement refabriquées. Le processus de re-fabrication des pièces détachées est valorisé par la recherche des fournisseurs historiques et par l'utilisation des dessins techniques et des projets originaux. 

Pour la 350 GT exposée à Rétromobile, une attention particulière a été accordée à la reconstruction du circuit de refroidissement du V12, du circuit de freins et du circuit d'essence. L'intérieur en cuir noir a été remis à neuf en utilisant les processus classiques de l'époque, alors que le volant en bois et les pédales d'accélérateur, d'embrayage et de frein d'origine, ont été restaurés en préservant les petits signes d'usure dus au temps. 

La radio est, elle aussi, d'origine et parfaitement fonctionnelle, comme en 1964, lorsqu'elle fut remise à son premier propriétaire. La peinture a été réalisée en utilisant les mêmes techniques et la même formule pour le mélange nitro-acrylique d'origine, qui a contribué à donner à la voiture une élégance singulière faisant ressortir ses lignes. Les jantes d'origine ont été restaurées et authentifiées par le fournisseur de l'époque, Ruote Borrani di Milano, et, comme initialement, équipées de pneus Pirelli Cinturato 205 R15. 
Source : lefigaro.fr / Thierry Etienne / BFMTV-Encheres Publiques