dimanche 5 octobre 2014

CLUB5A - INNOVATION CHEZ CITROËN DANS L'HYDRAULIQUE AVEC LA DS...C’ÉTAIT EN 1956..


Dans les années 1940, Citroën se lança dans des études grâce à ses ingénieurs. Les plans de la DS sont nés avant 1940. L'ingénieur Paul Magès mis en oeuvre la fameuse suspension hydraulique que l'on connait tant pendant la seconde guerre mondiale. En 1944 l'étude était bouclée mais de nombreuses améliorations étaient nécessaires avant son installation sur véhicule. Les essais de cette suspension débutent en 1954 sur la Traction 15-6H (3077 ex) mais seul l'essieu arrière en était équipé. Il fallait bien faire des essais avant l'introduction du système complet. Cette traction était tout bêtement la fameuse 15-6 normale équipée de la suspension hydropneumatique sur l'essieu arrière d'où le H de la Traction 15-6H.


Malheureusement ce fût un désastre, cette voiture équipée de l'essieu hydraulique ne s'est pas bien vendue. Imaginez vous lors de l'arrêt du moteur sentir l'arrière de la voiture s'affaisser en ne laissant que quelques cm entre chassis et route? Citroen l'a bien compris et sortira sa fameuse DS 19 au salon de l'auto de Paris en 1955. 

Cette DS 19 était un fleuron de technologie. Suspension hydraulique, 1 sphère par roue, direction assistée et frein indépendant sur les 4 roues,le 19 correspond à la cylindrée: 1900cm3 La série ID était une version appauvrit en hydraulique, juste la suspension était reprise sur ces modèles jusqu'en 1961. 1 33 755 ex en 20 ans de fabrication. La naissance du système tel que l'on connait est donc né en 1955. Pas de grande nouveauté avant 1966, date où Citroën emploie désormais le fameux LHM sur ses voitures à suspensions hydraulique. Reprise de la suspension sur la GS (+ de 2 500 000 ex) et la SM (12 920 ex) en 1970, légèrement améliorée sur la SM puis en 1975 sur la CX (1,2 million d'ex). 
1982 la BX (2 337 016 ex) prend le relais de la GS. 
1989 naissance de la XM (433 405 ex) avec évolution du système hydraulique appelé suspension hydractive. Cela se traduit par le rajout d'une sphère par essieu permettant, par appui sur un interrupteur normal ou sport, un meilleur contrôle de la prise de roulis lors des virages. 

1993 arrivée de la fameuse Xantia (1 216 734 ex) qui succède aux BX avec une nouvelle avancée technologique sur la suspension. L'hydractive II succède à l'hydractive I pour les véhicules équipés de cette option. Ce système équipe le haut de gamme. Cette technologie impose un calculateur puissant qui analyse différents paramètres; la vitesse du véhicule, l'angle de bracage du volant, de la pression sur la pédale de frein, de l'enfoncement de l'accélérateur, du détecteur d'ouverture du coffre (état de la route), des contacteurs d'ouverture de porte et un capteur de débattement de la caisse. Cela a pour effet de diminuer le roulis (en virage) et améliore la tenue de route. Ce système dispose d'une sphère et d'une électrovanne supplémentaire par essieu et permet grâce au calculateur de définir des états de souplesse et d'amortissement de la suspension différents. Selon les conditions de conduite, l'électronique embarquée fait donc varier la raideur et l'amortissement de la suspension.. 

 1994 la Xantia inaugure le SC-MAC, système permettant aux véhicules équipés de suspension hydraulique de garder leur niveau lors d'un arrêt prolongé. 
 1995 la Xantia (encore elle) inaugure le système SC-CAR, qui la fait connaitre dans le monde entier, c'est ainsi la 1ere voiture à virer complètement à plat (18 242 exemplaires). Ce système est couplé à l'hydractive II. Un vérin hydraulique est ajouté pour contrer le roulis sur le train avant et également un sur l'essieu arrière, ce qui fait de ce système une voiture avec une tenue de route exemplaire. Afin de vous faire comprendre ce système, ci-contre une petite vidéo vous expliquant le fonctionnement de l'Activa. 

2000 Avec la C5 (1 720 120 ex), arrivée de l'hydractive III, abandon du LHM au profil d'un liquide synthétique, disparition de la pompe haute pression entrainée par courroie, séparation du circuit suspensions, des freins et de la direction assistée pour cause de normes Européenne (merci l'Europe), abandon des correcteurs de hauteurs, désormais géré électroniquement, cela permet en fonction de la vitesse et de l'état de la route une adaptation de la hauteur de caisse automatique. Le système SC-CAR des Xantia est abandonné au profit de l'hydrative III. L'hydractive III+ fait l'hydractive III avec en plus le contrôle manuel de la hauteur du chassis par bouton électrique. 

2006 Citroën n'arrête pas, sur la C6 une évolution de la suspension vient encore de naitre, un système de calcul bien plus rapide et ce sur chaque roue du véhicule. La position de la voiture est ainsi analysée au 1/400ème de seconde et l'électronique fait évoluer la suspension et l'assiette en fonction de la route et de son état . Rajout d'une 4ième sphère par essieu afin d'obtenir une plus grande flexibilité en mode souple. 

2007-2008 Ce système est reprit sur la nouvelle série de C5 en hydractive III+ avec sur l'essieu arrière une 4ème sphère. 
2012 La série DS9 ne reprend pas la suspension hydraulique, peut être est-ce dû au marché Chinois? 
Nous pouvons encore rêver, sait-on jamais. 

Source : xantia-citroen.fr/Mikael Thelin/PLANETE