dimanche 28 juin 2015

CLUB5A - LES COURSES DE VESPA EN ITALIE DANS LES ANNÉES 50...





Le parcours était celui d’une ancienne course cycliste qui avait passionné toute l’Italie du Sud mais n’avait pas été courue depuis la guerre. Piaggio décida de ressusciter cette compétition, cette fois en Vespa , réveillant du même coup les passions des Italiens du sud : une noble initiative sûrement bénéfique pour la diffusion de la Vespa dans ces régions, qui n’étaient pas encore aussi motorisées que celles du Nord. 

La course fut conçue comme une épreuve d’endurance, mais la vitesse moyenne fut fixée à 50 km/h, le maximum autorisé par les règlements internationaux, qui exigeait sur certaines parties du parcours des vitesses régulières de plus de 70 km/h. Ce qui n’était pas chose facile sur des routes le plus souvent défoncées et par les chaleurs africaines du mois de juillet. Ce parcours de plus de 1700 km se révéla un véritable « enfer du sud ». Ce rallye d’amateurs de tourisme sportif se transforma en une terrible bataille. C’est sans doute aussi pour cela que le public massé le long des routes encourageait si passionnément les coureurs du Tour des Trois Mers, une course dont on se souvient encore et que l’on évoque avec émotion. Un des coureurs les plus populaires était un certain Carneade, appartenant au Vespa Club d’une petit ville du centre de l’Italie, qui multipliait les exploits sur ce circuit particulièrement dur et pouvait être sûr que, avant de franchir la ligne d’arrivée, il lui faudrait se frayer un chemin entre deux haies serrées de spectateurs venus l’encourager tout au long du parcours, comme si c’était un des grands champions des Mille Miglia. Les deux manifestations connurent le même succès les années suivantes, attirant un nombre croissant de concurrents. Devant les centaines de demandes d’inscriptions, les Vespa Club durent alors organiser des épreuves de sélection au niveau local. Ces compétitions attirèrent des motocyclistes professionnels toujours nombreux, comme Vighi, Opessi, et Spadoni, des pilotes qui s’étaient formés sur les routes du Mille Miglia et du Tour d’Italie. 

Au début des années cinquante, la direction de Piaggio s’intéressa d’abord aux courses officielles de vitesse et d’endurance et, bientôt, concentra ses efforts sur la conquête de records, à travers lesquels elle voulait perpétuer la tradition d’excellence héritée de son passé aéronautique. Les premiers records que la Vespa inscrivit au livre d’Or que tenait la Fédération motocycliste internationale à son siège de Pall Mall Street, à Londres, furent ceux qu’elle atteignit à Monthléry en 1950. L’ingénieur Carlo Carbonero, qui, avec son collègue Vittorio Casini, était responsable du projet, raconte cette aventure avec nostalgie. Il rappelle qu’avec son « moto-scooter », Piaggio voulait établir des records qui témoigneraient des progrès techniques de la marque et viendraient renforcer ses succès commerciaux. Mais cette tentative rencontra beaucoup de difficultés de préparation dans une entreprise où toute l’activité des techniciens et des mécaniciens était concentrée sur la production d’engins de série et leur amélioration constante. 



Malgré cela une Vespa de course fut préparée pour les records de vitesse et testée en grand secret, par le bureau expérimental. Les études et les essais menés à Pontedera pour obtenir d’un moteur de 125cm3 de si grandes vitesses ne furent pas faciles et demandèrent beaucoup de temps, mais grâce à l’expérience accumulée au cours de ces années de courses d’endurance, sa Vespa pu être prête à temps, en février 1950. 

Source : enzosecondo / http://vespapassion.free.fr/