lundi 12 octobre 2015

CLUB5A - SPORT MOTO - LES PILOTE DE LÉGENDE - CHRISTIAN BOURGEOIS ..


5 fois Champion de France Second derrière Agostini au GP de France en 1972 Christian Bourgeois est né le 26 août 1944 et débute la compétition moto au guidon d’une Itom 50cc. Pourtant, il faut attendre 1968 pour voir ce jeune pilote en herbe se lancer corps et âme dans une carrière de pilote professionnel. 

Une fois ses études et son service militaire accompli, il prend le départ du Championnat de France en 250 et 350cc et de plusieurs autres épreuves sur une Ducati. 
En 1969, il participe à son premier Bol d’Or et partage le guidon d’une Triumph Dresda 650 avec Georges Mallet. 
 Le premier Grand Prix En 1970, il acquiert une Yamaha 250cc avec laquelle il participe à son premier Grand Prix dans le cadre du championnat du monde de vitesse. Pour sa première apparition au mondial, Christian Bourgeois parvient à se hisser à la dixième place du Grand Prix de France tandis qu’il s’empare du titre national de Champion de France en 250cc. 
C’est également en 1970 que Christian Bourgeois part de nouveau à l’assaut du Bol d’Or au guidon de la Honda officielle en compagnie de Michel Besse mais les deux pilotes ne peuvent faire mieux que la 32ème place. Le Bol d'Or avec Tchernine et Japauto Au cours de la saison 1971, il peut compter sur l’aide de son mécanicien Christian Maingret. 
Ce dernier prépare des machines fiables et compétitives avec lesquelles Christian Bourgeois n’a aucun mal à s’imposer en championnat de France puisqu’il rafle deux nouveaux titres et parvient en outre à battre quelques-uns des records précédemment établis par Georges Monneret. 
 En revanche, au Bol d’Or 1971, Christian Bourgeois fait équipe avec Thierry Tchernine au guidon d’une Japauto 969. Mais les deux pilotes finissent non classés. Second derrière Ago

 En 1972, Christian Bourgeois est approché par l’équipe de Sonauto qui lui confie le guidon de plusieurs Yamaha. 
Il fait alors son retour dans le championnat du monde en s’engageant à la fois en catégorie 250, 350 et 500cc. 
Bien qu’il ne court que quelques Grand Prix, Christian Bourgeois parvient néanmoins à inscrire des points dans chaque catégorie et réussit même l’exploit de talonner le grand Giacomo Agostini au Grand Prix de France. 
Sur le circuit de Clermont-Ferrand, Bourgeois termine en effet sur une splendide seconde place juste derrière l’indétrônable Ago. 

 Suite à ce coup d’éclat, Christian Bourgeois décide de s’investir plus amplement dans le championnat du monde et s’aligne de nouveau en 250 et 500cc. Parallèlement, il court en Championnat de France où il se heurte à la concurrence acharnée de jeunes pilotes prometteurs répondant au nom de Michel Rougerie, Patrick Pons ou encore Christian Léon.

 Pourtant, Christian Bourgeois n’en démord pas et s’octroie un nouveau titre de Champion de France. Du côté du mondial, il réalise de belles performances dont une troisième place au Grand Prix 500cc de Hollande où il côtoie le pilote britannique Phil Read sur le podium. Performances et accident Pour la saison 1974, Christian Bourgeois cesse de courir en Championnat de France pour se consacrer exclusivement au championnat du monde et aux courses internationales. 

Au guidon de ses Yamaha, il participe aux mythiques 200 Miles de Daytona où il connait hélas quelques ennuis mécaniques. En Grand Prix, il signe quelques belles places avec notamment une troisième place au Grand Prix de France derrière l’inimitable Giacomo Agostini et Teuvo Lansivuori. 

A la quatrième place on retrouve Patrick Pons suivi de près par Michel Rougerie. Malheureusement, la saison est également marquée un terrible accident. 
A Imola, Christian Bourgeois percute un mur à pleine vitesse en raison d’une défaillance de ses freins. 
Gravement blessé il est écarté pendant un temps des circuits. La CBR et la reconversion chez Kawasaki En 1975, il se relève de ses blessures et prend le chemin de la catégorie 750cc. Bourgeois effectue une saison sans fausse note et se classe quatrième du Championnat d’Europe en fin d’année. 
 L’année qui suit, il s’oriente vers le milieu de l’endurance aux côtés de l’écurie Ducati. Pourtant, les résultats ne sont guère éclatants, la machine italienne s’avérant finalement peu fiable.

 En 1977, Christian Bourgeois décide de déserter les circuits pour se consacrer à d’autres projets. Il se lance notamment dans la conception d’une machine de course entièrement française baptisée CBR pour Christian Bourgeois Racing. Cette moto trois cylindres de 350cc court quelques courses mais un accident met fin prématurément à sa carrière sportive. Elle est néanmoins restaurée et participe à quelques Grand Prix sans toutefois rencontrer le succès attendu. 

Christian Bourgeois occupe par la suite divers postes dans le secteur moto avant de se retrouver à la tête de l’écurie officielle Kawasaki en Endurance en 1991, année où les machines japonaises remportent la victoire. 
 Toujours impliqué chez Kawasaki, Christian Bourgeois prend finalement la tête de Kawasaki Europe en 2002 où il s’occupe du Mondial Supersport ainsi que du Superbike.

Source : lerepairedesmotards.com / Source vidéo : journalducentre
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