jeudi 25 février 2016

CLUB5A - REPORTAGE AUTO - LES VOITURES AMÉRICAINES ANNÉES 1940-1950........ BELLE EPOQUE !!



La production de voitures avait cessé à la fin de 1942 aux États-Unis. L'effort de guerre nécessitait toutes les ressources de la Nation. C'est en 1946 que reprendra la fabrication des modèles d'avant-guerre afin de satisfaire la demande croissante de voitures neuves. 

Le temps que la machine se rode et en 1948, les carrosseries évoluent: la ligne "ponton" commence à s'imposer. Ce ne sera guère avant 1949 que les mécaniques changeront. Cadillac, toujours fidèle au V8, modernisera celui-ci en le dotant de soupapes en tête tout en proposant en option (depuis 1941) sa fameuse transmission automatique, maintenant nommée Hydra-Matic. 

Tout va s'accélérer dans les années 50. 
Les carrosseries évoluent de plus en plus et les changements sont souvent radicaux et surtout annuels, en particulier chez General Motors. 
Les divisions Chevrolet, Pontiac, Oldsmobile, Buick et Cadillac s'offriront donc de nouveaux "habits" tous les ans, ceci accompagné d'une course à la puissance, le moteur standard est un V8, et les dimensions de plus en plus imposantes.

 Aiguillonnés par GM, Chrysler et Ford n'en resteront pas là, ils en viendront bien vite aux V8 à soupapes en tête et aux boîtes automatiques, oubliant leurs moteurs à soupapes latérales, et Chrysler proposera même en 1951 son fameux Hemi qui évoluera jusqu'à la première vraie "muscle car" de série, la C-300 de 1955, fondatrice de la fameuse série des "Letter cars".......


Il n'en sera pas de même pour les autres constructeurs que ces "Trois Grands". Hudson, Frazer, Nash, Packard, Studebaker auront bien du mal à suivre le rythme imposé par ceux-ci et finiront après bien des tentatives d'union à sombrer les uns derrière les autres, et pour finir, formeront American Motors qui vivotera à l'ombre des trois géants. Monde injuste! En effet, les efforts de modernisation accomplis par Nash avec ses carrosseries autoporteuses, ne lui permettaient pas d'en modifier le dessin avec autant d'aisance que les bons vieux châssis séparés que l'on pouvait rhabiller à moindres frais. Si techniquement la structure des voitures reste très conventionnelle: châssis, différentiel rigide suspendu sur des ressorts à lames pour la plupart, freins à tambour, c'est plus dans le domaine des accessoires, utiles ou superflus, que l'industrie américaine se fera remarquer. 

Dans l'utile on notera la direction assistée, rendue obligatoire par le poids sans cesse plus élevé des créations de Detroit. Mais qui en 2009, même sur une petite voiture, se passerait de cet accessoire? On pourrait en dire tout autant des freins assistés, des vitres électriques, de la climatisation et d'autres "gadgets" déjà présents à cette époque. Cadillac fait partie des grands innovateurs dans ce domaine, en 1957, son Eldorado Brougham, hors de prix, est équipée déjà de ce qui paraît aujourd'hui seulement confortable. Sont automatiques: vitres, verrouillage central, antenne, ouverture du coffre, frein de stationnement, allumage des phares, sièges et leur mémoire, démarreur… 

À quoi s'ajoutent l'air climatisé, le régulateur de vitesse, les rétroviseurs polarisés, mais aussi une affriolante collection de "délicatesses": gobelets en argent magnétiques dans la boîte à gants, distributeurs de cigarettes et de papier mouchoirs, ensemble de rouge à lèvres, poudrier avec miroir, carnet de notes en cuir assorti avec miroir et peigne, et un flacon de parfum Arpège de Lanvin. Qui dit mieux? Oui, les freins sont toujours à tambours, mais la suspension est pneumatique, certes moins fiable qu'une DS, mais son onctueux V8 de 325 chevaux associé à une boîte automatique et un différentiel autobloquant en font tout de même une excellente grande routière bien adaptée à l'Amérique de ses années où le pétrole était plutôt bon marché! 

De toute façon, ce détail n'intéressait pas les 707 acheteurs de ces Cadillac en 57-58, payées 13,074 $ alors que la moins chère de leurs petites sœurs était vendue 4609 $! 
Source : classic cars of the 1940s-50s / 11094DEREK / Source texte : vea.qc.ca